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vendredi 27 avril 2012

Le rituel de l’ombre, Eric Giacometti et Jacques Ravenne


● Titre d'origine : Le rituel de l'ombre
● Date de parution : 2005
● Nombre de pages : 375
● Édition de ton livre : Fleuve Noir
● Quatrième de couverture :
Rome, mai 2005. Une archiviste du Grand Orient est assassinée lors d'une soirée à l'ambassade de France, suivant un rituel qui évoque la mort d'Hiram, fondateur légendaire de la franc-maçonnerie. A Jérusalem, un archéologue en possession d'une énigmatique pierre gravée subit un sort similaire. Le commissaire Antoine Marcas, maître maçon, et son équipière, Jade Zewinski, qui abhorre les " frères ", se trouvent confrontés aux tueurs implacables d'une confrérie nazie occulte, la société Thulé, adversaire ancestrale de la maçonnerie. Soixante ans après la chute du III` Reich, les archives des francs-maçons, dérobées par les Allemands en 1940, continuent à faire couler le sang. Mais quel secret immémorial se dissimule entre leurs pages jaunies ? Un secret pour lequel on tue sans scrupules...


● Mon avis :

Ce premier tome des aventures d’Antoine Marcas nous propose de pénétrer dans le monde de la Franc-maçonnerie. Je dois avouer que c’est un univers qui m’intrigue et m’intéresse fortement. De plus, le genre littéraire, le thriller avec ce côté ésotérique que vient ajouter le mysticisme lié à cette « communauté » et à l’intrigue du livre. De plus, il s’inscrit dans l’histoire par le biais d’événements passés qui ont leur importance dans l’intrigue présente.
Pour rappel, l’un des deux auteurs, Jacques Ravenne, est un franc-maçon, d’où les nombreuses précisions et détails quant au fonctionnement de leur ordre. C’est d’ailleurs l’une des forces de ce roman, ce qui le rend le plus réaliste, c’est justement cette réalité dans le fonctionnement de la Franc-maçonnerie.
Tout d’abord, les auteurs nous plongent en pleine Seconde Guerre Mondiale et nous y découvrons un personnage qui va être important dans la suite du livre. Nous y voyons aussi la mise à mort de maçons selon un rituel semblable à la mort d’Hiram. Ce même rituel qui sera utilisé dans les assassinats qui se produisent dans le présent. Est-ce que ces morts sont liés ? Cela fait partie des énigmes auxquelles va être confronté le héros. Au-delà des morts, l’intrigue la plus importante concernera les documents d’archives sur lesquels travaillait la victime de Rome. Pour le contenu de ces documents, une course va s’engager entre les francs-maçons et la société Thulé. Quel en est le secret ? Le rituel de l’ombre.
Voici la trame de ce roman qui mêle astucieusement enquête policière et recherche mystique. Eric Giacometti met tout en œuvre avec Jacques Ravenne pour que l’on soit absorbé au cœur de ce récit et ils y arrivent de la plus belle des manières. J’ai été absolument emballé par cette quête de la vérité.
De plus, le personnage d’Antoine Marcas a tout de l’érudit en en restant pas moins un homme de terrain. Par ce côté-là, il me fait un peu pensé aux héros de films mêlant aventure et quête d’objets sacrés et ce sont des personnages que j’adore.
L’autre personnage principal, le premier rôle féminin dirons-nous pour rester dans l’univers du cinéma, Jade Zewinski, me fait un peu penser à une tête brulée, genre une petite « Rambo ». Elle est prête à foncer dans le tas pour venger la mort de son amie. Sa haine pour les francs-maçons rajoute également un côté conflictuel à ce duo.
A ce niveau-là donc, les auteurs nous ont gâtés. Car même du côté des ennemis, les personnalités sont fortes. Voyez Sol, avec son lourd passé, ou la tueuse Joana. Tous les ingrédients pour nous permettre d’imaginer ces personnages portés à l’écran sont là.
L’histoire n’a rien à envier non plus aux « Da Vinci Code » et autres thrillers dits ésotériques car l’intrigue est rondement menée et bien ficelée. Les rebondissements apportent leurs lots de réponses et de nouvelles questions. C’est un sprint que nous engageons vers le final tant il nous tarde de découvrir la vérité.  Et quel final, me direz-vous. L’ésotérisme atteint son paroxysme avec la découverte de ce Rituel de l’ombre et son utilisation. Le seul petit bémol de ce dénouement est la manière dont est traité le sort de Sol. Cela aurait mérité, je pense, quelque chose de bien plus fort encore.

