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lundi 21 décembre 2015

La guerrière d'Argalone, tome 1 : Des amours maudites, Frédérique Arnould


● Titre d'origine : La guerrière d'Argalone, tome 1 : Des amours maudites
● Date de parution : 1 Novembre 2014
● Nombre de pages : 220
● Édition de ton livre : Editions Artalys
● Quatrième de couverture :

Alexia est une adolescente comblée, bien qu’elle vive dans un pays menant une guerre contre son voisin depuis de longues années, le royaume d’Argalone. Quand arrivent ses seize ans, elle choisit de s’émanciper pour partir à la découverte du monde avec l’homme qu’elle aime. Mais un drame inattendu bouleverse tout. Désormais seule, elle doit faire face à la douleur et la colère qui la submergent Pour ne pas sombrer, elle choisit de s’engager dans l’armée. Bien que celle-ci soit exclusivement masculine, elle y est acceptée comme apprentie. Placée sous l’autorité d’un capitaine qui s’avère ne pas être ordinaire, elle se découvre elle-même certains dons. Ils lui seront très utiles pour participer à cette trop longue guerre, accomplir la vengeance qu’elle souhaite et, peut-être, cicatriser les blessures de son cœur.

● Mon avis :
Voici une lecture qui me permit une fois encore de découvrir un auteur que je ne connaissais pas, et j’avoue que la découverte fut des plus plaisantes. Des amours maudites est le premier tome d’une trilogie de Fantasy, genre littéraire que j’affectionne tout particulièrement et qui offre une multitude de portes vers des mondes que l’on ne demande qu’à explorer. Et La Guerrière d’Argalone tome 1 ne déroge pas à cette règle.

Alexia, adolescente qui fête ses seize ans, et après son émancipation ne rêve que d’une chose, parcourir le royaume d’Argalone avec celui qui a conquis son cœur, malgré la guerre qui fait rage avec leurs voisins. Malheureusement, son village est attaqué et l’horreur s’abat sur elle. Elle se retrouve seule et pour affronter sa douleur, elle rejoint l’armée, seule femme dans un monde qui se veut uniquement masculin, grâce à un capitaine qu’il nous tardera de connaître. Elle apprendra à se découvrir également.

Le récit débute paisiblement, aux côtés d’Alexia, que l’on découvre au cœur de sa vie de villageoise, fille de forgeron qu’elle aide. On fait sa connaissance ainsi que celle de son meilleur ami, Maxi, fils d’un capitaine avec qui elle s’entraîne à l’épée. Déjà là, elle sort de l’ordinaire, mais ce n’est qu’un début, car au fil du récit, nous en découvrirons bien plus encore sur chemin de la vengeance qui guidera ses choix.
Le capitaine de l’armée nous apparaîtra sous un jour différent, tout comme d’autres personnages dont nous ferons la connaissance auprès de l’héroïne. Les rencontres sont d’ailleurs un des fils conducteurs de ce récit, comme dans la majorité des romans de Fantasy, ou d’autres genres de manière générale. Mais sans celles-ci, le destin ne pourrait tisser sa toile, et l’histoire en serait bien différente, car il s’agit d’une destinée prometteuse qui semble attendre Alexia.

Imaginez donc une jeune femme entrer dans une armée réservée aux hommes, en tant qu’apprentie du capitaine et devenir bien plus au fil des pages. Imaginez ce que l’auteur peut nous réserver en rebondissements, en questions et en révélations.
Des révélations qui nous tiendront en haleine tout au long du récit, mêlant sentiments et action avec une intrigue qui n’est pas retors comme certains savent si bien le faire, mais qui l’est assez pour nous surprendre aux moments où l’on ne s’y attend pas, avec des événements que nous ne savons pas s’ils nous réjouissent ou nous peinent.
Voilà le menu du jour avec Des amours maudites, c’est divertissant à souhait, n’est-ce pas ? Et votre cœur ne sera pas épargné, vous pouvez en être certains.

Et que serait un roman de Fantasy sans magie ? La Guerrière d’Argalone n’y échappe pas et la magie se révèle donc à nous avec délicatesse, s’immisçant timidement dans le récit avant de nous paraître dans toute sa majesté sauvage et capricieuse.

S’agissant du premier tome d’une trilogie, Frédérique Arnould met en place les pierres d’un édifice dont on ne parvient pas encore à distinguer sa grandeur, mais nous sommes conquis par ce qu’elle nous dévoile, sans fioritures, ne parant pas sa plume de figures magistrales, mais nous parlant avec son cœur et celui de l’héroïne. On y perçoit beaucoup de fraîcheur, un style encore en train de s’affirmer, mais l’histoire n’en est nullement amoindrie, elle s’épanouit et lorsque nous refermons la dernière page, une seule envie nous taraude, celle de découvrir la suite des aventures d’Alexia.

Au final, La Guerrière d’Argalone, tome 1 : Des amours maudites s’avère une bonne découverte pour un premier roman qui réussit parfaitement à nous emporter dans son univers . Une histoire plaisante qui se lit bien trop vite et nous laisse flotter entre deux eaux, ou du moins entre deux tomes.


dimanche 20 décembre 2015

Coeur à Corps, Valérie Simon


● Titre d'origine : Coeur à corps
● Date de parution : 24/06/2015
● Nombre de pages : 576
● Édition de ton livre : Bragelonne (Snark)
● Quatrième de couverture :

Avec brio, Valérie Simon emmène ses lecteurs sur les chemins escarpés de son imaginaire d’une sombre richesse. Dans ce recueil sont réunies quatorze de ses nouvelles sorties à l’unité dans la collection Brage.
Récits fantastiques, contes noirs ou mythes post-apocalyptiques, la plume de Valérie Simon s’attaque à tous les genres pour mieux décortiquer l’âme humaine et son rapport à l’indicible. Ses histoires acérées, dans lesquelles l’homme est tour à tour proie et chasseur, et la créature objet de fascination et d’horreur, ne laisseront aucun lecteur indifférent…

● Mon avis :

Après la très bonne découverte de la plume de Valérie Simon avec Yanis, Déesse de la mort, ce fut avec plaisir que je découvris Cœur à Corps qui regroupe donc quatorze nouvelles que certains d’entre vous ont déjà pu découvrir à l’unité dans la collection dédiée à ce format court de Bragelonne. Le recueil de nouvelles est assurément un bon moyen de nous faire voyager à de nombreux endroits, ainsi que dans des périodes différentes à chacune d’entre elles. C’est également un exercice de style très intéressant qui nous offre une palette de couleurs de la plume de l’auteur, car celui-ci pourra « s’amuser » avec son style.

