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dimanche 26 janvier 2014

La Loi du Désert, Franck Ferric


● Titre d'origine : La Loi du Désert


● Date de parution : 2009
● Nombre de pages : 296
● Édition de ton livre : Éditions du Riez
● Quatrième de couverture :

Après des siècles de conflits, le monde n’est plus qu’un vaste désert où des Cités-Etat se sont substituées aux nations. Dans cet univers hostile et décadent, Mathian, soldat dans l’Armée Républicaine de Salina, aidé de son ami Blaine, part à la recherche de son frère Raul, récemment banni de la cité. Ils vont devoir affronter les grands espaces, la chaleur, une violence omniprésente et un adversaire insaisissable : les blafards.



● Mon avis :

S’il est un genre que je ne lis que très rarement même si pourtant, il fait partie de la grande famille de la SFFF, c’est l’anticipation. Pourtant à la lecture du quatrième de couverture de La Loi du Désert, j’ai été plus qu’intrigué et j’ai franchi le pas en l’acquérant il y a un bon moment maintenant. Ma PAL étant loin d’être désertique, il s’était retrouvé enfoui dans les dunes de livres qui la composent. Tel un trésor, je l’ai déterré pour enfin découvrir les richesses qu’il détient.
Ma foi, je ne fus aucunement déçu et je dois dire que les places de finaliste aux prix Futuriales 2010 ainsi que Rosny Ainé 2010 furent largement méritées. Ma première plongée dans l’univers de Franck Ferric ne m’a pas laissé indifférent.
On y découvre une vision apocalyptique du monde, il n’en reste plus qu’un vaste désert. Il n’y a plus de nation telle qu’on les connait actuellement. Des Cités-Etat ont vu le jour après des siècles de conflits. Nous y découvrons donc un univers où la violence et la décadence atteignent des proportions inenvisageables.
Nous y faisons la connaissance, de Mathian, un soldat de l’Armée Républicaine de Salina qui, avec l’aide de son ami Blaine, part à la recherche de son frère Raul, banni de la cité. Entre le désert à perte de vue, la chaleur, une violence omniprésente et les blafards, d’insaisissables adversaires, ils n’auront que l’embarras du choix pour les difficultés qu’ils devront affronter.
Le décor planté par l’auteur est digne de Mad Max, un monde désertique où règne plus ou moins le chaos. D’ailleurs, ces ennemis et ces Cités-Etat m’ont fait penser à un autre film sans pour autant s’en rapprocher totalement, Priest. Voilà pour ce qu’il en est des références cinématographiques que m’a évoquées La Loi du Désert.
Au fil de notre lecture, nous sommes happés par le désert. Nos yeux ne voient plus que plaines recouvertes de sable qui s’envole sur notre passage. L’immersion est totale du début à la fin, car Franck Ferric manie les mots de fort belle manière. Chaque chapitre apporte son lot d’émotions telles des vagues qui font chavirer notre cœur ou crée en notre sein une tempête de sable qui nous fait étouffer.
On se retrouve dans l’incapacité de prévoir les retournements auxquels doivent faire face nos héros et nous ne pouvons qu’espérer un peu de clémence de la part de l’auteur. Mais La Loi du Désert est la seule loi qui compte et les preuves en sont multiples. Ces étendues désertiques sont bien plus qu’une épreuve et Mathian, son frère Raul et Blaine vont s’en rendre compte.
Le dénouement se présente à nous et nous plonge dans un état secondaire. Nous naviguons entre deux eaux et le final nous cueille là où on ne l’attend pas. Pleurs et hurlements s’affrontent en notre cœur tant nous ne savons pas lesquels prendront le dessus sur nos émotions.

Franck Ferric nous offre un récit qui nous pousse à la réflexion tant nous pouvons trouver des similitudes avec le monde actuel et cette vision apocalyptique qu’il nous propose. La Loi du Désert s’avère bien plus qu’un roman d’anticipation, il met en avant des valeurs que l’Homme ne doit pas perdre de vue pour ne pas se perdre lui-même.

Plongez au cœur d’un récit haletant d’où vous ne sortirez pas indemne. Vous en fermerez la dernière page avec une seule envie, retourner dans le désert et n’écouter qu’une seule loi : La Loi du Désert








lundi 13 janvier 2014

Au Fil Des Livres [27]





Dans cette rubrique, je vous présente l'avancée de mes lectures, de mes acquisitions, en bref de l'évolution de ma PAL ^^.




