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jeudi 21 août 2014

Les Lames du Cardinal, tome 3 : Le Dragon des Arcanes, Pierre Pevel


● Titre d'origine : Les Lames du Cardinal, tome 3 : Le Dragon des arcanes
● Date de parution : 2010
● Nombre de pages : 329
● Édition de ton livre : Bragelonne
● Quatrième de couverture :

Paris brûle-t-il ? On pourrait le croire, si l'avenir funeste dont Soeur Béatrice a eu un aperçu prophétique se réalise.
Déjà un dragon a survolé Paris et est passé à l'attaque. Face à lui, un homme a péri dans un dernier acte de bravoure et de sacrifice : Almadès, le maître d'armes espagnol des Lames du Cardinal. La bande de Lafargue est en deuil et la colère appelle la vengeance.
L'action reprend très vite ses droits. Agnès et Ballardieu veulent en savoir plus sur la vision de Béatrice et la menace qui pèse sur la capitale.
Direction : le Mont Saint-Michel, repaire des Châtelaines, où Béatrice est cloîtrée...




● Mon avis :

Voici, avec ce tome 3, la fin d’une saga que j’ai découverte il y a maintenant quelques années puisque c’était lors du salon littéraire de Nancy que j’avais rencontré Pierre Pevel. Depuis les années se sont écoulées et je suis désormais arrivé au terme de cette aventure livresque.

Voyez plutôt : Un roman de cape et d’épée où s’immisce de la Fantasy pour nous plonger dans un Paris historique, au cœur du XVIIe siècle. Ma découverte de cette Histoire revisitée se sera étalée sur 5 années, peut-être par peur d’arriver trop vite au terme d’une saga qui m’aura enchanté dès le premier tome sans décevoir mes attentes, ou par envie de me plonger dans cette histoire lorsque mon besoin d’évasion sera des plus importants ? Quoi qu’il en soit, je me retrouve désormais la gorge nouée d’avoir refermé ce dernier tome.

Les Lames du Cardinal sont en deuil, Almadès est mort, tué par un dragon. Agnès fait une bien sombre découverte auprès de Sœur Béatrice qui se repose au Mont Saint-Michel. La Fargue se laisse submerger par la colère qui en appelle à la vengeance. Ballardieu suivra Agnès où qu’elle aille. Nos Lames auront fort à faire, car les nuages assombrissent l’avenir de Paris, les machinations des Dragons semblent s’accélérer vers une fin des plus violentes. La Fargue et ses amis pourront-ils les arrêter ?

Dès la découverte de l’illustration et du quatrième de couverture, le ton est donné. Le Dragon des Arcanes nous offre de l’action, de l’émotion, du feu et du sang au fil des quelques voyages qu’accomplissent les Lames au fil de ce récit. La nécessité fait foi et La Fargue, Ballardieu, Agnès, Laincourt et Saint-Lucq doivent aller trouver les réponses là où elles se trouvent, il n’est plus temps d’attendre qu’elles arrivent. Nous n’avons donc aucunement le temps de souffler au cours de ces pages. Notre petit cœur est mis à rude épreuve alors que les Lames doivent affronter nombre de périls et que les découvertes qu’elles font se révèlent tout sauf rassurantes.

Les descriptions des lieux et des événements sont toujours aussi immersives que dans les précédents tomes pour ma plus grande joie. À tel point que même sans n’avoir jamais vu les lieux, l’on peut s’en donner une image des plus précises et l’on a qu’une envie, c’est d’être aux côtés des Lames, de combattre avec eux.

Les scènes d’actions se multiplient dans ce troisième tome, pour ajouter à ce sentiment d’urgence qui l’habite du début à la fin. L’on ne peut que subir les événements en croisant les doigts, en gardant l’espoir aussi mince est-il que les Lames parviendront à sauver Paris, sans pour autant en avoir la certitude. Quel traitement va leur infliger l’auteur ? Sera-t-il un bourreau pour eux comme pour nous ?

Ces personnages que l’on a appris à connaitre, à aimer ou à détester au fil des deux tomes précédents n’ont pas fini de se dévoiler et peuvent peut-être nous faire revoir notre jugement. Et que dire de ceux qui font leur apparition dans Le Dragon des Arcanes ? Ceux qui se révèlent la cause de toutes ces craintes, de toutes ces manigances que doivent tenter de déjouer La Fargue et son équipe ? Sont-ils haïssables tous autant qu’ils sont ? N’est-ce pas le rôle des méchants d’être détestés ? Pierre Pevel nous offre une galerie des plus vivantes de personnages, de ceux que l’on pourrait trouver dans les livres d’Histoire.

Les pages se tournent et ne se ressemblent pas. Chacune d’elle apporte son flot d’émotions. Toute la palette y passe, même si l’on sent la peine et la mélancolie s’immiscer plus profondément en nous lorsqu’approche le dénouement. L’on y découvre un feu d’artifice d’action, un jubilé de violence, de feu, d’horreur, et l’espoir se bat pour ne pas se faire souffler comme la mèche d’une bougie.

Le final vient nous asséner une violente estocade, nous arrachant quelques larmes, mais aussi un profond soupir alors que nous lisons les derniers mots. Cela ne se peut ! L’histoire ne peut prendre fin ainsi ! Il y aurait tant encore à lire, à découvrir de cet univers. L’on veut la suite quitte à devoir séquestrer l’auteur dans une chambre, attaché au pied du lit par une longue chaine ne lui permettant que d’accéder à une machine à écrire.

Il existe de ces mondes qui nous imprègne totalement lorsque nous découvrons des livres, des sagas et dont il nous est très difficile, voire impossible d’y coller le mot fin et de les quitter à tout jamais. Celui que nous offre Pierre Pevel avec cet hybride de Fantasy et de roman de cape et d’épée en fait partie. Nous ne pourrons plus jamais ouvrir un livre d’Histoire ou regarder un documentaire sur le XVIIe siècle sans nous attendre à y voir les noms de La Fargue, Agnès, Marciac, Ballardieu, Leprat, Laincourt ou Saint-Lucq dans le même chapitre que ceux de Richelieu et de Louis XIII.

Vous ne pouvez avoir vécu sans avoir lu Les Lames du Cardinal et son apothéose que se révèle être Le Dragon des Arcanes. Si vous ne l’avez pas encore lu, que faites-vous encore ici ? Filez donc rejoindre La Fargue et ses Lames ! Voyez que l’Histoire n’est jamais mieux que lorsqu’elle est imprégnée de la plume d’un auteur de Fantasy.



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