C’est exactement cela donc que nous propose Valérie Simon en donnant de son cœur aux corps des nouvelles, en emprisonnant ces vies, ces êtres dans les récits qu’elle nous propose de découvrir ou redécouvrir.

Notre première incursion avec La vénus du quartier des platanes nous permet de découvrir la rencontre d’un jeune homme avec une chute de reins, puis la jeune femme à qui elle appartient. Une situation qui s’avère assez banale on pourrait penser, mais la suite nous prouvera le contraire. Quand le réel se teinte de surnaturel, l’auteur nous zombifie et l’on est à sa merci.

Nous plongeons ensuite dans un Conte schizophrénique, où l’on découvre un homme (ou un être différent, créé par un auteur dont l’œuvre a été adaptée au cinéma ?) qui découvre la liberté après avoir passé une longue voire, très longue période, enfermé  avec des livres pour seule source d’apprentissage. Le doute qui nous habite sur son origine nait alors que notre lecture progresse, car il ne semble pas « normal » comme nous et il ne semble pas s’en rendre compte.

Je te tuerai deux fois est un titre évocateur pour une nouvelle qui ferait un très bon scénario pour un épisode des Contes de la crypte. Ai-je besoin de vous en dire plus ? Vous êtes sûrs ? Je rajouterais quand même que l'espoir nait pour le personnage principal, mais la crainte persiste et mène à des actes sans retour possible.

Halloween est la période de l’année la plus propice pour La Nuit du chat gris, et c’est bien là que débute le récit. Une jeune femme découvre un chat quelques jours avant Halloween et le recueille, apitoyée par son aspect. La surprise sera de taille et aura un prix que l’on n’est pas prêt à payer.

Nous partons ensuite dans un monde postapocalyptique avec Demain, des raviolis... pour découvrir une femme qui se réveille sans savoir ni qui elle est, ni où elle est, et encore moins ce qu’il est advenu, mais c’est un monde dévasté qu’elle découvre. Nous suivons ses premiers pas dans cette nouvelle vie qui l’attend avec tout ce que cela implique. Et vous que mangerez-vous demain ?

Il est important pour un enfant de voir dans Le Regard de la mère, l’amour, la joie et la fierté qu’on leur apporte. C’est bien là ce qu’aimerait voir le personnage que l’on rencontre en cette nouvelle. Il ne s’est jamais senti aimé, ni quoi que ce soit d’autre par sa mère ou par les autres. Une triste réalité qu’il espère changer lorsqu’un événement s’abat sur lui, le métamorphosant. Malheureusement cela ne semble pas être le cas, quoi qu’il fasse.

Nous partons en Asie, pour découvrir Les Neuf Queues de la femme-renarde, un conte empreint de cette culture, de mythes et de traditions. Une jeune femme promise au roi le rejoint et se marie. Cela semble normal, mais sa beauté va jouer en sa défaveur face à la première épouse du roi. Quand le folklore rejoint le récit, sa vie bascule.

Vous prendrez bien un bain de science-fiction avec Le Numéro 319. Cela semble une scène que l’on pourrait rencontrer tous les jours, un patient à l’hôpital qui se réveille sans aucun souvenir, mais est-ce bien le cas ? On l’apprendra au fil des réveils de celui-ci.

Voici encore une créature toute droite sortie d’un folklore, mais du Moyen-Orient cette fois-ci. On découvre un militaire qui intervient sur une attaque terroriste et se voit confier un cadeau des plus étranges, une boule d’argile, qu’il ramène à son fils. La Chair du Golem que ce dernier façonne en une silhouette humanoïde. Des faits étranges ont lieu avec en rapport ce jeune garçon.

Une petite plongée dans la féérie, cela vous tente-t-il ? Si oui, découvrez donc La Vouivre du bord de l’étang, et voyez que ces créatures peuvent être bien vivantes et comment elles peuvent intégrer notre monde et notre histoire, sous le règne de Louis XIV. La rencontre entre un homme et une Vouivre est un de ces moments magiques que certains rêvent de vivre ou vivent en rêve.

Il en faut pour tous et une histoire de marins manquait à l’appel. L’Amour à mort sur les rives de Formose nous entraîne donc en mer de Chine, au XIXe siècle. Des légendes circulent et si elles s’avéraient réelles ? C’est ainsi que nous suivons le récit que nous fait un domestique attaché au service d’un amiral, qui nous raconte ce qu’il a vécu et qui l’a terrorisé au point de fuir les mers.

La Vie très ordinaire du comptable Jean-Louis ne semble pas trépidante, mais la banalité est faite pour être bouleversée des fois, même si elle peut revenir au galop. Notamment lorsque le fantastique entre en jeu. Cela peut devenir même poilant, mais je vous laisse le soin de le découvrir par vous-même.

Nous poursuivons notre voyage à travers les continents en rejoignant cette fois l’Afrique, et plus précisément le Kenya. Un homme rejoint ce pays pour diriger une réserve naturelle suite au décès de l’ancien directeur. Ce qu’il découvrira là-bas le changera à jamais sa vie. Fenris fait partie de ces créatures légendaires qui hantent les fables des lieux et le rencontrer laissera une marque indélébile pour le personnage principal.

Enfin, pour terminer ce recueil, Les Mémoires de la Bestia nous offrent un autre point de vue sur des événements qui ont marqué l’Histoire de la France, et surtout une de ses régions. N’avez-vous jamais eu l’idée de vous mettre à la place de celui qu’on décrit comme la bête ? C’est ce que nous propose donc Valérie Simon et cela nous offre un point de vue imprenable sur ce récit.

Comme vous pourrez le découvrir, il est difficile d’échapper aux griffes acérées de ce Cœur à corps et chacun des récits que nous propose l’auteur ouvrira plus encore nos yeux et nous sentirons cette invasion d’émotions, de sentiments contradictoires qui auront comme point commun notre soif de lire, de plonger dans une autre histoire, de savoir ce que nous réserve encore Valérie Simon. Elle trace de profonds sillons de sa plume que nous suivons avec un grand plaisir.

