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mercredi 2 juillet 2014

Funestes Murmures, Nathy


● Titre d'origine : Funestes Murmures
● Date de parution : 22 Juillet 2014
● Nombre de pages : 96  (avec illustrations)
● Édition de ton livre : Editions Lune Ecarlate (Semitam Tenebris/Fantastique)
● Quatrième de couverture :

Recueil de nouvelles fantastiques de Nathy préfacé par Denis Labbé.

La mort prend bien des visages, parfois, elle peut être la compagne de toujours ou bien être la pire crainte.
Ici, Nathy nous emmène au travers de six nouvelles dans des rencontres parfois inattendues. L’auteur joue avec les clichés éculés, les clins d’œil et les références tant musicales que littéraires.

Sommaire :
L’ange de la Mort
Demoiselle des Cendres
Fix
Le rêve
Le temps rattrapé
Mélanie


● Mon avis :


Cela faisait déjà un moment que Nathy avait annoncé qu’elle travaillait sur ce recueil. Le thème qu’elle avait choisi était déjà un long appel à mon imagination. La publication de l’illustration ainsi que du quatrième de couverture avait fini de captiver mon essence avant même d’avoir entamé ma lecture.

Imaginez donc ! Six nouvelles qui mettent en avant la mort dans ce qu’elle a de plus fantastique, revêtant bien des visages pour séduire celles et ceux dont elle vient quérir leur âme. Voyez donc toutes les possibilités de nous languir qui nous sont offertes. L’amoureux d’histoires fantastiques en moi, telle une banshee, hurle à pleins poumons devant ces récits qui ne demandent que d’être lus avidement.

L’avidité est bien là le qualificatif à utiliser pour définir à quel point je n’ai eu de cesse de me plonger dans chacune de ces nouvelles. Surtout lorsque celle-ci n’en est que renforcée après la lecture de la préface signée Denis Labbé.

L’ange de la Mort ouvre le bal en nous transportant aux côtés d’Émilie. Elle rencontre cet ange noir dont elle a toujours ressenti la présence. Cette première vision de la mort m’a renvoyé à la mythologie, notamment à Hadès et Perséphone. Je ne sais si cette légende eut un rôle dans l’écriture de ce récit, mais quoi qu’il en soit, c’est une histoire pleine d’un romantisme qui me va droit au cœur.

Demoiselle des Cendres nous conte la vie d’Angelyne, une jeune fille qui souffre de la mort de sa mère dont elle ne parvient à se remettre. Les événements la conduisent à une découverte qui la changera à jamais. Nous avons là l’histoire la plus longue de ce recueil. Elle transpire de cette mélancolie qui me plait tant lorsqu’elle s’immerge dans le fantastique. J’y retrouve également une partie de l’onirisme qui m’habite bien souvent. On vit entièrement les événements avec un espoir fou d’une fin heureuse. Quel visage revêtira la mort dans cette nouvelle ?

Fix nous transporte dans le monde de la musique et de ses stars. Nous y découvrons Dmitri, chanteur du groupe Kiss of Death et le suivons, découvrant les excès qui peuvent venir avec le succès. On peut voir en ce récit un brillant hommage à une grande figure du métal, décédée il y a déjà quelques années, voyant les similitudes et les clins d’œil à sa vie qui en sont faits. Le nom du groupe s’avère-t-il prémonitoire pour Dmitri ?

Nous pénétrons ensuite l’intimité de Paul, hanté par Le rêve, et la silhouette qu’il y voit chaque nuit. La mort nous tend les bras dans une ultime étreinte, mais pourquoi se révèle-t-elle à nous, sous quelle forme ? On y ressent un petit clin d’œil aux Contes de la Crypte notamment par la manière dont le récit se termine.

Chacun d’entre vous le sait, toujours nous finissons par Le temps rattrapé. Nous avons beau vivre paisiblement en attendant de pouvoir profiter de ces petits moments de joie simple, tels qu’une visite de ces petits enfants, nous devons toujours payer l’addition à un moment ou un autre. Cette histoire est peut-être bien celle dont je n’avais absolument pas vu venir la fin, celle que je n’imaginais pas s’achever comme elle se termine.

Que peut-il bien arriver à Mélanie, cette jeune pharmacienne, dont la vie se trouve rythmée par ces histoires de bit-lit qu’elle dévore, enviant leurs héroïnes et leurs exploits ? Une rencontre digne des contes de fées ou de ces histoires surnaturelles ? La banalité de la vie peut-elle voler en éclat ?

La mort est un sujet bien vaste qu’il est possible d’aborder avec une infinité de variantes. Nathy nous en propose quelques visions au cours de ces six nouvelles et nous offre de superbes illustrations qui viennent magnifier ces mots qu’elle utilise avec tant de poésie, d’onirisme, de magie pour nous faire ressentir cette mélancolie qui emplit généralement nos cœurs lorsque l’on aborde un thème tel que celui-ci.

Elle réussit parfaitement à allier le fantastique et les créatures surnaturelles qui habitent nos peurs, nos rêves et nos espoirs les plus fous. Les passages où la sensualité fait vibrer nos sens et les scènes où se rappellent à nous que la mort peut être horrible et violente.

Ces Funestes Murmures, entre nos mains, viennent ravir le mélancolique, le romantique, le rêveur qui vivent en chacun de nous en leur offrant ce que le fantastique a de plus traditionnel et de plus merveilleux.















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