Je recommande donc vivement ce roman à tous les fans de thrillers où se mêlent enquêtes et mysticisme. Et je dois dire que voir cette histoire adaptée à l’écran ne me déplairait aucunement.

mardi 24 avril 2012

La Perle d'Eternité et autres récits fantastiques, Céline Guillaume


● Titre d'origine : La perle d'éternité et autres récits fantastiques
● Date de parution : 2011
● Nombre de pages : 240
● Édition de ton livre : Lokomodo
● Quatrième de couverture :

Après le décès de son fiancé, Blandine s’est juré de continuer les recherches archéologiques qu’il menait sur le site d’Aube-Croix, une forteresse médiévale au passé troublant. Quand Charles Cornier, le propriétaire, l’accueille pour un stage d’été, la jeune femme est loin de se douter que d’étranges événements surviendront tout au long de son séjour. Et lorsqu’un beau matin elle se réveille avec, au doigt, une bague ancienne apparue de manière inexplicable, elle comprend que, pour elle, la quête de sa propre identité vient de commencer...

Céline GUILLAUME, auteur de nombreux ouvrages plusieurs fois primés, nous offre ici un roman envoûtant et poétique que couronne l’enchaînement concis de nouvelles flamboyantes où le lecteur voyagera parmi les fantômes, les flammes de l’Enfer et le surnaturel. Il remontera à ses côtés dans la lointaine époque du Moyen-Âge…

● Mon avis :

Cela faisait un long moment que j’avais repéré ce livre et je ne cherchais que l’occasion de me le procurer auprès de Céline Guillaume, ce qui fut chose faite au Printemps des Légendes. J’ai donc pu acquérir ce livre avec une très gentille dédicace de l’auteure.

La perle d’éternité et autres récits fantastiques regroupe la novella La perle d’éternité publiée originellement chez Nuit d’Avril ainsi que de nombreuses nouvelles dont celles précédemment publiées dans Le grimoire des ombres. Les deux derniers textes ont déjà fait l’objet de publication, notamment Ad Vitam Aeternam que j’avais déjà lu auparavant dans l’anthologie « Les sombres romantiques ».

Tout d’abord, abordons le récit qui occupe plus de la moitié de ce livre, soit La perle d’éternité. Une petite anecdote de l’auteure sur ce roman pour commencer, c’est Franck Guilbert des Editions Nuit d’Avril qui avait lancé le défi à Céline Guillaume d’écrire quelque chose qui était totalement inconnu pour elle. Ce fut une révélation. On ne le regrette pas, bien au contraire, car c’est une très belle réussite.
Dès le début, on se laisse emporter rapidement dans les pensées de Blandine. L’écriture à la première personne combinée au talent de Céline Guillaume nous glissent au cœur des sentiments de la jeune femme et nous ne pouvons que partager sa peine. Peine, car l’héroïne a perdu son fiancé, mort bien trop tôt alors qu’il voulait accomplir une mission dans les ruines d’un château, à Aube-Croix. Elle tente tant bien que mal de vivre avec sa douleur, et ce en réalisant peintures et esquisses.
Elle prend une décision qui va changer sa vie. Poursuivre les recherches de Julien. De cette décision, son destin va en être bouleversé.
La narration des péripéties de l’héroïne entrecoupée de ses rêves et des passages historiques nous plongent au cœur de l’histoire et renforcent encore la prise qu’a sur nous la plume de Céline Guillaume. Chaque événement qui nous est conté l’est pour une bonne raison, il n’y a rien en trop dans les mots qu’emploie l’auteure. Les pages défilent à la vitesse du vent emportant les feuilles en automne et le dénouement arrive comme une plume se posant sur l’eau, tout en douceur et majesté.
Si l’on devait résumer ce récit en une seule phrase, ce serait celle-ci :
"La perle d'éternité est un magnifique récit empli de rêve et de magie au style et au rythme chantant d'une poésie."