En conclusion, chacune des nouvelles qui composent ce recueil sera autant de moments de lecture que vous pourrez savourer partout, quand vous le voudrez, avec la frénésie que vous voudrez, une par une, ou toutes à la suite. Offrez du Cœur à corps à votre esprit, c’est grandement recommandé pour chasser l’ennui de votre réalité et de votre quotidien.


mercredi 21 octobre 2015

Avec tes yeux, Sire Cédric


● Titre d'origine : Avec tes yeux
● Date de parution : 8 octobre 2015
● Nombre de pages : 550
● Édition de ton livre : Editions Presses de la Cité
● Quatrième de couverture :

Thomas ne croit que ce qu'il voit, mais personne ne le croit. Depuis quelque temps, Thomas fait des rêves atroces. D'épouvantables rêves qui le réveillent en sursaut et morcellent son sommeil qu'il a déjà fragile. Si ce n'était que ça ! Après une séance d'hypnose destinée à régler ses problèmes d'insomnie, il est en proie à des visions. Il se voit, à travers les yeux d'un autre, torturant une jeune femme... Persuadé qu'un meurtre est effectivement en train de se produire, il part à la recherche de la victime. Le cauchemar de Thomas ne fait que commencer.




● Mon avis :
S'il est un auteur qui s'est fait une place au fil des années dans le milieu du thriller, c'est bien Sire Cédric qui s'est glissé entre les grands noms français et étrangers de ce genre littéraire. Et ce n'est pas Avec tes Yeux qui nous dira le contraire. En effet, il nous prouve une fois encore qu'il a trouvé sa voie, et qu'il y fonce à toute allure, filant vers la reconnaissance que recherche tout écrivain dans le partage qu'il fait avec le lecteur.

On y découvre Thomas, un homme rationnel est victime depuis quelque temps de rêves si effrayants qu'ils le réveillent en sursaut et lui rendent le sommeil des plus fragiles. L'hypnose semble pouvoir remédier à ses problèmes, mais suite à une séance, il est assailli de visions. Il y voit à travers les yeux d'un autre, torturant une jeune femme. Il part en quête de celle-ci, persuadé que ce qu'il a vu se produit réellement. Et c'est ainsi que son cauchemar débute, mais jusqu'où le mènera-t-il ?

Pour tous ceux qui s'étaient liés au duo Eva Svärta/Alexandre Vauvert, vous ne les retrouverez pas ici, mais n'ayez crainte, Thomas ainsi que les autres personnages principaux de ce roman sauront pénétrer vos cœurs.
Que ce soit le héros Thomas Stevenson, que l'on ne peut que suivre, sûr de son innocence. D'ailleurs l'est-il vraiment ? C'est une question que l'on peut se poser au fil des pages, tant le doute que distille Sire Cédric en nos esprits peut se révéler fort.
Ou bien, la jeune Nathalie Barjac, une gendarme qui, malgré sa frêle apparence, se révélera d'une hargne et d'une volonté sans bornes. Tout comme Fox, personnage mystérieux qui sera un véritable puits de connaissance pour notre héros.
L'autre, le meurtrier, nous restera pendant longtemps un mystère que l'on meurt d'impatience de percer. Qui est-il ? Pourquoi fait-il cela ? Y a-t-il un lien entre lui et Thomas ? Nombreuses sont les questions que nous nous poserons au fil des pages à son sujet !

Tout comme les précédents romans, l'auteur saupoudre son récit d'une touche de fantastique qui le nimbe de ténèbres qu'il nous tarde de percer. Nous progressons de cauchemar en cauchemar, côtoyant l'horreur de près, mais aussi regardant à l'horizon, derrière cette brume qui occulte nos espoirs, avide d'une lueur tant nous semble réel le portrait qui nous est dépeint de ce que l'humanité compte de plus abject.

On peut sans difficulté s'imaginer le travail de recherche et de préparation qu'ont dû demander certains passages du roman, apportant ce réalisme qui peut être si dérangeant à certains instants, mais qui permet à l'auteur de nous séquestrer sous sa plume, de nous rendre acteurs de ses écrits.
Avec tes yeux s’avère donc être un concentré d’actions, ne laissant que peu de temps mort pour souffler, car lorsque les mouvements se ralentissent, c’est pour mieux nous faire trembler sous les révélations qui nous parviennent avec parcimonie, laissant nos réflexions et nos craintes transparaître dans nos regards.

Cela se confirme alors que le dénouement vient nous crever les yeux, se révélant aussi terrible que fantastique. L’auteur continue de nous surprendre alors que le final vient nous achever, tel un coup de poignard en plein cœur. Pourquoi nous faire endurer tout ceci pour en arriver là ?

Avec tes yeux, vous fera vivre un cauchemar éveillé, une histoire dont on ne sort pas indemne et je pense que Sire Cédric a réussi à nous emmener là où il le souhaitait. Ouvrez ce roman et vous ne saurez en détacher le regard, car il est difficile d’échapper à la plume acérée de l’auteur, de quitter le puits noir des yeux de l’autre et vous deviendrez des voyeurs sans éprouver aucune honte.









mercredi 7 octobre 2015

Arkem, tome 1 : Yanis, déesse de la mort, Valérie Simon


● Titre d'origine : Arkem, tome 1 : Yanis, déesse de la mort
● Date de parution : 2012
● Nombre de pages : 313
● Édition de ton livre : Editions du Riez
● Quatrième de couverture :

Née dans la douleur et dans la mort, fille d’un démon de Rhynantes et d’une Princesse des Elfes, elle est l’héritière de deux races qui se haïssent et qui ne cherchent qu’à se détruire.
Élevée dans les mystères d’un culte issu des profondeurs de temps révolus, elle est l’image radieuse de la mort, la réincarnation d’une déesse terrible.
Mais son héritage la tourmente.
Que lui veulent cet elfe, cet oiseau noir bavard, ce magicien troublant, et quels sont ces pouvoirs qui la hantent et qu’elle n’ose deviner ? De la pierre pâle aux reflets liquides qu’elle porte depuis sa naissance, elle ne sait rien, sinon qu’elle a en elle une étrange chaleur, et qu’elles sont liées par une puissance inconnue.
Mais dans la sombre tour de Ragnarok, les forces issues des ténèbres se rassemblent.
Et Raban Siwash, l’Innommable, n’aura de cesse de la rejoindre pour la tuer.

