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mardi 29 juillet 2014

Rencontre, Anthologie


● Titre d'origine : Rencontre
● Date de parution : 19 Juillet 2014
● Nombre de pages : 85  (ebook)
● Édition de ton livre : Editions Lune Ecarlate (Semitam Tenebris/Anthologie)
● Quatrième de couverture :

Anthologie sur le thème de la rencontre écrite par les auteurs et l’équipe éditoriale de Lune-Écarlate Éditions.

Des nouvelles de tous les genres et de tous les styles.

Table des matières :
Du bout des doigts (Chloé Boffy)
Faux ! (Christophe Collins)
Connexion (Mell 2.2)
Fix (Nathy)
Harba (Cathy Coopman)
La jeune femme à la boucle d’oreille (Denis Labbe)
Le train du désir (Frédéric Livyns)
Un matin de Septembre (Rose Berryl)
Où la temporalité croisée rencontre l’administration littéraire… (Suzanne Vanweddingen)
Serah (Alizée Villemin)
The End (John Steelwood)
Une nuit (Marielle Ranzini-Marquet)
Lord Idelston (Nicolas Saintier)

● Mon avis :

Voici une idée que l'on peut fortement encouragée, une anthologie où les auteurs et l'équipe éditoriale mettent leurs plumes en commun. Le thème de la rencontre est propice à l'imagination et la couverture s'avère une invitation à de nouvelles rencontres, de nouveaux horizons que l'on souhaite merveilleux.
Chaque nouvelle est introduite par une petite illustration nous renvoyant à son contenu et nous invite à nous plonger dans chacun des récits.

Chloé Boffy ouvre le bal des rencontres avec Du bout des doigts. La découverte d'un restaurant où l'on mange dans le noir. Les sensations s'en trouvent exacerbées et c'est un appel à la sensualité. Bien trop vite à mon goût, le récit prend fin tant j'espérais que l'histoire serait plus longue, plus sensuelle et l'on s'en sent frustré. J'en appelle donc à Chloé Boffy de nous écrire la suite de cette rencontre ^^.

Faux ! de Christophe Collins nous transporte dans un ailleurs où un jeune homme, un rêveur et un chercheur, se trouve dans une situation qui l'effraie au plus haut point. Par chance, un ami lui vient en aide et lui propose LA solution à ses problèmes. Quelle est cette solution ? Que lui advient-il ? La chute de la nouvelle arrive et nous laisse le sourire aux lèvres.

Connexion de Mell 2.2 est un titre qui me parle beaucoup, à moi l'informaticien. Le récit néanmoins se situe bien loin des ordinateurs. Il prend place dans un autre monde où se combattent les Mayns et les Frontâles. Les Mayns sont chassés pour leurs différences et leur domination naturelle sur les autres. L'héroïne fera une rencontre qui changera sa vie. Nous avons le droit ici à un final qui nous laisse pleins d'espoir pour la jeune Mayn. Et qui pourrait même donner lieu à de nouveaux écrits pourquoi pas ?

La nouvelle suivante ne m'est pas inconnue et ce sera probablement le cas pour ceux qui suivent les publications de Nathy et ont donc découvert Funestes Murmures. Fix nous plonge dans le milieu de la musique et ses stars. On y fait la connaissance de Dmitri, chanteur du groupe Kiss of Death. On le suit et l'on découvre les excès qui peuvent résulter d'un succès trop rapide peut-être. La rencontre qu'il fera l'entraînera vers la fin de son show. Ce récit est un vibrant homme à Peter Steele, une grande figure du métal mort il y a quelques années déjà. Autant par les similitudes et les clins d’œil à sa vie qui en sont faits.

Cathy Coopman nous propose Harba, l'histoire d'une rencontre entre une auteure à la recherche d'isolement pour écrire et un jeune homme rencontré au bord de la plage. Une attraction à laquelle on ne peut échapper et un amour fort comme la vie sait si bien en construire. Dans ces lignes, on a le sentiment d'un récit sentant le vécu. Est-ce le cas ou pure invention ? Quoi qu'il en soit les émotions sont bel et bien là. On espère un avenir radieux à ces deux amants.

La jeune femme à la boucle d'oreille de Denis Labbé possède également cette essence qui fait que l'on a le sentiment d'une histoire vraie. Même si une petite touche de fantastique vient lui donner une aura pleine de mystère. On suit un homme qui, contre toute attente, accepte de sortir avec un ami en boite de nuit. Cette sortie le conduira à une rencontre qui changera à jamais sa façon d'être, tel un envoûtement qui l’amènera à tenter de la revoir, celle qui hante désormais toutes ses pensées. La chute vient nous plonger dans un sentiment de rêve éveillé, de trouble qu'il est difficile à décrire.