Suite à cette novella, les nouvelles provenant du Grimoire des Ombres viennent nous dévoiler une autre facette de l’écriture de Céline Guillaume, celle de la conteuse au coin du feu. Toutes ces courtes histoires mettent en scène des situations qui pourraient être des plus banales, mais le fantastique s’immisce dans chacune d’elles pour nous tenir en haleine et elles défilent devant nos yeux.
Chacun de ces courts récits nous dévoile que l’étrange, la magie et le surnaturel peuvent apparaître sous bien des formes. De toutes ces nouvelles qui composaient Le Grimoire des Ombres, certaines ont eu un impact beaucoup plus important sur moi, elles me submergeaient sous des émotions assez fortes.  Ce fut le cas pour Le coma des amazones, L’enfant de l’invisible et Mon soupirant défunt qui me renvoyaient à des moments de peines et de douleurs où j’aurais aimé pouvoir me retrouver à la place des personnages de ces nouvelles.
Au bout du chemin oublié et Théobald Mendola font appel aux rêves et désirs que je pouvais avoir en étant gamin.
Les flammes de l’Au-Delà, Un hôte diabolique m’ont fortement fait frissonner, car elles sont pour moi les plus dérangeantes.
L’oracle de la lune, Le talisman des fées, La châtelaine venue d’ailleurs et Sortilège sont des petites rêveries féériques.

Deux nouvelles viennent clôturer de fort belle manière ce livre, Tempus Fugit et Ad Vitam Aeternam qui, toutes deux, dégagent à mon sens une mélancolie des plus douces.

Le style de Céline Guillaume sublime ces récits et toute sa douceur est retranscrite dans ces mots qu’elle a couché sur papier afin de nous offrir un moment féérique que ce soit dans ces voyages au cœur du passé ou dans ces témoignages du présent. Au-delà de l’auteure se trouve une enchanteresse des mots.


dimanche 15 avril 2012

Au Fil des Livres [10]








Terminé :



Terminé il y a un moment déjà mais je n'avais pas posté dans cette rubrique depuis.


Terminé vendredi soir et ce fut une pure rêverie.

Lecture en cours :


J'avance tranquillement et j'ai dépassé les 200 pages ^^. L'intrigue est bien menée.



J'attaque ce livre dont j'ai entendu beaucoup de biens d'une grenouille de Cocyclics.


Ma prochaine lecture :


J'hésite entre ces différents livres.


Mes acquisitions :

Mes acquisitions depuis le dernier message de la rubrique étant très nombreuses, je ne vous met pas toutes les couvertures afin de ne pas surcharger la page.