Lectures terminés :
Un livre qui fut bien plus qu'une lecture, une quête et l'on en ressort pas indemne.
Lectures en cours :
Je l'ai repris après plusieurs mois de pause et j'espère maintenant pouvoir le terminer rapidement.
Lectures suivantes :
J'ai décidé de prévoir quelques unes de mes prochaines lectures pour essayer de lire des livres qui attendent depuis un moment dans ma PAL.
Dernières acquisitions :
Mes cadeaux de No Hell ^^

  

Voici pour ces derniers temps.


dimanche 12 janvier 2014

L'apothicaire, Henri Loevenbruck


● Titre d'origine : L'apothicaire
● Date de parution : 2013
● Nombre de pages :796
● Édition de ton livre : J'ai Lu
● Quatrième de couverture :

"Il vécut à Paris en l'an 1313 un homme qui allait du nom d'Andreas Saint-Loup, mais que d'aucuns appelaient l'Apothicaire, car il était le plus illustre et le plus mystérieux des préparateurs de potions, onguents, drogues et remèdes..." Un matin de janvier, cet homme découvre dans sa boutique une pièce qu'il avait oubliée... Il comprend alors que jadis vivait ici une personne qui a soudainement disparu de toutes les mémoires. L'Apothicaire, poursuivi par d'obscurs ennemis, accusé d'hérésie par le roi Philippe le Bel et l'Inquisiteur de France, décide de partir jusqu'au mont Sinaï. Entre conte philosophique et suspense ésotérique, L'Apothicaire est une plongée vertigineuse dans les mystères du Moyen Age et les tréfonds de l'âme humaine.




● Mon avis :

Voici un livre que j’avais repéré depuis sa première sortie en grand format et que j’espérais bien pouvoir lire un jour aimant beaucoup ce qu’écrit Henri Loevenbruck. Au Boudoir Ecarlate m’en a donné l’occasion et j’ai donc enfin pu satisfaire ma curiosité.
Ce treizième roman de l’auteur ne nous offre pas une nouvelle histoire d’Ari Mackenzie, mais un voyage dans le passé, car c’est bien là que les racines de ce récit sont plantées.
C’est donc dans le Paris du XIVe siècle qu’on découvre notre héros, Andreas Saint-Loup, apothicaire de son état. Dès notre rencontre avec lui, nous nous retrouvons déjà face à un mystère, la découverte d’une pièce vide qui pourtant semble avoir été habitée il n’y a pas si longtemps alors que personne n’en a le moindre souvenir. Suite à une accusation d’hérésie à son encontre, il prend la route du pèlerinage de Compostelle.
Parallèlement, on fait la rencontre d’une jeune fille, Aalis, à Béziers et suivons son histoire. Quel rapport entre ces personnages me direz-vous ? Il faut lire le roman pour le découvrir.
Loin d’avoir toutes les réponses aux questions que se pose Saint-Loup, d’autres mystères semblent s’y ajouter et la fuite devient rapidement une quête.

Tout au long du roman, Henri Loevenbruck nous tient en haleine et nous voulons autant que son héros connaître les réponses qui le hantent. Une insatiable frustration nous étreint et l’on poursuit notre lecture avidement. Percer les mystères qui entourent cette personne effacée de toutes les mémoires devient rapidement notre but également.

L’auteur, avec L’apothicaire, nous propose donc une plongée dans l’Histoire, de par le récit qu’il nous offre, mais également par le style qu’il emploie pour nous conter cette aventure. Au fil des pages, on comprend bien mieux le temps qu’il lui aura fallu pour venir à bout de ce projet titanesque, de juin 2009 à juillet 2011. Pour rédiger un tel récit avec la recherche en amont, obtenir la documentation nécessaire afin de coller au plus près de la réalité historique, il lui aura fallu effectuer un vrai travail d’historien, je pense. On ne peut donc que saluer le résultat en s’inclinant bien bas.

