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vendredi 13 décembre 2013

Chair à canon, Jean-Michel Calvez


● Titre d'origine : Chair à canon
● Date de parution : 13 nomvembre 2013
● Nombre de pages :43 (ebook)
● Édition de ton livre : Editions Lune Ecarlate (Semitam Tenebris / Fantastique Horreur)
● Quatrième de couverture :

Années 80, durant la première guerre d’Afghanistan. Dans les montagnes, une patrouille soviétique isolée fait la rencontre d’un couple de paysans afghans et s’invite à sa table, pour varier l’ordinaire  de leur char inconfortable. Le couple peu bavard  a-t-il autre chose à cacher que le ventre rebondi de la jeune femme enceinte ? L’alcool aidant, l’ambiance déjà tendue  va vite se détraquer jusqu’à un point de non-retour ; et ce qui aurait dû n’être qu’une banale recherche de renseignements auprès de la population locale va se transformer en une traque infernale dans la montagne.

Avec Chair à canon, Jean-Michel Calvez entre de plein fouet dans le registre des horreurs de la guerre, avec son cortège d’atrocités habituelles ou, pour une fois, assez inhabituelles.




● Mon avis :

Avec un tel titre et une telle couverture, on sait que l’on va avoir le droit à une plongée au cœur de l’horreur de la guerre. Mais, sommes-nous prêts à vivre ce que nous réserve Chair à canon ?
Nous découvrons une patrouille soviétique isolée qui, à la recherche d’un lieu où manger et dormir, découvre une ferme tenue par un couple de paysans afghans. Le couple s’avère peu loquace. La question est de savoir s’ils cachent autre chose que la grossesse de la jeune femme. L’alcool coule à flot et la situation va dégénérer.
D’une situation où l’on pressentait déjà à quelles horreurs pouvaient conduire des situations de guerre. Et ce qui nous attend s’avère bien au-delà de tout ce qu’on aurait pu imaginer. Et c’est le cœur au bord des lèvres que l’on poursuit la lecture tant Jean-Michel Calvez réussit à nous plonger dans ce cauchemar. C’est là un mot bien approprié pour décrire ce qu’il advient alors que le récit se poursuit. On en vient même à rapprocher Chair à canon de certaines histoires du grand Stephen King.
Quand le fantastique et l’horreur se mêlent à la réalité, les frissons et la peur s’insinuent en nous. On veut connaître le dénouement malgré tout cela, embrigadé par l’auteur dans cette abomination.
Le final arrive tel un coup de canon et nous explose en plein visage. Une sueur froide coule le long de notre colonne vertébrale. Le malaise perdure bien après la lecture tant les mots de Jean-Michel Calvez allié à l’atmosphère du récit restent présents dans notre esprit.

Âmes sensibles, veuillez-vous abstenir devant cette Chair à canon ! Ou bien au contraire, lisez cette histoire avec vos tripes pour en ressortir changés. La guerre n’a pas de plus grande horreur que les actes des hommes qui la font et l’auteur nous en dévoile sa vision avec un soupçon de fantastique qui est le bienvenu.













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