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mercredi 25 juillet 2012

Le jeu de l'ombre, Sire Cédric


● Titre d'origine : Le jeu de l'ombre
● Date de parution : 2011
● Nombre de pages : 476
● Édition de ton livre : Le Pré aux Clercs
● Quatrième de couverture :
Mais que pouvait bien chercher Malko Swann cette nuit-là ? Une overdose d'adrénaline, la sensation ultime, le sentiment de liberté ?
Pourquoi roulait-il aussi vite en pleine nuit sur une route de campagne étroite et sinueuse jusqu'à faire une chute de trente mètres en bas du pont du Diable ?
Atteint d'un traumatisme inexplicable, le musicien est désormais incapable d'entendre la musique. Mais il ne s'agit que du début de sa déchéance. Dans l'ombre, quelqu'un l'observe... quelqu'un qui veut jouer avec lui. Un jeu au goût de sang... Il s'engage alors dans un combat désespéré.


● Mon avis :

Voici une nouvelle lecture d’achevée d’un des livres de Sire Cédric. La dédicace de l’auteur nous annonçait une promenade sanglante le long du canal du midi. C’était vraiment un très bon résumé du livre. Lors de ma précédente lecture d’un de ces romans, en l’occurrence « De fièvre et de sang », je terminais mon avis en certifiant que Sire Cédric avait trouvé le genre littéraire qui lui seyait à merveille. Ce n’est pas « Le jeu de l’ombre » qui affirmera le contraire.
Dès le prologue, l’auteur nous plonge dans les pensées de Malko Swann, le personnage central de l’histoire. On découvre la raison de son succès musical et les travers qui sont les siens. On subit avec lui le terrible accident dont nous faisait part le quatrième de couverture.
On le découvre ensuite sur un lit d’hôpital, son ami d’enfance à ses côtés. Il est un miraculé. La plus importante séquelle consiste en le fait qu’il n’entend plus la musique, ce qui est terrible pour lui.
Après cette présentation de ce personnage et de son accident, Sire Cédric nous amène trois mois plus tard. Malko Swann semble déprimer de ne plus entendre la moindre mélodie. Il le vit très mal et vit reclus chez lui. Les médecins essayent de lui venir en aide en vain.
Ailleurs, sur les rives du Canal du midi, le cadavre d’une femme est retrouvé. C’est dans ces circonstances que l’on retrouve Alexandre Vauvert, personnage récurrent depuis « L’enfant des Cimetières » et que j’aime beaucoup. C’est un réel plaisir de vivre une nouvelle enquête à ses côtés. C’est un flic comme je les aime, droit et juste, idéaliste, une vraie réussite.
L’intrigue est multiple. D’un côté, les cadavres se succèdent et l’enquête tourne un peu en rond. De l’autre, qu’est-il arrivé à Malko Swann ? Qui lui en veut à ce point ? Sire Cédric jongle avec les points de vue pour nous faire suivre les intrigues. Vauvert mettra-t-il la main sur le coupable de ces horribles crimes. Swann retrouvera-t-il son « oreille musicale » et découvrira-t-il qui lui fait vivre un tel enfer.
Au fil des pages que l’on tourne hâtivement, les indices sont disséminés sans qu’on y prête vraiment attention tant ils nous paraissent banals. C’est la grande force de ce livre, jamais l’identité du coupable nous sautera aux yeux jusqu’à ce que la vérité nous soit révélé. Toutes les choses qui nous semblaient jusqu’alors anodines prennent là un tout autre sens.  
Nous avons à faire à un véritable chef d’œuvre et l’intrigue est telle que l’on ne voit absolument rien venir.  Du bout de sa plume, il nous a menés de fil en aiguille là où bon lui semblait pour nous provoquer des insomnies. Voilà comment je décrirais ce que j’ai ressenti alors que le dénouement nous prenait à la gorge : « Ho la vache ! ». Comment ai-je pu rester aveugle face aux indices disséminés ci et là de par le texte.
Son style nous subjugue toujours autant et avec ce roman, il n’a plus rien à envier des grands auteurs de Thrillers. Il fait maintenant parti des « Grands ».  Une comparaison m’est venue quant au personnage de Malko Swann : il me fait penser au personnage de Natalie Portman dans Black Swan. Y-a-t-il un rapport entre son nom justement et le black swan (cygne noir) du célèbre « Lac des Cygnes » de Tchaïkovski ? Quoi qu’il en soit, le fantastique est toujours bien présent dans l’univers de Sire Cédric et ce n’est pas « Le jeu de l’ombre » qui changera la donne.
Ouvrez ce livre et vous ne pourrez plus le refermer avant d’en avoir tourné la dernière page. Vous détenez un thriller des plus angoissants et peu m’ont autant fait frissonner que celui-ci où la folie et l’horreur vous guette au coin de chaque page.

4 commentaires:

  1. Aussi tentante ta chronique soit-elle, je n'arrive pas à me détacher de ma première impression sur cet auteur... Je crois que ma mère l'a aussi lu celui-ci, et elle n'avait pas aimé !

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    1. Et quelle est-elle ta première impression sur Sire Cédric ?

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  2. Un auteur que je vais mettre en tête de WL, je n'en entend que du bien depuis un moment déjà et ton avis ne fait que me conforter ^^ !

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  3. Comme Riv' j'en entends beaucoup de bien va falloir que je m'y mettes ;).

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