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jeudi 26 septembre 2013

L'enfant du cimetière, Pierre Brulhet



● Titre d'origine : L'enfant du Cimetière
● Date de parution : 2010
● Nombre de pages : 148
● Édition de ton livre : Editions Juste pour lire
● Quatrième de couverture :

L’enfant Yoann est abandonné tout petit dans la crypte d’un cimetière. Là il est recueilli puis élevé par les esprits du lieu. C’est que le cimetière fonctionne comme un véritable village, à l’abri du regard des vivants, géré par ses deux maires débonnaires Von Barton et Cornwill. Maintenant âgé de 12 ans, Yoann est mûr pour expérimenter toutes les facettes de la vie : l’amitié, l’amour, l’adversité. Jusqu’au jour où les vivants ont décidé de détruire une partie du cimetière. La petite communauté des esprits est en danger. Yoann et la jolie Ora, celle qu’il aime, prennent la tête de la révolte.




● Mon avis :



Cela faisait des années que ce roman de Pierre Brulhet m’intriguait et ce fut donc avec joie que je l’ai reçu au mois d’août. Preuve en est également qu’il me tardait de le découvrir car il ne sera resté qu’un mois dans ma Pile à Lire.
Bien que répertorié en catégorie jeunesse, ce conte qu’est L’enfant du Cimetière aborde un thème qui est loin d’être anodin pour le public visé. L’histoire prend lieu dans un cimetière où Yoann est abandonné alors qu’il n’est qu’un bébé. Il est élevé par les esprits qui y résident et on le retrouve à l’âge de 12 ans. C’est un adolescent qui découvre toutes les facettes de la vie. Et on le suit dans sa vie quotidienne jusqu’à ce qu’apparaisse une menace. Il fera tout pour repousser le danger qui les guette avec l’aide d’Ora.
Ici, vous ne devez pas vous attendre à des intrigues retors comme on peut en voir dans les thrillers et autres livres pour adultes mais ce qui prime en ces pages, ce sont les émotions, les sentiments de notre héros et le courage dont il fait preuve face aux épreuves qu’il doit affronter. 
Le style de l’auteur s’adapte donc au public visé en s’épurant au maximum pour que la lecture en soit aisée. Ne cherchez donc pas de tournures de phrases digne des Poe, Balzac, Verne, Stoker et autres grands auteurs qui sont hors de portée de jeunes lecteurs.
Rien de plus facile pour apprécier L’enfant du Cimetière à sa juste valeur que de faire appel à son âme d’enfant et alors vous serez transporté dans un conte Tim Burtonien tel Les Noces Funèbres car c’est bien cet univers gothico-romantique pour jeunes qui y est dépeint avec justesse et beauté.

Osez donc ouvrir ce livre et ouvrez votre cœur, redevenez ce jeune enfant qui sommeille en vous rien que le temps de cette lecture, vous ne le regretterez aucunement.



jeudi 19 septembre 2013

La voie de la colère, Antoine Rouaud (A paraître)



● Titre d'origine : Le livre et l'épée tome 1 - La voie de la colère
● Date de parution : 31 octobre 2013 (A paraître)
● Nombre de pages : 475
● Édition de ton livre : Bragelonne
● Quatrième de couverture :

Le général Dun-Cadal fut le plus grand héros de l’Empire, mais il n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même, une lamentable épave au fin fond d’une taverne.
C’est là qu’une jeune historienne vient le trouver. Elle est à la recherche de l’Épée de l’Empereur, disparue dans le chaos des derniers jours de son règne, et que Dun-Cadal aurait cachée en un lieu secret.
Pour elle, le vieux guerrier va ressasser ses souvenirs de gloire et ses regrets amers, à commencer par sa rencontre avec ce garçon qui lui sauva la vie et fit sa fierté avant qu’ils ne basculent tous deux dans le drame et le tourbillon de l’Histoire.
C’est alors qu’un assassin sans visage se met à frapper au cœur de la République. Les fantômes du passé refont soudain surface, ravivant les anciennes rancœurs et la soif de vengeance d’un homme perdu sur la voie de la colère.