● Mon avis :

Comment ne pas succomber à une couverture telle que celle-ci ? Même sans lire le résumé, nous sommes conquis et mourrons d'envie d'acheter ce roman. Et lorsqu'en plus, nous nous penchons sur le synopsis, Yanis, Déesse de la mort se retrouve bien vite dans notre panier (achetez chez les petits éditeurs directement cela les aide bien plus que par le biais de plateformes multinationales).
Découvrir ensuite que cette saga a déjà fait l'objet d'une première publication à la fin des années 90 ne nous fait qu'être bien plus reconnaissant encore de la voir rééditer aux Editions du Riez, car sans cela nous passerions à côté d'un très bon moment de lecture, d'un petit bijou que ça soit par sa couverture ou par le contenu.

Un démon de Rhynantes et une Princesse des Elfes s'aiment et de cette amour interdit naît un bébé en payant un lourd tribut de douleur et de mort. De deux races qui sont diamétralement opposées et que rien ne peut rapprocher, elle se retrouve l'héritière. Son père la confie à une prêtresse, la faisant passer pour la réincarnation d'une déesse, celle de la mort, Yanis. Les rencontres qu'elle fera avec un oiseau noir bavard ou un magicien mettront à mal ses croyances et lui révèleront une partie de son identité, de son fardeau.

Au fil du Livre Premier, Valérie Simon se jouera de nos émotions, nous faisant vivre l'amour qui unira Rosendael et Laocoon, une princesse Elfe et un prince Démon, deux races ennemis. Cet amour nous conduira à la peine et la joie mêlées?
Puis, dans le Livre Deuxième, nous découvrirons Yanis, de sa plus tendre enfance à l'âge où elle devient femme. Nous verrons combien le culte et le rôle qui est le sien lui pèseront sur les épaules. Les contraintes, l'horreur qui en découlent finiront avec les années passant à l'amener à se rebeller contre la prêtresse qui l'a élevé. Derrière l'apparence et la froideur de la déesse se cache une jeune femme dont l'innocence ne s'est pas totalement évanouie, ignorant bien des aspects de la vie telle qu'elle est hors de son temple.

La rencontre d'un oiseau noir bavard apportera son lot de questions qu'elle refoulera, mais celle de ce magicien troublant chamboulera sa vie bien plus qu'elle ne l'aurait souhaité. Les révélations, la magie dont elle se découvrira détentrice, cette pierre qu'elle possède depuis sa naissance diffusant une étrange chaleur, quel lien les unit ? Un nom : Arkem.

Ce premier tome m'a dans certains aspects, notamment la jeunesse du personnage principal, un destin tout tracé lié à une prophétie, fait quelque peu penser à La Belgariade de David Eddings, une saga qui m'a autant marqué que Le Seigneur des Anneaux. J'espère donc beaucoup de choses pour la suite d'Arkem, que l'auteur m'emportera aussi loin que l'a fait David Eddings.

Valérie Simon dispose pour ce faire d'une plume bien taillée dont elle se sert avec habilité, dessinant dans notre esprit les paysages qu'elle décrit. Un style fluide qui rythme notre lecture, nous refusant toute pause pour mieux nous immerger dans son récit, car même lorsque l'action n'est pas au rendez-vous, elle conserve toute notre attention, distillant les informations, le passé, les légendes qui peuplent son univers.

Lorsqu'arrive le dénouement de ce premier tome, nous retenons notre souffle, souffrant puis exultant avec l'héroïne. La dernière page et le point final nous emplissent de frustration de ne pouvoir poursuivre notre évasion avec Yanis. Il ne nous reste que ce sentiment d'abattement de refermer ce premier tome et une impatience grandissante de nous plonger dans le suivant.

En conclusion, à vous, amis des elfes, des démons, des dieux, amateurs de magie, lecteurs de Tolkien, Eddings et de fantasy de manière plus générale, je ne peux que vous conseiller de vous empresser à rejoindre l'univers d'Arkem et découvrir la plume de Valérie Simon. L'évasion en ces lieux est à prescrire pour lutter contre la monotonie ambiante.

mardi 6 octobre 2015

Les chroniques d'Oakwood : Dans l'ombre de la Demoiselle, Marianne Stern


● Titre d'origine : Les chroniques d'Oakwood : Dans l'ombre de la Demoiselle
● Date de parution : 2013
● Nombre de pages : 202
● Édition de ton livre :  Editions du Chat Noir
● Quatrième de couverture :

Oakwood, son église, sa grange abandonnée, ses tavernes, son cimetière. Et ses sorcières, au grand dam des prêtres qui se succèdent sans parvenir à éradiquer les diableries.

Lorsque la nuit tombe, les ombres s'étirent et drapent le hameau d'un manteau de noirceur, laissant à la lune le soin d'épier les plus sombres desseins. Cruelles malédictions et engeances démoniaques arpentent alors librement les rues aux faveurs de l'obscurité ; mieux vaut ne pas s'attarder en-dehors des logis, au risque de rencontrer la Mort au détour d'une bâtisse.

Pourtant, le vieux cimetière attire bien des convoitises... Certains affirmeront avoir aperçu la lueur chétive d'une lanterne au detour d'une tombe, d'autres diront avoir entendu des hurlements déchirants briser la torpeur nocturne. Les plus folles rumeurs circulent au village, mais ses habitants s'accordent à dire qu'il ne se trame rien d'anormal.

Entre spectres, pentacles, corbeaux et cadavres, quelques téméraires se risquent toutefois à des errances en solitaire. L'un en quête de l'être aimé, l'autre animé par une vengeance inassouvie, ou tout simplement, à la recherche du repos éternel. Or tous ignorent que dans l'ombre, la demoiselle d'Oakwood veille...


● Mon avis :

La première chose qui m’a attiré dans ce livre, c’est l’illustration de couverture, signée Janna Prosvirina, et le synopsis m’a ensuite plus qu’intrigué. Une histoire dans un univers gothique ? Des créatures fantastiques, surnaturelles et de la magie, voilà bien des chroniques qu’il me tardait de découvrir.

Oakwood, une bourgade qui semble paisible se révèle sous un jour nouveau lorsque les ténèbres la recouvrent. La chasse aux sorcières semble d’ailleurs le sport officiel en ces lieux. En son cimetière, on peut apercevoir la lueur d’une lanterne au détour d’une tombe. Les spectres y errent, damnés qu’ils sont. Et pourtant, sur eux veille la Demoiselle d’Oakwood, si mystérieuse.

