Mes Derniers Avis

Mes derniers avis

Nombre total de pages vues

mardi 20 mai 2014

Magie Noire Tome 1, Andrew Prentice & Jonathan Weil


● Titre d'origine : Black Arts, book 1
● Date de parution : Avril 2014
● Nombre de pages : 480
● Édition de ton livre : Editions Albin Michel (Wiz)
● Quatrième de couverture :

Londres. 1592. Les bandits côtoient les sorciers, Jack se découvre d’étranges pouvoirs et met ses talents de pickpocket au service de l’organisation criminelle La Famille. Quand il dérobe la bourse de Nicholas Webb, à la tête des mystérieux Élus, Jack se retrouve entraîné dans une spirale infernale dont il n’a pas idée. Assailli par d’étranges visions rouges, Jack réalise qu’il peut distinguer les humains des démons. Et lorsque Webb assassine la mère de Jack, ils deviennent des ennemis mortels. Une quête de vengeance, mais aussi de vérité commence alors…




● Mon avis :

Autant la couverture que le résumé m’ont intrigué pour ce livre dont le titre m’avait déjà tapé dans l’œil, Magie Noire. Un titre pareil nous promet de côtoyer des personnes peu recommandables et il n’en fallait donc pas plus pour que je veuille lire ce premier tome.

Un jeune garçon Jack rejoint La Famille, une organisation criminelle. Il met ses talents de pickpocket à l’épreuve en dérobant la bourse de Nicholas Webb. Cette action l’entraine dans une machination qu’il était loin d’imaginer. Il va réaliser qu’il peut distinguer ce qui n’est pas visible pour les humains et va pénétrer un monde qui va l’effrayer tout autant que l’attirer sans oublier sa soif de vengeance.

Après un prologue qui nous renvoie des siècles avant l’année 1592, année où prennent place les événements qui nous sont contés, et qui nous offre une première vision d’un monde magique, nous découvrons un jeune garçon, Jack, à qui la vie n’a pas fait de cadeau. Il est habile et semble avoir la chance de son côté, mais il n’en reste qu’un enfant vivant avec une mère infirme. Ils survivent tous deux dans un abri de fortune grâce aux quelques larcins qu’il accomplit. Bien vite, on s’attache à lui et l'on espère qu’il parviendra à atteindre ses objectifs. On lui souhaite même une vie bien meilleure malgré la perte de sa mère.

Du Londres historique, on découvre les bas-fonds avec La Famille dont les lois qui la régissent sont nombreuses. On suit le quotidien de ces voleurs et autres vauriens. On en sent la puanteur fétide de ses lieux sordides, on entraperçoit le faste de ces lieux huppés. On en découvre également l’envers du miroir, là où vivent ces créatures qui la hantent, ces démons qui sèment la terreur.
D’ailleurs, l’horreur nous donne rendez-vous en ces pages, car nous avons le droit à notre lot d’atrocités parsemées ou non sur le chemin de la vengeance pour Jack. Nous ressentons également des frissons parcourir notre échine alors que nous ouvrons les yeux pour mieux découvrir ce monde que nous proposent les auteurs. En devenir un acteur ne nous demande qu’un bond pour nous glisser dans l’ombre de notre héros et poursuivre une quête où le savoir et la vérité ne nous laissent pas sains et saufs.

Les apparences sont parfois trompeuses, Magie Noire en est le parfait exemple. N’est-il pas si aisé d’agir tel un succube et d’attirer entre ses griffes nos victimes en montrant un visage et un corps auxquels on ne peut résister. Offrir de belles promesses en échange de l’âme de sa victime tels le diable et ses sbires. Toutes ces images vous donnent à réfléchir pour appréhender ce roman l’esprit bien ouvert, tout comme vos yeux.

On ne trouve que peu de temps pour reprendre notre souffle au cours du récit, car lorsque l’action semble prendre du recul, nous débutons une lutte contre l’effroi qui nous glace le sang dans les non-dits comme dans les mots que l’on lit.
Les émotions et les sentiments ne sont pas épargnés, car la franche camaraderie, la haine, la peur, les regrets, le chagrin, l’espoir et le désespoir, la joie et peut-être même l’amour trouvent un écho en nos cœurs en suivant Jack.
Son entourage tout comme ses ennemis ne sont pas laissés en reste non plus, car nous découvrons une palette de personnages qui sauront tous éveiller quelque chose en nous. On les haïra ou on les aimera, mais nous nous tiendrons avec eux près de notre héros quoi qu’il advienne.

Lorsque le dénouement arrive, nous retenons notre souffle, espérant une fin heureuse et redoutant que la mort ne frappe Jack ou ses compagnons. Nous entamons une course contre le temps qui défile sans que l’on puisse détacher notre attention de l’histoire. Nous sommes possédés par ce premier tome de Magie Noire. Loin de nous offrir un repos bien mérité, le final vient nous capturer par-delà le miroir de notre réalité pour mieux hanter nos rêves avec la promesse d’un prochain tome qui nous laisse fébrile.

Magie Noire nous propose une plongée rafraichissante dans un Londres historique à une époque plus reculée que celle principalement utilisée dans nombre d’œuvres littéraires. Tout cela pour mieux nous attraper dans ses griffes et laisser la magie opérer. C’est ainsi que se révèle à nous une histoire dont les idées originales s’allient à une écriture fluide pour nous offrir une fuite entre rêve et cauchemar.












2 commentaires:

  1. Ton avis + le résumé en fait un livre très tentant surtout son époque.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Eh bien, je l'ai trouvé des plus sympathiques pour une découverte d'un auteur et de la collection Wiz ^^

      Supprimer