De bonnes affaires à une bourse aux livres :
L'Épée de vérité, tome 01 : La première leçon du sorcier,  Terry Goodkind
L'Épée de vérité, tome 02 : La pierre des larmes,  Terry Goodkind
L'Épée de vérité, tome 03 : Le sang de la déchirure,  Terry Goodkind
L'Épée de vérité, tome 04 : Le Temple des Vents,  Terry Goodkind
L'Épée de vérité, tome 05 : L'Ame du Feu,  Terry Goodkind
L'Épée de vérité, tome 06 : La Foi des Réprouvés,  Terry Goodkind
L'Épée de vérité, tome 07 : Les Piliers de la Création,  Terry Goodkind
L'Épée de vérité, tome 08 : L'Empire des Vaincus,  Terry Goodkind
L'Opéra de sang, tome 1 : La Danse des Ombres, Tanith Lee
L'Opéra de sang, tome 2 : Le festin des ténèbres, Tanith Lee
Le silence des Agneaux, Thomas Harris
La trahison des dieux, Marion Zimmer Bradley
La princesse de la nuit, Marion Zimmer Bradley
Le Cycle d'Avalon, tome 1 : Les Dames du lac, Marion Zimmer Bradley
Le Cycle d'Avalon, tome 2 : Les Brumes d'Avalon, Marion Zimmer Bradley
Le Cycle d'Avalon, tome 3 : Le Secret d'Avalon, Marion Zimmer Bradley
Mes quelques acquisitions au Printemps des Légendes :
Les débris du Chaudron, Nathalie Dau
La perle d'éternité et autres récits fantastiques, Céline Guillaume
La litanie des Anges, Céline Guillaume
Masky, Viviane Etrivert
Les larmes rouges tome 1 : Réminiscences, Georgia Caldera

Une après-midi au Printemps des Légendes à Monthermé (08)


En ce samedi 14 avril, avec ma femme et mon petit mec, Alaric (notre fille est resté chez ses grands-parents car cela aurait été trop long pour elle), nous avons pris la direction de Monthermé. Pas de souci pour m'y rendre, je connais le chemin par coeur ^^.
Malheureusement, après une très belle matinée, l'après-midi a tourné à la pluie et nous n'avons pas pu profiter des animations en extérieur. Je me suis rattrapé en intérieur dans le salon du livre. J'ai pu rencontrer IRL des auteures avec lesquels je communique par le biais de facebook depuis un long moment. Le plaisir de cette rencontre est partagé par ces formidables personnes.
Ces rencontres furent tout simplement géniales car j'ai eu à faire à des personnes des plus agréables et pleines de gentillesse et de sympathie.
Je suis reparti avec de très jolies dédicaces et de nouveaux livres qui viennent rallonger ma PAL.

Dès mon arrivée, je n'ai pas eu à chercher bien loin pour trouver les auteurs que je venais voir, ils étaient dans la première allée juste à côté de l'entrée. J'ai donc sorti mon exemplaire collector de l'anthologie parue aux Editions du Riez, "Les sombres romantiques" que l'illustrateur Mathieu Coudray, ravi de voir un exemplaire de ce livre dont il est difficile d'en trouver un exemplaire, m'a dédicacé d'un très beau dessin à la hauteur des illustrations de ce livre.


Alors que Mathieu s'applique pour cette superbe dédicace, nous discutons avec Céline Guillaume, Nathalie Dau et Mathieu et nous tombons tous d'accord sur le fait qu'Alexis des Editions du Riez devrait faire un retirage de cette anthologie qui vaut grandement le détour.

Je sors également mon exemplaire du livre de Céline Guillaume, paru lui aussi aux Editions du Riez, "Le ballet des âmes" dans sa première édition que l'auteure me dédicace avec beaucoup de gentillesse. J'en profite pour me procurer deux autres de ses livres qu'elle me dédie : "La perle d'éternité" et "La litanie des anges".
Petit geste très attentionné que ces pétales glissé dans "Le ballet des âmes" ainsi qu'un marque page. Tout comme les jolis marque pages aux couleurs de "La perle d'éternité" et "La litanie des anges" glissés dans mes nouvelles acquisitions.

 





Pendant que Céline Guillaume me laisse de gentils petits mots dans mes exemplaires, Mathieu Coudray passe le relais à Nathalie Dau qui dédicace sa préface des Sombres Romantiques.



Céline Guillaume prend le relais et me laisse un petit mot pour sa nouvelle dans l'anthologie après avoir couru jusqu'au stand des Editions Lokomodo à la poursuite de la monnaie (petite monnaie que donne les Editions ^^).