Ce livre est découpé en neuf histoires et un chant qui nous font voyager dans le temps, chacun daté afin de nous offrir un repère chronologique par rapport aux autres. D’ailleurs, je pense que la lecture de chacun d’entre eux pourrait se faire de manière indépendante sans pour autant en perdre de leur intérêt.
Néanmoins, le fait de ne pas les avoir mis dans l'ordre, mais de nous faire voyager à travers le temps peut se révéler un peu troublant par moment. Notamment, pour ce qui est des personnages qui apparaissent et disparaissent au fil des récits. Cela peut être déstabilisant en effet lorsque des personnages qui sont morts dans une nouvelle sont de nouveaux vivants dans une autre si l'on ne prête pas attention à la date.

Outre ce fait qui sera anecdotique pour certains, Marianne Stern nous propose une immersion des plus intéressantes dans une époque où la chasse aux sorcières pouvait être un bon moyen, dans les villes et villages à travers le monde, de se débarrasser de celles qui ne se pliaient pas aux bonnes mœurs. Ce ne sont pas les seules à être dépeintes, les spectres qui peuplent le cimetière ont une part également importante dans les Chroniques d'Oakwood. Ils sont tous liés d'une manière ou d'une autre à la Demoiselle d'Oakwood.

De surprises en rebondissement, nous allons vers la nouvelle qui clôt de fort belle manière ce livre. Celle qui nous donne le sourire, qui nous soutire un cri de joie non feint devant le dénouement, car oui, les sorcières, les spectres et autres créatures fantastiques ne sont pas faits uniquement pour être les méchants de l'histoire.

Pour nous servir ces récits, prenez le style des plus agréables et fluide de l'auteur et vous serez emportés à Oakwood pour accompagner la Demoiselle de ces lieux. Les descriptions des lieux et des personnages les rendent si réels qu'ils se gravent sur nos pupilles.

Au final, Marianne Stern, avec ses Chroniques d'Oakwood, nous démontre que cela aurait vraiment été dommage qu'elle n'écrive pas d'histoires de sorcières, car celles-ci sont une réussite et je vous recommande chaudement de les découvrir.




mercredi 12 août 2015

La Balafre de Dieu, Francis Jr Brenet


● Titre d'origine : La Balafre de Dieu
● Date de parution : Mai 2015
● Nombre de pages : 404
● Édition de ton livre : Editions Underground
● Quatrième de couverture :
« Dieu m’a assassiné… » Et si ces quelques mots griffonnés sur un papier ébranlaient l’Armonésie ? Comment décrire ce pays ? Un Armonésien le ferait en ces termes : « Berceau de la perfection ! Si nous connaissons aujourd’hui des vies sans histoires, c’est grâce au Conseil des Sages – loué soit-il ! – qui nous a purgés de ces maudits rêves et de ces parasites de sentiments… » Mais quels secrets se cachent derrière cette perfection ? À travers les destinées croisées d’un croquemort immortel, d’une prostituée, d’un médecin du label Mochitude, d’une Dame Pipi, d’un inspecteur de la Karma Police et d’un serial killer, les indices vont peu à peu s’imbriquer comme les pièces d’un puzzle. Mais peut-être la véritable solution se terre-t-elle en vous, vous qui porterez cette histoire jusqu’aux frontières de la réalité, de l’imaginaire et de la folie ? Oui, bienvenue en Armonésie, un pays dont vous ne pourrez plus partir…

● Mon avis :

Voici une lecture qui fut déconcertante ! Autant le synopsis m'intriguait, autant celle-ci s'est avérée laborieuse et s’est étirée sur près d’un mois et demi. C’est pourtant un parfait portrait caricatural de notre civilisation auquel il a ajouté une touche de science-fiction, mais il n’en reste pas moins que je n’ai pas accroché, et ce pour différentes raisons.

Nous nous trouvons en Armonésie, un pays où les sentiments et les rêves ont été éradiqués, où la perfection a été érigée en norme par le Conseil des Sages.
Nous découvrons les destinées croisées de personnages que rien ne semble relier, un croquemort immortel, une prostituée, un médecin au label Mochitude, une Dame Pipi, un inspecteur de la Karma Police ainsi qu'un serial killer.
Nous les suivons à la recherche de la vérité qui semble se cacher derrière cette perfection.

Imaginez donc, à vos risques et périls, un monde purgé des rêves et des sentiments, une histoire où les émotions sont contrôlées, cela vous semble possible ? C'est ce qu'a voulu montrer Francis Jr Brenet dans La Balafre de Dieu. Et il n'y est pas allé de main morte. Il a instauré un véritable cauchemar pour tous les rêveurs que nous sommes, car nous n'y vivrions pas longtemps.

Son style semble une imitation de Frédéric Dard sous LSD écrivant un roman de science-fiction. Les mots et expressions sortis de son imagination sont bien nombreux, trop je dirais même. Au début, cette originalité nous étonne, nous intrigue, mais au fil des pages, elle finit par devenir pesante pour notre lecture. Il aurait gagné en lisibilité à n’en saupoudrer que parcimonieusement le récit à mon avis.
Une chose est certaine, il est vraiment allé au bout de ses idées et n'a fait aucune concession pour ce qui est de son écriture. Un auteur qui s’engage sur une telle voie doit d’ailleurs savoir que cela ne plaira pas à tout le monde, mais il le fait par envie, par amour, ou par folie ? On peut donc le féliciter comme on peut lui reprocher de se mettre dans une position plus élitiste, moins grand public.

Pour ce qui est du récit, la mythologie et les personnages de cette Armonésie sont autant de pavés qui tracent la voie que veut nous faire prendre l’auteur. Malheureusement, j'ai bien peur d'avoir fini par quitter ce chemin et donc d'être passé à côté de l'intrigue. Ce qui a été plus que pénalisant pour comprendre le dénouement. Je ne jette pas la pierre à l'auteur, ni même le livre à la mer, mais je pense que la rencontre ne s'est pas faite, que je n'étais pas fait pour lire La Balafre de Dieu.

Au final, ce roman s’avère un échec pour moi, car je n’ai pas su comprendre l’auteur, l’intrigue et je n’ai pas adhéré au style.