L’immersion se révèle donc complète et chaque page que nous tournons nous conduit sur la route aux côtés d’Andreas. Nous avons le sentiment de faire pleinement partie de l’histoire. Nous poursuivons cette quête et cherchons par tous les moyens à lire entre les lignes pour obtenir quelques indices. Savamment d’ailleurs, Henri Loevenbruck les dissémine et chacun d’eux nous amène d’autres questions.
Lorsqu’approche le dénouement, nous sommes hors de la réalité et ne faisons plus qu’un avec notre héros. Ses doutes sont nôtres, tout comme ses joies, ses désillusions, ses colères. Il nous est impossible de refermer le livre, nous en sommes ses prisonniers.
Que dire lorsqu’enfin arrive le final et qu’au lieu d’être libéré, nous restons figés devant les dernières lignes, hésitant entre l’envie de hurler ou de pleurer. On ne veut pas refermer L’apothicaire et l'on espère voir apparaître sous nos yeux une réponse qui nous satisfera et non ce sentiment mitigé qui nous habite alors que l’épilogue vient nous poignarder.

Cher Henri, pourquoi tant de cruauté avec nos petits cœurs de lecteurs ? Sommes-nous masochistes de vous réclamer d’autres récits alors que vous maltraitez ainsi nos émotions au fil des pages ? Ce sont là des réponses qui nous échappent, mais une révélation m’apparait comme une vérité : 
On tient là un chef d’œuvre que l’on ne peut s’empêcher de chérir, bien qu’il nous torture l’esprit tout au long du récit et bien plus encore lorsque celui-ci s’achève.














vendredi 3 janvier 2014

[Bilan] Voyage littéraire d'un ange noir en 2013





Voici donc que sonne l'heure des bilans ainsi que celle des résolutions pour l'année à suivre. Retour donc sur l'année 2013 qui s'est terminée comme elle a débutée, à minuit. Et nous verrons ce que nous réservera 2014.

● 2013 en chroniques : 25 chroniques
● 2013 en livres lus : 28 livres soit 9307 pages (plus de nombreux comics et bd que je ne compte pas)
● 2013 en livres non achevés : 2 livres dont 1 en pause et 1 abandonné car mis trop longtemps en de côté
● 2013 en auteurs découverts : 13 auteurs pour les romans et bien plus avec les nouvelles contenues dans Les Dames Baroques
● 2013 côté écriture : 1 nouvelle complètement terminée et 1 ou 2 en premier jet ou inachevées

Vous l'aurez compris, je lis à la vitesse d'un escargot sous EPO, mais j'ai des circonstances atténuantes, travail, enfants, vie de famille, déménagement, ...
Néanmoins, je suis resté assez stable par rapport à l'année 2012 où j'avais lu 27 livres. Certes, ce n'est pas à ce rythme que ma PAL diminuera de manière significative, mais j'ai fait de merveilleuses découvertes au cours de cette année écoulée.

J'ai pris beaucoup de plaisir au cours de mes lectures. S'il est bien une passion qui peut procurer du plaisir c'est celle-ci car les émotions et les sentiments sont toujours mis à l'épreuve et l'imagination nous transporte dans ces mondes qui prennent vie sous la plume des auteurs.

Je ne vous donnerais pas mes coups de cœur car je ne pourrais vous citer un ou deux livres uniquement. Comment en sortir un ou deux du lot alors que tous m'ont apporté quelque chose.



● 2014 en chroniques : Autant que possible
● 2014 en livres lus : Autant que 2013 voire plus
● 2014 en sagas : Poursuivre des sagas qui me tiennent à coeur et pourquoi pas en débuter de nouvelles
● 2014 en découvertes d'auteurs : Autant que possible
● 2014 côté écriture : De nouvelles histoires et pourquoi ne pas espérer pouvoir retravailler d'anciennes

Vous l'aurez compris, je ne lancerais pas de chiffres qui me seront impossible à atteindre. J'espère pouvoir chroniquer chaque livre que j'aurais lu et garder ma moyenne de 2 livres par moi. Ce qui est déjà bien lorsque le temps libre est un trésor après lequel on court.
J'espère néanmoins réussir à poursuivre des sagas qui attendent patiemment dans ma PAL. Parmi celles-ci : L'agent des ombres, Georgina Kincaid, Vlad Taltos, Chasseuse de la nuit, ...
Et pourquoi pas en débuter d'autres !
Bon nombre de livres dans ma PAL sont l'oeuvre d'auteurs dont je n'ai rien lu encore et j'espère pouvoir en lire une partie pour poursuivre ma découverte de nouvelles plumes.

Enfin, cela dépendra grandement de mes envies, de mon courage et de mon temps, on peut toujours rêver que de voir de nouvelles histoires surgir de mon imagination ou d'anciennes trouver une forme qui leur sied mieux.