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jeudi 31 mai 2012

Contes Myalgiques 1 : Les Terres qui rêvent, Nathalie Dau


● Titre d'origine : Contes Myalgiques 1 : Les Terres qui rêvent
● Date de parution : 15 juin 2007
● Nombre de pages : 161
● Édition de ton livre : Griffe d'Encre
● Quatrième de couverture :

Il était une fois... des récits fantastiques qui empruntaient au patrimoine folklorique mondial et à la mythologie incisive de leur conteuse. Comme ils aimaient les belles histoires, ils se marièrent et enfantèrent un beau recueil.
Laissez-les vous convier à un voyage entre ombre et lumière, où le merveilleux se mêle à l’affliction, où les épreuves forgent des âmes de miel comme de fiel.
Qu ils soient issus de légendes indiennes, sibériennes, celtiques ou provençales, ces contes vous enchanteront et vous terrifieront, vous apaiseront et vous lancineront.
N espérez pas sortir indemne d’une plongée dans l’imaginaire de Nathalie Dau : ses créatures féeriques ne vous veulent pas que du bien.

● Mon avis :

Ce recueil acquis auprès de Nathalie lors des Anthinoises a une saveur toute particulière pour moi. De par la dédicace on ne peut plus personnalisée qui orne la première page et l’atmosphère qui se dégage de chacune des nouvelles ainsi que du poème.
Les 10 récits et la poésie qui le composent s’imprègnent harmonieusement du folklore et des mythologies du monde sous la plume de l’auteure.
Ces Contes Myalgiques ont tout pour nous entraîner dans le monde onirique de Nathalie Dau. Mais bien sûr, tous ces rêves ne sont pas placés sous le signe de la joie. Ils se teintent de mélancolie, d’amour, de passion, de haine. On est pris dans la tourmente et dans la valse des sentiments qui nous traversent à chaque page que l’on tourne.
Cette ronde commence avec la nouvelle « La femme, la sorcière et l’amour » qui nous plonge dans le folklore indien. On y découvre que l’amour peut soulever des montagnes et traverser les années, que l’on peut être prêt à bien des sacrifices pour retrouver la personne que l’on aime.
Ensuite, « Bonne année ! » nous entraîne auprès d’un enfant, l’Élu et une tradition de passage de pouvoir et de sacrifice pour le bénéfice de tous. Le sentiment qui s’en dégage est diffus, l’espoir d’une vie meilleure pour le jeune héros, mais aussi l’appréhension puis la tristesse.
« Aenor » nous plonge dans le folklore breton. Ce conte nous présente une histoire d’amour entre Aenor, une fée qui ne peut quitter le lieu qu’elle protège et un roi qui en tombe amoureux. De cet amour va débuter une belle romance vite troublée et qui conduira à la haine. C’est ainsi qu’une fois encore les émotions se succèdent au cours de la lecture.
Un poème, « Chicanerie », succède à ce conte et dans un rythme très chantant et empli de magie nous laisse songeur.
« Le violon de la fée » nous plonge de nouveau dans le monde cruel des hommes, où la magie des fées va encore être à l’œuvre. Peine, espoir, joie sont au rendez-vous de ce texte.
Puis « Le siestophage » nous transporte auprès d’enfant dans une ville où s’affrontent des créatures magiques. Cette nouvelle est très révélatrice de l’humain dans sa globalité je trouve.
« Faux pas » vient parler à mon côté Fantasy car c’est une histoire de Troll avec une finalité des plus inattendues. Haine, amour, désillusion, joie et fierté s’y mêlent.
L’histoire suivante, « Lucine » a quant à elle une saveur bien différente, d’une histoire qui nous semble légère, qui débute dans la débauche, va rapidement virer au drame. Frivolité, dégout, peur, luxure et haine s’y retrouvent.
« Désespérée » se révèle dès le début plus grave que les précédentes. On y découvre une représentation de la mort et certains passages ont de quoi nous hérisser le poil.
« Demain les trottoirs » sort de la ligne directrice des précédentes et prend place dans un monde plus proche du nôtre. Un jeune garçon livré à lui-même dans la rue. Jusqu’à une nuit de Noël. Ensuite, tout sera moins gris pour lui. Du moins en apparence. Pitié, espoir, joie, colère, délivrance.
La dernière nouvelle, « Vale Frater », sort tout droit des plaines de Sibérie avec le mythe de la femme soleil et de l’homme lune. L’art et la manière de clôturer ce recueil de manière magistrale. Une histoire où la magie prend une part très importante. Nos sentiments, dictés par le point de vue, se révèlent trompeurs. Peur et haine alors que nous devrions nous sentir honorés et heureux.

L’auteure fait preuve, tout au long de ces textes, d’une grande maitrise dans l’art de nous faire vivre ces contes. La qualité et le style sont de très grande volée et servent avec force la magie de ces nouvelles et de cette poésie.

L’univers dans lequel nous entraîne Nathalie au cours de ces contes est un monde qui m’appelle de tout mon être, car il est fait d’émotions, de sentiments, d’onirisme et de magie et je vous invite à pénétrer au cœur de ce rêve éveillé.


3 commentaires:

  1. J'aime beaucoup les recueils de nouvelles. Je ne pense pas l'acheter mais si je le trouve, pourquoi pas ?

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  2. Il m'a l'air très beau ce recueil et vraiment riche, de quoi y trouver son compte même si on n'apprécie pas tous les contes ;).

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