Ensuite, après avoir hésité, je me décide et m'empresse de profiter des offres spéciales pour fêter les 5 ans des Editions Argemmios. Mes choix s'arrêtent sur "Les débris du chaudron" de Nathalie Dau qu'elle me dédicace



ainsi que "Masky" de Viviane Etrivert avec laquelle j'ai discuté pendant quelques minutes pour qu'elle puisse me découvrir et me dédier très personnellement son livre.



Après ces échanges des plus sympathiques, je libère l'accès aux stands des auteurs non sans avoir échangé quelques mots avec Georgia Caldera pour l'avertir que malheureusement, je n'avais toujours pas pu braquer de petite vieille (cf statut passé de Georgia dans lequel nous avions quelque peu déliré). Celle-ci doit s'absenter et donc ce n'est que partie remise, je retournerais squatter son stand après avoir fait un petit tour dans le reste du salon.

Je pars donc à la recherche du "Monsieur avec un grand chapeau" vers lequel m'ont orienté Mathieu Coudray et Céline Guillaume, Philippe Halvick, auteur d'une nouvelle dans "Les sombres romantique" ainsi que de 8 romans. Celui-ci appose un petit mot dans mon précieux exemplaire pendant que je regarde un peu les romans qu'il a publié.



Nous faisons ensuite le tour du salon avec ma femme et Alaric, que l'on aurait pu surnommer, le petit roi au bois dormant car il n'a pas daigné ouvrir l'oeil de toute l'après-midi. Nous repérons de jolies choses pour ma femme et ma fille Alanna. Choses que nous sommes retournés chercher après être retourné voir Georgia.
Après avoir fait quelques repérages et constater que Marie Pavlenko sera présente ce dimanche 15 avril au Printemps des Légendes sur le stand des Editions Scrinéo pour y décicacer "Le livre de Saskia" tomes 1 et 2, nous nous retournons vers le stand des Editions du Chat Noir. Georgia y est revenue et s'excuse en m'expliquant les raisons de son absence provisoire. J'acquière "Les larmes rouges" dans lequel elle me laisse un gentil petit mot.



Je l'embête quelque peu en lui demandant si elle veut bien se faire prendre en photo avec moi et après quelques péripéties pour passer sous la table afin de me rejoindre, ma femme nous prend en photo puis nous discutons pendant plusieurs minutes.



 Céline Guillaume accepte gentiment elle aussi de se prêter au jeu de la photo puis, Nathalie Dau étant en conversation avec d'autres lecteurs, je ne la dérange pas et l'on prend le chemin de la sortie. Une interrogation de courte durée concerne la météo et nous sommes vite fixés en croisant des personnes détrempées qui rejoignent la salle. Nous ne pourrons donc malheureusement pas profiter de l'exposition et des animations extérieures.

Quelques regrets malgré tout dont celui de n'avoir pu braquer de petite vieille pour me permettre d'acquérir d'autres livres qui me faisaient envie, notamment d'autres ouvrages des Editions du Chat Noir et de Cécile Guillot ou le nouveau roman d'Ambre Dubois (qui malheureusement n'était pas de la liste des auteurs présents).

Je vous montre en images les magnifiques couvertures des livres dont j'ai fait l'acquisition en cette très bonne après-midi.



Encore un grand merci à Céline Guillaume, Nathalie Dau, Georgia Caldera, Mathieu Coudray, Viviane Etrivert et Philippe Halvick.

samedi 14 avril 2012

Fedeylins, Tome 1 : Les rives du monde, Nadia Coste


● Titre d'origine : Fedeylins, Tome 1 - Les Rives du Monde
● Date de parution : 10 mars 2011
● Nombre de pages : 416
● Édition de ton livre : Gründ
● Quatrième de couverture :
Comme tous les fedeylins, petits êtres ailés vivant au bord d'une mare qui constitue leur monde, Cahyl éclot sur un nénuphar. Comme tous les fedeylins, il doit braver la noyade et de dangereux poissons avant d'atteindre le rivage. Comme tous les survivants de cette première épreuve, Cahyl se présente devant les Pères Fondateurs, avide de connaître la caste choisie pour lui et l'avenir tout tracé qui l'attend. Mais Cahyl est différent : il lui manque la marque qui le lierait à son destin. Son existence même fait trembler les bases de sa société et cela, tout le monde n'est pas prêt à l'accepter.


