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jeudi 19 septembre 2013

La voie de la colère, Antoine Rouaud (A paraître)



● Titre d'origine : Le livre et l'épée tome 1 - La voie de la colère
● Date de parution : 31 octobre 2013 (A paraître)
● Nombre de pages : 475
● Édition de ton livre : Bragelonne
● Quatrième de couverture :

Le général Dun-Cadal fut le plus grand héros de l’Empire, mais il n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même, une lamentable épave au fin fond d’une taverne.
C’est là qu’une jeune historienne vient le trouver. Elle est à la recherche de l’Épée de l’Empereur, disparue dans le chaos des derniers jours de son règne, et que Dun-Cadal aurait cachée en un lieu secret.
Pour elle, le vieux guerrier va ressasser ses souvenirs de gloire et ses regrets amers, à commencer par sa rencontre avec ce garçon qui lui sauva la vie et fit sa fierté avant qu’ils ne basculent tous deux dans le drame et le tourbillon de l’Histoire.
C’est alors qu’un assassin sans visage se met à frapper au cœur de la République. Les fantômes du passé refont soudain surface, ravivant les anciennes rancœurs et la soif de vengeance d’un homme perdu sur la voie de la colère.



● Mon avis :



Cela fait un long moment maintenant que Bragelonne nous annonçait ce livre ainsi que le fait qu’il ferait l’objet d’une sortie mondiale. Avec tant de remue-ménage autour d’un roman et de son auteur, nous sommes en droit d’attendre une œuvre des plus abouties et qui va nous faire succomber sous les assauts de la plume d’Antoine Rouaud. 
Il est désormais temps de juger si tout le bien que l’éditeur dit sur La voie de la Colère est justifié. Si l’on se base sur les faits, le tome 1 de la saga Le livre et l’épée connait une sortie dans plusieurs pays simultanément, ce qui est assez rare pour le souligner. On ne peut donc pas nier qu’Antoine Rouaud a fait plus que retenir l’attention de tous ces éditeurs et qu’il doit bien y avoir une raison pour cela. 
Dans La voie de la colère, nous découvrons un homme qui passe ses journées à s’enivrer dans les tavernes d’une cité et qui raconte à qui veut l’entendre des histoires sur l’épée de l’Empereur et le lieu où elle serait cachée. C’est en ces lieux qu’une jeune historienne va le trouver, reconnaissant en lui le général Dun-Cadal au fil du récit qu’il lui fera. Il lui fera part de ses souvenirs de gloire et de ses regrets dont sa rencontre avec un jeune garçon qui lui sauva la vie et dont il fit son disciple. De la gloire à la déchéance au fil de l’Histoire de cet univers, nous découvrons quel guerrier il fut et le drame qui les toucha tous deux. Les fantômes du passé ressurgissent lorsque commence à frapper un assassin au cœur de la République.

Dès les premières pages, on ne peut qu’avouer que le style de l’auteur est parfaitement maitrisé et que nous ne pouvons qu’enchaîner les chapitres. Rapidement, nous nous trouvons face à Dun-Cadal pour lequel nous pouvons ressentir de la pitié, de la tristesse devant une telle déchéance qui contraste tant avec sa vie passée telle qu’il la narre et dont les souvenirs affluent par vagues.
L’alternance entre ce présent et son passé rend la lecture envoutante et l’on se prend très vite au jeu qui consiste à deviner les liens entre les deux périodes sans jamais pouvoir parvenir à en trouver les liaisons. Plus encore quand refont surface les fantômes du passé et que l’histoire semble s’accélérer. 
Les temps morts ne sont présents qu’avec parcimonie et ne desservent absolument pas le récit, ils sont des indices supplémentaires dans la compréhension des personnages.
La voie de la colère dont on distinguait les contours se précise dans la deuxième partie du livre et nous offre bien plus de clés et d’indices pour mieux nous immerger dans l’intrigue sans pour autant nous en gâcher la saveur faite de subtilité. Jusqu’au dénouement et au final du roman, jamais nous ne pourrons être en mesure de déterminer de quel manière cela va se terminer. Nos espoirs et nos craintes sont mises à l’épreuve par la plume de l’auteur qui nous tient en haleine jusqu’au point final de ce premier tome pour nous laisser pantelant comme si nous venions de mener un rude combat.

Antoine Rouaud se révèle au fil des pages un merveilleux conteur et n’a de cesse tout au long du récit de nous emporter dans son univers. On ne peut donc qu’avouer que toutes ses annonces ainsi que l’intérêt que lui porte Bragelonne sont amplement mérités et l’on ne peut que lui souhaiter le meilleur pour la suite que l’on espère aussi forte et prenante que ce premier tome.

« La voie de la colère ne mène qu’à l’abîme, car pour continuer à l’arpenter tu devras sans cesse la nourrir, toujours regarder derrière toi, toujours. » Cette citation résume à elle seule la force de cette œuvre car c’est bien une voie que l’on arpente au fil des pages, la voie du cœur car on ne peut rester insensible face à une telle réussite pour un premier roman. D’ailleurs, on ne peut en ressortir indemne, on s’en ressent changer, prêt à soulever des montagnes pour découvrir ce qu’il adviendra dans le prochain tome.




2 commentaires:

  1. Il m'attire beaucoup celui-là mais j'attendrais la sortie des tomes suivants avant de me lancer. Je risque d'attendre un bout de temps :p.

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    1. Tu attendras un moment oui ^^. En tout cas, j'espère que tu l'apprécieras autant que moi ^^.

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