● Mon avis :



Cela fait un long moment maintenant que Bragelonne nous annonçait ce livre ainsi que le fait qu’il ferait l’objet d’une sortie mondiale. Avec tant de remue-ménage autour d’un roman et de son auteur, nous sommes en droit d’attendre une œuvre des plus abouties et qui va nous faire succomber sous les assauts de la plume d’Antoine Rouaud. 
Il est désormais temps de juger si tout le bien que l’éditeur dit sur La voie de la Colère est justifié. Si l’on se base sur les faits, le tome 1 de la saga Le livre et l’épée connait une sortie dans plusieurs pays simultanément, ce qui est assez rare pour le souligner. On ne peut donc pas nier qu’Antoine Rouaud a fait plus que retenir l’attention de tous ces éditeurs et qu’il doit bien y avoir une raison pour cela. 
Dans La voie de la colère, nous découvrons un homme qui passe ses journées à s’enivrer dans les tavernes d’une cité et qui raconte à qui veut l’entendre des histoires sur l’épée de l’Empereur et le lieu où elle serait cachée. C’est en ces lieux qu’une jeune historienne va le trouver, reconnaissant en lui le général Dun-Cadal au fil du récit qu’il lui fera. Il lui fera part de ses souvenirs de gloire et de ses regrets dont sa rencontre avec un jeune garçon qui lui sauva la vie et dont il fit son disciple. De la gloire à la déchéance au fil de l’Histoire de cet univers, nous découvrons quel guerrier il fut et le drame qui les toucha tous deux. Les fantômes du passé ressurgissent lorsque commence à frapper un assassin au cœur de la République.

Dès les premières pages, on ne peut qu’avouer que le style de l’auteur est parfaitement maitrisé et que nous ne pouvons qu’enchaîner les chapitres. Rapidement, nous nous trouvons face à Dun-Cadal pour lequel nous pouvons ressentir de la pitié, de la tristesse devant une telle déchéance qui contraste tant avec sa vie passée telle qu’il la narre et dont les souvenirs affluent par vagues.
L’alternance entre ce présent et son passé rend la lecture envoutante et l’on se prend très vite au jeu qui consiste à deviner les liens entre les deux périodes sans jamais pouvoir parvenir à en trouver les liaisons. Plus encore quand refont surface les fantômes du passé et que l’histoire semble s’accélérer. 
Les temps morts ne sont présents qu’avec parcimonie et ne desservent absolument pas le récit, ils sont des indices supplémentaires dans la compréhension des personnages.
La voie de la colère dont on distinguait les contours se précise dans la deuxième partie du livre et nous offre bien plus de clés et d’indices pour mieux nous immerger dans l’intrigue sans pour autant nous en gâcher la saveur faite de subtilité. Jusqu’au dénouement et au final du roman, jamais nous ne pourrons être en mesure de déterminer de quel manière cela va se terminer. Nos espoirs et nos craintes sont mises à l’épreuve par la plume de l’auteur qui nous tient en haleine jusqu’au point final de ce premier tome pour nous laisser pantelant comme si nous venions de mener un rude combat.

Antoine Rouaud se révèle au fil des pages un merveilleux conteur et n’a de cesse tout au long du récit de nous emporter dans son univers. On ne peut donc qu’avouer que toutes ses annonces ainsi que l’intérêt que lui porte Bragelonne sont amplement mérités et l’on ne peut que lui souhaiter le meilleur pour la suite que l’on espère aussi forte et prenante que ce premier tome.

« La voie de la colère ne mène qu’à l’abîme, car pour continuer à l’arpenter tu devras sans cesse la nourrir, toujours regarder derrière toi, toujours. » Cette citation résume à elle seule la force de cette œuvre car c’est bien une voie que l’on arpente au fil des pages, la voie du cœur car on ne peut rester insensible face à une telle réussite pour un premier roman. D’ailleurs, on ne peut en ressortir indemne, on s’en ressent changer, prêt à soulever des montagnes pour découvrir ce qu’il adviendra dans le prochain tome.