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dimanche 12 janvier 2014

L'apothicaire, Henri Loevenbruck


● Titre d'origine : L'apothicaire
● Date de parution : 2013
● Nombre de pages :796
● Édition de ton livre : J'ai Lu
● Quatrième de couverture :

"Il vécut à Paris en l'an 1313 un homme qui allait du nom d'Andreas Saint-Loup, mais que d'aucuns appelaient l'Apothicaire, car il était le plus illustre et le plus mystérieux des préparateurs de potions, onguents, drogues et remèdes..." Un matin de janvier, cet homme découvre dans sa boutique une pièce qu'il avait oubliée... Il comprend alors que jadis vivait ici une personne qui a soudainement disparu de toutes les mémoires. L'Apothicaire, poursuivi par d'obscurs ennemis, accusé d'hérésie par le roi Philippe le Bel et l'Inquisiteur de France, décide de partir jusqu'au mont Sinaï. Entre conte philosophique et suspense ésotérique, L'Apothicaire est une plongée vertigineuse dans les mystères du Moyen Age et les tréfonds de l'âme humaine.




● Mon avis :

Voici un livre que j’avais repéré depuis sa première sortie en grand format et que j’espérais bien pouvoir lire un jour aimant beaucoup ce qu’écrit Henri Loevenbruck. Au Boudoir Ecarlate m’en a donné l’occasion et j’ai donc enfin pu satisfaire ma curiosité.
Ce treizième roman de l’auteur ne nous offre pas une nouvelle histoire d’Ari Mackenzie, mais un voyage dans le passé, car c’est bien là que les racines de ce récit sont plantées.
C’est donc dans le Paris du XIVe siècle qu’on découvre notre héros, Andreas Saint-Loup, apothicaire de son état. Dès notre rencontre avec lui, nous nous retrouvons déjà face à un mystère, la découverte d’une pièce vide qui pourtant semble avoir été habitée il n’y a pas si longtemps alors que personne n’en a le moindre souvenir. Suite à une accusation d’hérésie à son encontre, il prend la route du pèlerinage de Compostelle.
Parallèlement, on fait la rencontre d’une jeune fille, Aalis, à Béziers et suivons son histoire. Quel rapport entre ces personnages me direz-vous ? Il faut lire le roman pour le découvrir.
Loin d’avoir toutes les réponses aux questions que se pose Saint-Loup, d’autres mystères semblent s’y ajouter et la fuite devient rapidement une quête.

Tout au long du roman, Henri Loevenbruck nous tient en haleine et nous voulons autant que son héros connaître les réponses qui le hantent. Une insatiable frustration nous étreint et l’on poursuit notre lecture avidement. Percer les mystères qui entourent cette personne effacée de toutes les mémoires devient rapidement notre but également.

L’auteur, avec L’apothicaire, nous propose donc une plongée dans l’Histoire, de par le récit qu’il nous offre, mais également par le style qu’il emploie pour nous conter cette aventure. Au fil des pages, on comprend bien mieux le temps qu’il lui aura fallu pour venir à bout de ce projet titanesque, de juin 2009 à juillet 2011. Pour rédiger un tel récit avec la recherche en amont, obtenir la documentation nécessaire afin de coller au plus près de la réalité historique, il lui aura fallu effectuer un vrai travail d’historien, je pense. On ne peut donc que saluer le résultat en s’inclinant bien bas.

L’immersion se révèle donc complète et chaque page que nous tournons nous conduit sur la route aux côtés d’Andreas. Nous avons le sentiment de faire pleinement partie de l’histoire. Nous poursuivons cette quête et cherchons par tous les moyens à lire entre les lignes pour obtenir quelques indices. Savamment d’ailleurs, Henri Loevenbruck les dissémine et chacun d’eux nous amène d’autres questions.
Lorsqu’approche le dénouement, nous sommes hors de la réalité et ne faisons plus qu’un avec notre héros. Ses doutes sont nôtres, tout comme ses joies, ses désillusions, ses colères. Il nous est impossible de refermer le livre, nous en sommes ses prisonniers.
Que dire lorsqu’enfin arrive le final et qu’au lieu d’être libéré, nous restons figés devant les dernières lignes, hésitant entre l’envie de hurler ou de pleurer. On ne veut pas refermer L’apothicaire et l'on espère voir apparaître sous nos yeux une réponse qui nous satisfera et non ce sentiment mitigé qui nous habite alors que l’épilogue vient nous poignarder.

Cher Henri, pourquoi tant de cruauté avec nos petits cœurs de lecteurs ? Sommes-nous masochistes de vous réclamer d’autres récits alors que vous maltraitez ainsi nos émotions au fil des pages ? Ce sont là des réponses qui nous échappent, mais une révélation m’apparait comme une vérité : 
On tient là un chef d’œuvre que l’on ne peut s’empêcher de chérir, bien qu’il nous torture l’esprit tout au long du récit et bien plus encore lorsque celui-ci s’achève.














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