Avec Le train du désir de Frédéric Livyns, on s'attend à l'horreur absolue, surtout lorsqu'on a lu son recueil Sutures quelque temps auparavant comme c'est mon cas. On suit un homme dans un train et l'on découvre qu'il est loin d'être un saint. Il va y trouver une jeune femme à laquelle il espère faire tant de choses. Mais tout ne se passe pas toujours comme on le souhaite. Une nouvelle dans la lignée de celles que j'ai lues dans son recueil, effrayant à souhait sans que l'on puisse le prévoir.

Un matin de septembre nous raconte l'histoire d'une des plus belles rencontres qu'il soit lorsqu'on est une mère. Rose Berryl nous la conte avec un parfum de vécu. On lit ce récit, les yeux embués par l'émotion lorsque l'on sait tout ce que représente ce moment intense dans une vie. Merci pour ces douces émotions partagées.

On change totalement d'univers avec Où la temporalité croisée rencontre l’administration littéraire… de Suzanne Vanweddingen. On rejoint une librairie, mais qui a peu de choses à voir avec ce que l'on s'imagine tout de suite à la lecture de ce nom. Ici, nous avons le sentiment d'être dans une autre dimension et jusqu'au final de l'histoire, nous semblons perdus dans un rêve ou absorbé dans cette autre réalité.

Serah d'Alizée Villemin nous propose un autre univers que celui qu'elle nous sert dans Lady Falkenna. Ici pas de Steampunk, pas d'époque victorienne. Nous évoluons en un lieu à l'abandon, à la recherche d'informations, tout comme l'héroïne. Qu'est-il advenu en ces lieux ? Que fait-elle ici ? Qui est-elle ? Nombreuses sont les questions qui trottent dans notre tête avant qu'une rencontre ne vienne lui apporter des réponses et nous glacer le sang. On ne peut qu'espérer que tout ceci restera un produit de l'imagination.

John Steelwood en appelle aux fans des Doors avec un tel titre, The End. Il nous dévoile le récit d'un homme qui face au chagrin qui l'emprisonne n'a trouvé qu'une seule solution. Une rencontre qu'il tenait à faire peut-elle lui apporter un quelconque réconfort ? La paix ? La vengeance ? La chute vient nous hérisser les poils et nous laisser pantois, car on y trouve un écho de ce que l’on pourrait lire ou voir aux informations.

Une nuit de Marielle Ranzini-Marquet reprend le thème de la personne lassée de la vie, bien trop blessée pour vouloir vivre, qui attend que la mort vienne la chercher. Cette rencontre qu’elle fait, elle l’espérait, la souhaitait plus que tout, elle reçoit un message fort. L’écoutera-t-elle ? Ce texte est teinté d’une mélancolie qui trouve une résonnance en mon sein pour l’avoir déjà ressenti. On y perçoit une sensibilité à fleur de peau dans la plume, une passion dans le message que reçoit l’héroïne.

Enfin, Nicolas Saintier vient clore cette anthologie avec Lord Idelston. Un auteur à succès travaille sur son dernier livre et, alors qu’il ne s’y attend pas, va recevoir une visite fantasmagorique. Cet échange qu’ils ont se révèle des plus intéressants. On pourrait même se poser la question d’une maladie mentale ou d’une magie à l’œuvre tant semble impossible cette rencontre. Voici avec ce récit ce qui pourrait être le rêve ou le cauchemar d’un auteur, avec un dialogue qui ne manque pas de répartie.

Cette anthologie s’avère un moment de lecture des plus sympathiques où l’on oscille entre scènes totalement irréelles, rêves éveillés, frissons et histoires fleurant le vécu. Elle est également l’occasion de découvrir des auteurs que l’on ne connaissait pas, de retrouver certains que l’on connait, mais aussi de voir les membres de l’équipe éditoriale dans un autre rôle. Chacun d’entre eux, avec son univers, sa personnalité et son style nous offre une Rencontre qu’il ne faut pas rater, car elle vaut grandement la peine d’être vécue.
Je dis un grand bravo pour l’initiative ainsi que pour ceux qui ont donné de leur plume et ne dirait pas non pour les lire en d’autres occasions, pourquoi pas une nouvelle anthologie sur le même principe ?













2 commentaires:

  1. Bonjour BlackAngel,
    Merci beaucoup pour cette belle chronique.

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    Réponses
    1. Bonjour et merci pour votre commentaire.
      Je ne fais que retranscrire mes émotions.

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