Je conseillerais donc à tous de se préparer à une découverte qui sera des plus déstabilisantes, tant par l’écriture que par l’histoire, mais je suis certain que Francis Jr Brenet trouvera son public, autant qu’il se fera des ennemis avec La Balafre de Dieu. C’est un roman qui ne laissera pas indifférent quoi qu’il en soit. Je souhaite donc un bon courage à tous ceux qui tenteront l’aventure en Armonésie.






mercredi 1 juillet 2015

Jusqu'à la Fin des Temps, Céline Guillaume


● Titre d'origine : Jusqu'à la Fin des Temps
● Date de parution : Avril 2015
● Nombre de pages : 216
● Édition de ton livre : Editions Underground
● Quatrième de couverture :

Au milieu des bois, lors d’une nuit sans lune, elle m’apparut pour la première fois. Mythe ou réalité, annonciatrice d’infortune ou de réussite, je l’ignorais… Seule une antique pièce syrienne abandonnée sur mon siège témoignait de ma rencontre avec la Dame Blanche, messagère de l’au-delà qui allait me guider vers ma destinée tracée depuis la nuit des temps.

Huit siècles après le début de cette histoire dans l’Histoire, je tenais dans mes mains notre devenir.

● Mon avis :

Heureux l'homme qui vous parle d'avoir découvert Jusqu'à la Fin des Temps, car c'est un véritable petit trésor que ce livre. Un pari osé pour Céline Guillaume d'avoir confié son histoire à un tout jeune éditeur, mais quel résultat ! Un écrin qui renferme en son cœur un trésor qu'il vous faut apprécier avec douceur, en prenant son temps. Une joie que de découvrir Le Serment de Cassandra, ainsi revu et réécrit.

Cassandra, jeune femme, mène une vie morne jusqu'à ce qu'une rencontre au milieu des bois, sur un bord de route, bouleverse sa vie. Une vieille femme qui lui laisse un cadeau des plus étranges, une pièce syrienne datant des croisades. Dès lors, tout va sembler la mener vers cet ailleurs. Quelle destinée l'attend au bout du voyage ?

Dès les premières pages, Cassandra se révèle à nous, une jeune femme ayant la vie devant elle, mais dont celle-ci se révèle une épreuve. Une demoiselle dont le cœur et l'esprit sont emplis d'un mal-être et à qui l'on s'attache bien vite. On y perçoit une part de l'auteur dans sa fragilité apparente, dans sa douceur ainsi que dans son apparence physique.

La rencontre avec la vieille femme est le déclencheur de tous les événements qui vont suivre et qui changeront sa vie à jamais. D'ailleurs, le récit est jalonné de rencontres, mais aussi de pertes qui auront toutes leur importance. Ils seront le fil conducteur vers la destinée de Cassandra.

Un destin enviable même s’il peut aussi être cruel par certains abords. Il parle néanmoins à tous les romantiques, aux passionnés pour qui l’amour est éternel, qu’il peut tout vaincre et survivre par-delà les années. Et c’est bien à ceux-là que le récit de Céline Guillaume parlera le plus, il leur apportera un sentiment de plénitude. Malgré les épreuves que traverse Cassandra, ils s’identifieront à elle et vivront pleinement Jusqu’à la Fin des Temps.

On décèle également dans ce livre l’amour que porte l’auteur pour ces époques lointaines qu’elle nous fait revivre dans ces romans. Ici, nous voguons vers les Croisades, période de combats incessants, mais aussi le berceau de nombres de merveilles, notamment en Orient et, plus particulièrement en Syrie dans cette histoire. Pour autant, le récit est bien ancré dans notre monde moderne. C’est une jeune femme du vingtième siècle avec toute la modernité de cette époque, même si le dépaysement sera au rendez-vous pour elle.

Pour ce qui est de l’intrigue, nous ne sommes pas dans un thriller ici. Il y a des éléments troublants qui viennent s’emboiter pour nous conduire à la suite de l’héroïne vers sa destinée et nos questionnements principaux concernent ces faits, ces rencontres qui parsèment le roman. Qui est cette personne ? Pourquoi cela arrive-t-il ? Qu’ont-elles en commun ? Le voile de mystère se lève et ne nous laisse aucun gout amer. Sauf peut-être celui du final, du dénouement qui laissent couler sur nos joues quelques larmes de peine ou de joie, suivant si l’on est optimiste ou pessimiste.

Céline Guillaume nous offre avec Jusqu’à la Fin des Temps une lueur d’espoir, d’amour et de douceur dans une galaxie bien vaste qu’est le monde dans toute sa froideur et sa tristesse. Un rêve éveillé que nous ne voulons pas quitter et dont on ne désire qu’une chose : le suivre jusqu’à la fin des temps. L’amour peut être éternel !



vendredi 12 juin 2015

Le Cycle des âmes déchues, tome 2 : Le Sacrifice des Damnés, Stéphane Soutoul


● Titre d'origine : Le Cycle des âmes déchues, tome 2 : Le Sacrifice des Damnés
● Date de parution : 2011
● Nombre de pages : 186
● Édition de ton livre : Editions du Petit Caveau
● Quatrième de couverture :

Fin du XIXe siècle. Paul de Lacarme, l'héritier d'un clan dévoué à la chasse aux vampires, regagne la demeure familiale après une longue errance. Sur place, il ne découvre que mort et désolation. Les résidents du domaine mis à sac ont été assassinés, mais surtout sa sœur est portée disparue.
Léonore de Lacarme couve en son sein un terrible enfant convoité par un groupe de fanatiques. La jeune femme enceinte pourra-t-elle échapper à ces individus prêts à tout pour accomplir leurs sombres desseins ? Et son fiancé, cet amant à présent devenu un prédateur aux mœurs sanglantes et à la séduction irréelle… peut-elle encore lui accorder sa confiance ?
Paul de Lacarme va tenter l'impossible pour retrouver l'unique famille qui lui reste et la soustraire à un funeste destin. À moins que la trahison d'un ancien amour ne le précipite lui aussi au cœur d'un piège sans retour….


● Mon avis :

Cela fait maintenant quelques années que j'avais découvert Stéphane Soutoul avec le premier tome de cette saga, Le Mal en la Demeure, et j'en avais gardé un très bon souvenir, malgré un goût de trop peu et une fin trop rapide qui nous laissait dans une position d'attente difficile. Désormais, j'ai pu découvrir ce qu'il advient de Paul de Lacarme ainsi que de sa sœur Léonore.

