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vendredi 6 juin 2014

La Malédiction de Tastesang, tome 1 : Le Fléau du traître, Jeff Salyards


● Titre d'origine : Scourge of the Betrayer
● Date de parution : 23 Avril 2014
● Nombre de pages : 480
● Édition de ton livre : Editions Panini (Eclipse)
● Quatrième de couverture :

Nombreuses sont les légendes sur les Syldooniens et leurs soldats, réputés pour leur cruauté. On raconte qu’ils dévorent vierges et enfants, tuent leur propre mère en venant au monde et ne craignent pas même la mort.
Engagé pour chroniquer les exploits d’une unité de soldats syldooniens, Arkamondos est à la fois terrifié et fasciné par leur capitaine. Taciturne et hanté par les souvenirs des victimes de son terrible fléau d’armes, Tastesang, Braylar
est un homme torturé, mais un meneur sans pareil.
Débute alors pour ces combattants d’élite une mission secrète, entre complots, manipulations et assassinats, dont l’issue pourrait déterminer le destin des royaumes…




● Mon avis :


Auparavant pour moi, Panini évoquait les albums d’images à coller. Puis, les comics et les mangas avant qu’ils ne créent des collections pour publier des romans. Le Fléau du Traître est le premier livre que je lis de leurs Éditions Panini. Ce fut l'occasion de découvrir un auteur dont je n'avais jamais entendu parler auparavant et j'étais bien plus qu'intrigué par le contenu après avoir lu la quatrième de couverture et admiré l'illustration. Je me suis donc lancé avec plein d’espoirs dans cette lecture.

On y fait la connaissance d’Arkamondos, le narrateur du récit, ainsi que de Braylar et des Syldooniens l’accompagnant. Nous les retrouvons devant une auberge et c’est pour nous l’occasion d’espérer en apprendre un peu sur eux avant le voyage qui les attend. Le scribe ne sait comment agir face à ces brutes et il oscille entre la terreur et la fascination pour ces soldats et leur capitaine. Il faut dire que l’on peut comprendre ces sentiments mitigés, voire même les partager.

Rapidement, je me suis senti déboussolé, embarrassé, voire agacé par le découpage du récit, très peu de chapitre à proprement parler, ce qui m’a quelque peu fait buter au fil de ma lecture, car il est difficile de poser le livre lorsque l’on doit s’arrêter, pour dormir principalement pour ma part. Ce fut le plus gros défaut à mon goût, car peut-être certains y auront trouvé une originalité très plaisante. Il est vrai que cela nous donne moins de répit et nous ancre bien plus aux côtés d’Arkamondos, jusqu’à être à sa place et écrire nous-mêmes ces chroniques qu’il lui faut rédiger.

Ce premier tome de La Malédiction de Tastesang nous révèle avec parcimonie quelques clés pour mieux cerner l’univers imaginé par l’auteur, ces royaumes et ces peuples qui le composent, certaines de leurs coutumes, mais nous laisse surtout beaucoup de questions sur d’autres aspects, notamment la mythologie qui est évoquée sans que l’on puisse en saisir toutes les nuances. Heureusement, il nous offre aussi son lot d’action, n’hésitant pas à malmener les personnages pour mieux servir l’histoire. Car sinon, nous aurions rapidement été gagnés par l’ennui.

Les complots, les manipulations et autres nous laissent avec bien plus de questions que de réponses, car Jeff Salyards tente de conserver aussi longtemps que possible le mystère sur les objectifs des Syldooniens. Nous parvenons également à imaginer en quoi consiste la malédiction de Tastesang qui pèse sur Braylar sans pour autant en déterminer la nature exacte ni son aboutissement.

Malgré toutes ces zones de flous, nous passons un agréable moment au fil des pages et nous nous laissons emporter avec virulence dans ces passages brutaux où notre soif de sang perçoit son offrande et nous tournons comme des lions en cage lorsque nous nous trouvons dans des espaces confinés ou face à des étendues désertiques, attendant que se déchaine la violence.

Le dénouement de ce Fléau du Traître se profile devant nous et la frustration s’immisce dans nos cœurs de savoir que nous allons dire au revoir aux héros de ce roman et c’est un cri de rage qui s’échappe de notre gorge lorsque nous tournons la dernière page.

La Malédiction de Tastesang, tome 1 : Le Fléau du Traître, sans révolutionner fortement le genre de la Fantasy, nous propose un récit où les questions fort nombreuses viennent emplir notre esprit alors que le flot des pages se fait un torrent pour mieux nous couvrir du sang des blessés et des morts.













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