● Mon avis :

Intrigué par le quatrième de couverture et voulant découvrir ce livre publié par une permanente de Cocyclics, je m’étais empressé de l’acquérir peu de temps après sa sortie. Malheureusement, PAL à rallonge oblige, je ne l’avais pas encore lu. Dorénavant, c’est chose faite.

Le roman débute alors que le héros, Cahyl est dans sa bulle, à suivre les enseignements des Pères en attendant l’éclosion. Petite particularité du livre : chaque chapitre débute par un extrait de l’histoire des Fedeylins, ce qui nous permet d’en apprendre un peu plus sur ce peuple et nous dévoile peut-être des clés pour la suite de la saga. La narration est à la première personne et nous donne accès aux pensées et sentiments du héros. Cela renforce tout au long du livre la sensation de singularité du personnage grâce au don et à l’étrangeté dont il est affublé. Au fil des pages, nous partageons l’apprentissage du larveylin (enfant Fedeylin, similitude avec la larve de la libellule ?) ainsi que ces joies, ces peines et toutes ses expériences. L’utilisation de son don par des passages en italique où sont exprimées des émotions au début du roman, pourrait être déroutante mais il n’en fut rien. Au contraire, cela  aide notre compréhension de l’histoire et des craintes du jeune héros.

Nous découvrons rapidement que le monde des Fedeylins est de taille miniature et les lieux où se déroule le roman se résument à une mare et ces alentours. Ces créatures ont tout pour nous rappeler les fées  ainsi que les libellules. L’autre peuple d’importance dans ce livre, ce sont les Gorderives très semblables aux grenouilles, de par leur forme et leur manière de vivre. Ces rapprochements que l’on peut faire avec des créatures existantes apportent une touche enchanteresse à l’histoire.

Le style de l’auteure, tout au long des Rives du monde, a un côté féérique très agréable et sert à merveille l’histoire. Nadia a poussé son travail d’écriture ainsi que tout ce qui a été effectué en amont afin de rendre son univers le plus crédible et magique possible. Elle n’a pas hésité à jouer sur les mots en en inventant pour notre plus grande joie.

Nous nous retrouvons dans un conte un peu comme ceux qui ont bercé notre jeunesse, avec les films de Disney, c’est-à-dire une histoire très rafraîchissante qui fait ressurgir notre âme d’enfant dès les premières pages. Car c’est bien ce qu’il s’est passé pour ma part, je me suis laissé emporter par la magie de cette œuvre, par ce personnage de Cahyl dont on ressent et partage le mal-être, le sentiment de ne pas être à sa place, son envie de comprendre et de trouver sa place. Ce premier tome nous permet de suivre sa jeunesse jusqu’à son passage à l’âge adulte, le Mudeylin (qui n’est pas sans rappeler la nature avec la mue de la libellule). On y retrouve des similitudes avec nos enfances, des situations que l’on a vécues ou que l’on aurait pu vivre.

Au final, nous tournons les pages sans nous en rendre compte, pris dans une histoire merveilleuse et nous regrettons de refermer ce livre. Un sentiment de tristesse mêlé d’impatience nous gagne et l’envie de découvrir la suite des aventures de Cahyl s’accroche au plus profond de notre cœur.

A tous, enfants ou adulte, je vous recommande cette petite rêverie éveillée que représente Fedeylins tome 1 : Les rives du monde et vous n’en ressortirez que plus rajeuni.