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mercredi 17 avril 2013

Le Lac Aux Iles Enchantées, William Morris


● Titre d'origine : The Water of the Wondrous Isles
● Date de parution : 2012 (première édition en 1897)
● Nombre de pages :463
● Édition de ton livre : Aux Forges de Vulcain
● Quatrième de couverture :

 Petite-Grive est une jeune femme dont la grande beauté inspire la vénération. Elle échappe à la sorcière qui l’a tenue prisonnière toute son enfance et sillonne le lac aux îles enchantées sur un bateau magique qui se nourrit de son sang. Sur chaque île, elle découvre divers aspects de l’existence et se trouve bientôt embarquée dans une quête où demoiselles et chevaliers, magiciens et sorcières se côtoient. Aidée par une fée protectrice, elle trouvera finalement l’amour, l’amitié et sa place dans le monde, au terme de ce touchant récit d’apprentissage et d’épanouissement féminin.





● Mon avis :








Pour cette lecture du roman Le lac aux îles enchantées, je tiens à remercier le forum des Accros et Mordus ainsi que les éditions Aux Forges de Vulcain, car c’est par le biais d’un partenariat que m’a été donnée la possibilité de découvrir William Morris, dont je n’avais jamais eu vent auparavant.
Ce livre a fait l’œuvre d’une première édition un an après le décès de son auteur. Et il a fallu attendre 2012, soit 115 ans, pour que ce titre fasse l’objet d’une réédition grâce au travail réalisé par Aux Forges de Vulcain, avec une traduction de Francis Guévremont.
Le lac aux îles enchantées est découpé en sept parties qui représentent chacune une période de la vie de Petite-Grive. Dans la première, nous découvrons son enlèvement et sa jeunesse passée en captivité aux côtés de sa geôlière. Ensuite la deuxième partie la voit explorer les îles enchantées. Des merveilles et des mystères l’y attendent, tout comme des rencontres.
Celles-ci, ainsi que les retrouvailles vont ponctuer l’aventure que nous conte William Morris. D’ailleurs, celles-ci vont marquer notre héroïne et seront à l’origine des tournants de sa vie.
La première et la plus marquante est sans aucun doute celle qu’elle fera avec sa protectrice. Un lien des plus particuliers se crée entre elles et aura un impact tout au long du roman.
D’autres suivront et l’entraîneront dans une quête au nom de l’amitié. Cette mission se révélera une initiation à la vie après n’avoir faire que survivre toute son enfance.
Nous la verrons ainsi s’épanouir et devenir une jeune femme d’une indéniable beauté et qui ravira bien des cœurs. D’une ingénue lors de ses premiers pas parmi les hommes, après avoir vécu si longtemps en isolement forcé auprès de la sorcière, elle deviendra une femme qui n’ignore rien de l’effet qu’elle produit sur le sexe opposé. Elle ressentira ces émotions qui font battre nos cœurs.
Dans un style très marqué par l’époque dont est originaire ce récit et avec un remarquable travail de traduction qui lui rend grâce, on découvre que Le lac aux îles enchantées contient bon nombres de bases d’un genre littéraire qui n’était que vacillant à l’époque. Mais pourtant, bien que ne manquant pas d’intérêt, cette histoire me fut, par moments, laborieuse à lire car j’avais le sentiment d’être noyé sous les tournures de phrases qui m’ont toujours fait détester les cours de littérature, alors que ce que je lisais me poussait à vouloir poursuivre.
Quelques lenteurs viennent parfois saccader le roman, mais ne sont pas à blâmer, car elles font partie intégrante de ce texte et, de manière générale, servent à nous dévoiler les émotions et sentiments qui habitent l’héroïne, elle qui ne connaît que bien peu de choses à tout cela.
Les parties s’enchaînent et nous ne pouvons qu’être subjugués par les changements qui s’opèrent chez Petite-Grive ainsi que dans sa vie. D’une jeune fille niaise, elle se transforme en femme fatale, sûre de ce qu’elle veut et d’un courage et d’une force de caractère à toute épreuve.
C’est pourquoi, lorsqu’arrive le final de ce récit, nous sommes à la merci de William Morris qui nous mène là où il le veut, vers un dénouement que certains espéreront et que d’autres n’auront peut-être pas pu prévoir. Mais, quel qu’il soit, le roman aura accompli de fort belle manière sa besogne qui est de nous transporter très loin pour notre divertissement et notre plaisir.

Je ne peux donc que fortement remercier Aux Forges de Vulcain et le forum des Accros & Mordus de m’avoir offert l’occasion de réaliser une découverte des plus intéressantes.





















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