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vendredi 31 mai 2013

Le pays creux, William Morris


● Titre d'origine : The hollow land
● Date de parution : 1 mars 2012
● Nombre de pages : 64
● Édition de ton livre : Aux Forges de Vulcain
● Quatrième de couverture :

Alors qu’il est jeune garçon, Florian de Liliis assiste à une cérémonie au cours de laquelle son frère Arnald, à la suite d’une maladresse, est humilité et frappé violemment par la future reine Swanhilda. Les deux frères jurent vengeance, mais ce n’est que seize ans plus tard qu’ils décident de prendre les armes pour réparer cet affront et ôter la couronne à cette reine, haïe de son peuple à cause de sa tyrannie et de sa perfidie. Débute alors une autre histoire de vengeance, celle d’Harald le Rouge, fils de Swanhilda. Lors du combat qui oppose les frères de la maison des Lys et Harald, Florian tombe dans un précipice qui le conduit au Pays Creux, lieu de passage entre la Terre et l’Au-delà. Guidé par Margaret, il débute sa quête de la rédemption.
Publié en 1856, ce texte est considéré comme le premier roman de Fantasy. Encore assez méconnu, il constitue pourtant un moment fondateur de ce genre fictionnel qui donnera naissance aux œuvres de Tolkien et de C.S. Lewis.


● Mon avis :

Avec Le pays creux, je poursuis ma découverte de l’œuvre de William Morris après avoir lu Le lac aux îles enchantées et Un rêve de John Ball, respectivement un roman et un essai. Ce très court récit, une cinquantaine de pages, nous plonge dans une histoire qui n’est pas moins un précurseur de la Fantasy car nous y trouvons tous les ingrédients de base de ce genre qui s’est largement répandu depuis.
Ici, William Morris nous emmène aux côtés de Florian de Liliis que nous découvrons alors qu’il n’est qu’un jeune garçon et que son frère se fait humilier par Swanhilda, la future reine. Puis, nous le retrouvons seize années plus tard lorsque son frère et lui prennent les armes en compagnie de chevaliers de leur maison des Lys pour obtenir leur vengeance. Mais cet acte de violence engendre plus de violence encore et les oblige à fuir. Et dans leur fuite, nous finirons par découvrir Le pays creux.
Dès les premières lignes, nous trouvons un texte empreint de poésie et nous sommes rapidement sous le charme. Le personnage principal, Florian de Liliis qui est également le narrateur, se révèle d’un caractère fort et déterminé, plein de courage fougueux dans ses idéaux.
Alors que l’histoire semble tout ce qu’il y a de plus rationnel, nous pénétrons dans Le pays creux et l’auteur nous plonge dans un onirisme plus prononcé. Plus les pages défilent, moins il nous est possible de déterminer si le rêve se poursuit ou si la réalité a refait surface pour notre héros.
Le final arrive comme la cerise sur le gâteau et nous happe pour nous laisser tout frissonnant de l’expérience que nous venons de vivre. Mais il ne s’agit pas du saisissement de la peur, mais de ce frisson que l’on éprouve lors d’une douce caresse dans les cheveux.
Et lorsque l’on referme ce livre, nous n’avons pas vu le temps passer tant il n’y a que d’infimes passages où l’on peut ressortir la tête de cette bulle littéraire et souffler. Ce récit a même un côté addictif et l’on aimerait qu’il dure plus longtemps encore tant il est beau de s’y perdre en contemplation.

Finalement, Le pays creux nous prouve qu’il n’y a nul besoin de plusieurs centaines de pages pour nous immerger dans une histoire féerique et nous offre un fascinant périple au fil de la plume de William Morris.






















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