À peu près un an après les événements du précédent tome, Paul de Lacarme n'a pas reparu au domaine familial depuis, errant on ne sait où. Léonore veille sur le Prieuré et vit un amour qui se concrétise par sa grossesse. Tout se passe bien pour elle et son fiancé, jusqu'à ce que la demeure soit mise à sac et tous les occupants assassinés ou presque.
C'est ainsi que Paul découvre le domaine familial, mais sa sœur est portée disparue alors il se doit de la retrouver et de la sortir des griffes d'un groupe de fanatiques qui veut utiliser son enfant pour un dessein maléfique. Cette histoire signifiera-t-elle la fin du clan Lacarme ?

D'un style des plus agréables à lire, l'auteur ne nous laisse que peu de répit afin de faire connaissance avec l'héroïne et son fiancé, car ceux-ci sont rapidement mis à rude épreuve et plongés dans la tourmente.
Néanmoins, ils ne restent pas des étrangers pour nous, car au fil des chapitres, des bribes de leurs histoires, de leurs caractères et de leur relation nous sont livrées. D'ailleurs, nous en apprenons également plus sur le passé de Paul, avec l'apparition d'une ancienne amante qui aura un rôle à jouer dans l'histoire.
Il en va de même pour leurs ennemis. Stéphane Soutoul nous fournit donc une véritable mythologie de ses personnages qui est fort appréciable sans pour autant être un poids pour le récit. Tout ceci s'y imbrique et nous permet de créer des liens plus forts avec les héros, ou de haïr et même de comprendre les méchants de ce tome.

L'intrigue tourne autour de Léonore, de l'enfant à naître et des sombres intentions de ceux qui l'ont enlevé. L'espoir et le désespoir s'affrontent en nous comme en nos héros. Nous ne parvenons à déterminer ce qu'il leur adviendra au final même si, à certains moments, nous avons la certitude qu'il se passera ce que nous lisons ensuite.
Lorsque s'approche le final, l'auteur parvient même à nous arracher quelques larmes. À celles-ci viennent s'ajouter d'autres émotions que nous ne pouvons maîtriser.

Après l'épilogue, Stéphane Soutoul nous fait voyager dans le temps afin de nous offrir un moment qui ne peut que nous laisser sur notre faim, comme lors de la fin du premier tome. Il sait comment faire languir le lecteur et nous promet une aventure supplémentaire que nous ne pourrons pas rater.

En conclusion, Le Sacrifice des Damnés se trouve être un roman qui, je le pense, ravira les fans de romance, mais aussi les amateurs de vampires. D'ailleurs, les vampires ne sont-ils pas des créatures nées du romantisme ? Avec les écrits de l'auteur, nous pouvons en avoir la certitude, tout comme celle de passer un agréable moment guidés par sa plume.




vendredi 29 mai 2015

Les Tangences Divines, Franck Ferric


● Titre d'origine : Les Tangences Divines
● Date de parution : 2011
● Nombre de pages : 310
● Édition de ton livre : Editions du Riez
● Quatrième de couverture :

Lorsque Théodule, égoutier à Paris, décide de lever le pied sur un job qui l'épuise et une vie de couple bancale, il espère pouvoir se la couler douce un moment. Mais c'est sans compter sur l'arrivée de deux vieilles gloires décaties persuadées que leur salut tient à la redécouverte d'un dieu antique, qui viennent frapper à sa porte pour le contraindre à leur prêter main forte. Embringué dans une histoire qui le concerne sans doute plus qu'il ne l'imagine, l'égoutier croisera des nains ratatinés, des dieux amateurs de blues, des déchus à tête de chacal et des nymphes rapiécées. Autant de guides splendides et misérables, qui le conduiront aux confins des tangences divines. Une chose est certaine : si les dieux de jadis ont salement perdu de leur superbe, ce sont toujours de fieffés escrocs.

● Mon avis :

Cela faisait un moment que je m’étais promis de lire ce livre, après avoir fortement apprécié de précédents titres de Franck Ferric dont La Loi du Désert, également publié aux Éditions du Riez. Cette lecture fut la plus rapide depuis plusieurs mois, pour de bonnes raisons bien sûr.

Théodule, égoutier à Paris, mène une vie routinière, avec un couple qui commence à battre de l’aile. Sans qu’il en prenne conscience, sa vie bascule par le biais d’une rencontre qui va le conduire à ouvrir les yeux sur une réalité bien différente de sa petite vie peinarde qu’il menait. Les dieux anciens n’ont pas tous disparu et il se trouve contraint de les aider. Pour se faire, il devra traverser des tangences divines pour retrouver un dieu antique. Y parviendra-t-il ?

Dès le synopsis, l’idée m’a paru des plus intéressantes et a vite parlé au fan des mythologies qui vit en moi. L’envie de découvrir de quelle manière l’auteur avait pu faire vivre ces dieux mythologiques dans notre monde moderne, là où les croyances n’ont plus cours, où leurs noms n’apparaissent plus que dans des livres. Eh bien, ils vivent au milieu de nous, s’adaptant au monde qui les entoure, ou en marge de notre civilisation, dans leurs domaines, et n’ayant que très peu de contact avec les hommes. De plus, Franck Ferric ne s’est pas limité à un seul panthéon, il les a utilisés tous, sans aucune restriction, veillant à garder leurs traits distinctifs. Les dieux Grecs côtoient donc les Scandinaves, les Égyptiens et j’en passe.

La genèse du roman nous est dévoilée petit à petit et nous comprenons comment les dieux en sont arrivés là, ce qui leur est advenu, ainsi que leurs espoirs pour l’avenir.

Même pour le personne principal, « le héros » de ce roman, Théodule, l’auteur nous fournit des informations sur son passé qui nous semblent anodines sur le moment, mais qui prennent une tout autre valeur alors que notre lecture se poursuit. Nous espérons découvrir une vérité sur lui tout au long du récit.

Les deux vieilles gloires décaties qui l’accompagnent nous sont dépeintes comme des êtres humains à première vue tout ce qu’il y a de plus normal. Tant qu’ils ne dévoilent pas leurs dons et capacités de dieux. Nous pouvons les trouver étranges, effrayants, attachants, drôles, mais toujours il y a ce petit plus qui les rend à part, qui nous rappelle que ce ne sont pas de simples mortels.

L’intrigue principale découle d’un pacte passé avec les anciens dieux. Pour se faire, il lui faut à chaque fois trouver un autre dieu ou une créature mythologique qui apporte son nouveau lot d’intrigue ou de réponse. Tout ceci suscite en Théodule bien des émotions. La crainte de devenir fou et le risque de mourir occupent grandement ses pensées, ainsi que le fait de savoir si tout ceci est bien réel.

