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mardi 28 mai 2013

Un rêve de John Ball, William Morris


● Titre d'origine : A Dream of John Ball
● Date de parution : 2011 (première édition en 1892)
● Nombre de pages : 101
● Édition de ton livre : Aux Forges de Vulcain
● Quatrième de couverture :

Vers la fin du XIXe siècle, un conférencier socialiste s’endort. Divagant, promenant son esprit jusque dans la belle campagne anglaise du XIVe siècle, il rencontre quelques paysans, un ancien soldat, un prêtre rebelle. Ces hommes sont prêts à se battre ; mais, cette fois, ce ne sera pas pour leurs seigneurs, mais contre eux. John Ball, le curé qui sert de guide à ces rebelles, résume la pensée de tous en quelques mots : « Quand Adam bêchait et qu’Eve filait, où était alors le gentilhomme ? ». À leur manière, chacun de ces deux hommes se retrouve perdu dans un monde qui ne lui correspond pas. La discussion entre ces deux révoltés, portés par le même amour des hommes, se prolongera toute la nuit. Rêverie fantastique, nouvelle, traité philosophique, manifeste politique : Un rêve de John Ball, de l’écrivain, artiste, entrepreneur et militant William Morris (1834-1896) est tout cela à la fois. Il accompagne son lecteur dans un voyage onirique étonnant, mêlant aventures et réflexion, et qui s’achève sur un désir : celui de connaître « une lutte pleine d’espoir et une paix sans tâche, c’est-à-dire, en un mot, la vie ».





● Mon avis :




Voici avec ce court livre un nouveau voyage dans l’univers de William Morris grâce au travail des éditions Aux Forges de Vulcain et suite à une traduction de Marion Leclair. Pour ce récit, l’auteur nous propose un essai mettant en scène une figure de la révolte des paysans en Angleterre lors du XIVème siècle, John Ball.
La plongée dans l’Histoire se fait par le biais d’une promenade dans la campagne anglaise où les descriptions qui en sont faites lui rendent justice et nous en imprègne. Cette errance l’amène à rencontrer quelques paysans ainsi qu’un ancien soldat qui l’accueillent et lui offrent le couvert. Alors qu’il se trouve donc dans ce village, John Ball y arrive accompagné d’une troupe d’hommes avec pour but Londres.
William Morris nous raconte donc un événement de la vie de John Ball et notamment un de ses discours pour lesquels il était réputé. Suite à ce récit retraçant le passé, nous avons le droit à un tête-à-tête entre le prêtre anglais et l’auteur.
Au final, on peut considérer que cet essai se découpe en deux grandes parties. La première nous relatant un passage de la révolte des paysans et la deuxième se révèle un affrontement d’idées et d’idéaux où William Morris fait part de ce qu’il voit à son époque face à ce qu’il s’est passé à celle de John Ball.
Cette dernière partie se révèle la plus intéressante du livre car même si la partie historique sur le prêtre anglais n’en est pas moins digne d’intérêt, on peut apprendre tout ceci en fouinant sur la toile,  la discussion entre John Ball et l’auteur nous pousse à la réflexion. Et très vite, on comprend mieux pourquoi le synopsis nous relate que William Morris est un conférencier socialiste et un militant.
Néanmoins, on ne peut que réaliser les ressemblances flagrantes entre la situation contemporaine et celle de l’auteur aussi bien que le XIVème siècle. Y-aurait-il un cycle conduisant l’Homme à reproduire les mêmes actes même si des différences dans la forme peuvent se faire sentir ?

En ce qui concerne le style et l’écriture de William Morris, j’ai beaucoup plus apprécié que lors de ma première plongée dans son œuvre. La taille du récit y est peut-être pour quelque chose car il est vrai qu’il n’y a aucun temps mort dans ce livre et même les lourdeurs stylistiques qui m’avaient gêné se sont moins fait ressentir. Etant donné la chronologie de ses ouvrages, on peut se poser la question d’une maturité littéraire obtenue plus tardivement qu’avec Un rêve de John Ball mais également que la forme prise par ce texte ne lui permet pas autant de tournures de phrases que dans un récit imaginaire.
Quoi qu’il en soit, il y aurait fort à dire sur ce livre mais cela pourrait très bien faire l’objet d’un débat tant les idéaux semblent similaires malgré toutes les années qui nous séparent de la publication originale de ce récit.

Un rêve de John Ball ne manque donc pas d’attrait que ce soit pour le côté historique avec cette figure emblématique qu’est John Ball, pour la réflexion que nous pousse à avoir William Morris et pour la qualité du récit et la rapidité avec laquelle celui-ci peut se lire tant on est vite emporté dans ce voyage onirique dans le passé.





















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