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jeudi 24 juillet 2014

Le Sang Des Chimères, Tome 1 : Mutante, Sophie Dabat


● Titre d'origine : Le Sang Des Chimères, Tome 1 : Mutante, Sophie Dabat
● Date de parution : 2013
● Nombre de pages : 553
● Édition de ton livre : Editions du Riez
● Quatrième de couverture :

Syrine, marseillaise de 16 ans, vient de déménager en Bretagne.
Depuis quelques mots, elle ressent d'étranges douleurs dans le dos, a de brusques envies de viande crue et sent "une présence" en elle. Ses nuits sont émaillées de cauchemars terrifiants et fantastiques, qui laissent en elle leur empreinte de feu, de sable et de sang. Entre les difficultés d'adaptation dans son nouveau lycée et les conflits avec sa famille à qui elle dissimule son état, l'adolescente se heurte de plein fouet à une interrogation cruciale : sombre-t-elle dans la folie ou est-elle confrontée à un phénomène surnaturel lié à un mythe vieux de plusieurs siècles ? Ainsi Syrine se renferme sur elle-même, malgré les liens qu'elle tisse avec Gauthier ou ceux qu'elle tente de créer avec Agnès, une lycéenne mystérieuse et solitaire.
Un matin, Syrine réalise que les hommes qui attendent Agnès chaque soir à la sortie du lycée la suivent aussi. Puis elle réalise qu'elle les a déjà vus : à Marseille, lorsqu'ils sont venus proposer un nouveau travail à son père.




● Mon avis :

J’avais découvert Sophie Dabat à l’occasion de ma lecture des Dames Baroques, une anthologie aux Éditions du Riez qui publie également cette série Le Sang Des Chimères et j’avais été ravi par sa plume. Ce premier tome m’a donc ouvert les portes d’une histoire bien plus longue que la nouvelle précédemment lue de cette auteure. Voyez plutôt : de la Bit-lit française dont l’action se déroule en France ! On ne peut que sauter sur l’occasion et s’empresser d’ouvrir Mutante.

Syrine, une jeune marseillaise de 16 ans emménage en Bretagne, à Rennes. On la suit dans sa vie quotidienne et on découvre qu’elle souffre du dos où des excroissances se développent. Les cauchemars, les envies de viande crue et la sensation d’une présence permanente en elle sont-ils liés aux douleurs qu’elle éprouve ?
Elle se renferme sur elle-même et affronte cette épreuve sans jamais appeler à l’aide. Pourtant, une amitié nait entre elle et Gauthier. Elle tente également de se rapprocher d’Agnès, qui semble bien mystérieuse et solitaire.
Elle réalise qu’elle est suivie, depuis Marseille déjà, et cela continue. Que lui veut-on ? Que lui arrive-t-il ?

Dès les premières pages, nous sommes happés par l’histoire. Il faut dire que le prologue nous plonge dans les pensées de Syrine et qu’ensuite, nous la suivons au fil de l’évolution de sa maladie ? De sa mutation ? Les questions sont nombreuses alors que nous pénétrons dans l’intimité de l’héroïne, que l’on découvre son passé à Marseille. Le découpage reflète justement son évolution. Des chapitres pour chaque période, chaque étape de son développement. Dans le découpage, j’ai eu quelques difficultés à déchiffrer le langage SMS utilisé par Sophie Dabat pour mieux coller à la réalité de la jeunesse de maintenant.

Syrine se révèle faible en de nombreuses occasions, mais également emplie d’une force insoupçonnable. Elle fait preuve d’un courage et d’une résignation sans borne face à ce qu’il lui arrive et dont elle ne parvient pas à mettre un nom dessus. Elle cherche la solitude dans l’espoir de ne blesser personne et dans la crainte de souffrir plus encore. C’est là que Gauthier se révèle un ami merveilleux. Il cherche à l’aider malgré les rebuffades dont il fait l’objet. Son obstination semble salvatrice et sans faille.

L’intrigue principale tourne bien entendu autour de ce que subit l’héroïne. Les indices disséminés au fil des pages, la présence permanente à ses côtés semblent nous conduire vers ce que son père appelle la malédiction familiale, mais un soupçon de doute perdure tout au long du récit. L’auteure se joue-t-elle de nous ? Quel sort réserve-t-elle à Syrine ? Il nous faut atteindre les trois quarts du roman pour lever le voile et confirmer ou infirmer nos espoirs.

La plume qui m’avait tant plu lors de ma lecture de L’essor dans Les Dames Baroques s’avère encore plus aiguisée en ces pages et nous sert une écriture rythmée des plus agréables à lire. On se laisse entraîner dans une course effrénée pour atteindre le dénouement de Mutante en ratant quelques battements de cœur devant les événements qui se produisent et en se laissant gagner par un certain émerveillement, même une certaine jalousie et nous refermons Le Sang des Chimères tome 1 en laissant entre ses pages une partie de nous-mêmes. Errante nous tend les bras et l’on a qu’une seule envie, y plonger.

Sophie Dabat pose les bases d’une saga des plus prometteuses tant la différence avec les autres récits de bit-lit joue en sa faveur pour gagner nos cœurs. Mutante s’avère la clé d’un monde que l’on s’empresse de tourner et de laisser éclore sous nos yeux.


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