Les ennemis des dieux antiques sont ceux que nous adulons dans notre monde moderne. Découvrir ceci nous fait chanceler. Franck Ferric dresse-t-il un portrait de notre civilisation, en fait-il son procès ? Quoi qu’il en soit, nous lisons avec empressement les chapitres, il nous faut découvrir le dénouement de ce récit.

Lorsqu’enfin arrive le final, il nous laisse un goût amer. En effet, nous espérions tant de choses, nous avions des rêves de grandeur qu’il en est difficile d’être satisfaits de ce qu’il advient. Nous lisons les derniers chapitres avec un sentiment de trop peu, de frustration alors que nous devons quitter notre héros. Pourquoi Les Tangences Divines ne dure pas plus longtemps encore ?

Néanmoins il ne faut pas oublier que les idées sont là, originales, mais elles auraient pu être exploitées pendant des milliers de pages que l’on en voudrait plus encore, car aborder les mythologies passées pour faire revivre leurs panthéons dans notre monde moderne nous ouvre plein de possibilités. L’auteur a fait un choix sur les dieux antiques qui apparaissent dans ce récit que l’on ne critiquera pas, mais nous en voulons plus encore.

Les Tangences Divines vous fera fermer vos manuels scolaires, car il est bien plus intéressant de découvrir les divinités parmi les hommes au cœur d’une ville comme le Paris du 21e siècle sous la plume de Franck Ferric plutôt qu’en cours en étudiant l’antiquité. 



mardi 26 mai 2015

Un Livre, Une Musique [14]





Voici donc un nouveau numéro de cette rubrique. Elle a pour but de vous faire part des envies musicales qu'ont provoqué la lecture de certains livres. Les émotions que faisaient remonter ces histoires me poussait à écouter en boucle certains albums, voire certaines chansons tout en lisant. Je vais donc vous présenter ces livres et les musiques en essayant d'expliquer les liens qui se créaient entre eux.

Aujourd'hui, je vais donc vous parler de :


● Titre d'origine : En revenir aux Fées
● Date de parution : 2 Avril 2015
● Nombre de pages : 180
● Édition de ton livre : Editions Mythologica
● Quatrième de couverture :

La Terre, futur proche.
À force de mépris, l’humanité a provoqué l’Échec. La technologie a régressé. La Nature a grandement souffert. L’air et le sol sont si pollués que les gens vivent confinés, mal nourris.

De leur côté du monde, les fées s’interrogent. Faut-il agir pour sauver ce qui peut l’être, ou doit-on achever de purger la planète de ceux qui l’ont défigurée ?




                            


● Groupe : Apocalyptica
● Album : Apocalyptica
● Date de parution : 2005
● Genre musical : Metal Classique
● Tracklist :

1. Life Burns ! (chanté par Lauri Ylönen)
2. En Vie (chanté par Manu)
3. Distraction
4. Bittersweet (chanté par Lauri Ylönen et Ville Valo)
5. Misconstruction
6. Fisheye
7. Farewell
8. Fatal Error
9. Betrayal/Forgiveness
10. Ruska
11. Deathzone


En revenir aux Fées est un livre dont les récits et poèmes qui le composent nous submerge sous une palette d'émotions. Nous passons de la mélancolie en découvrant le monde après l'Échec, avec par exemple un titre comme Bittersweet en fond sonore, ou par la rage, avec des instrumentaux tels que Betrayal/Forgiveness
La chanson En Vie pourrait très bien représenter la réflexion que se font Follette ou d'autres Fées et humains sur ce qu'est devenu leur vie.
Viennent aussi des titres comme Miscontruction qui marque le rythme pour avancer face au brouillard, avec un petit espoir, mais également la crainte de ce qu'il s'y cache. 
Farewell représente merveilleusement bien la beauté des nouvelles qui viennent s'interposer dans le récit après l'Échec, celles qui nous présentent cette vie féérique, si magique, belle et enchanteresse, tel Le Donjon Noir, Le Pont du Crépuscule, ou des moments de nostalgie comme dans Tant va mon rêve à la fontaine
Fisheye est le titre qui accompagne la marche des rêveurs vers l'intram, avec tout l'espoir d'un renouveau, la hargne qui est la leur face à ceux qui s'y cachent.
Fatal Error vient apporter les prémices du renouveau pour Si blanche, si rouge, si belle, l'énergie pour faire renaitre la terre comme nous l'annonce Le vautour, le chien jaune et le serpent avec la beauté que l'on pourra enfin retrouver après.
Ruska lui peut accompagner Cet oeil brillant qui la fixait, avec cette mélodie qui semble toujours prête à s'élancer, se montrer menaçante comme le combat qui règne, mais la douceur, la féérie l'emporte sur la brutalité des Hommes.



jeudi 21 mai 2015

En revenir aux Fées, Nathalie Dau


● Titre d'origine : En revenir aux Fées
● Date de parution : 2 avril 2015
● Nombre de pages : 180
● Édition de ton livre : Editions Mythologica
● Quatrième de couverture :

La Terre, futur proche.
À force de mépris, l’humanité a provoqué l’Échec. La technologie a régressé. La Nature a grandement souffert. L’air et le sol sont si pollués que les gens vivent confinés, mal nourris.

De leur côté du monde, les fées s’interrogent. Faut-il agir pour sauver ce qui peut l’être, ou doit-on achever de purger la planète de ceux qui l’ont défigurée ?




● Mon avis :

Lorsque j’ai aperçu ce livre au titre et à la couverture plus que prometteur, je ne pouvais passer à côté. Une nouvelle sortie de Nathalie Dau n’est jamais anodine, car elle sait retranscrire ses talents de conteuse dans ses écrits et nous le prouve une fois encore avec En revenir aux Fées.

Imaginez donc, dans un futur très proche, l’humanité a provoqué l’Échec, une régression très nette pour elle. La pollution condamne les hommes à vivre reclus. La nature a payé un lourd tribut pour leurs actes. Et quand est-il des fées ?

Ce livre semble de prime abord être un recueil de nouvelles et de poésies, mais l’on se rend compte au fil des récits que chacun des textes et des poèmes est lié aux autres pour former une histoire féérique, entrecoupé de purs moments de rêve. Le fil conducteur s’avère une fée, Follette, que l’on retrouve dans la majorité des textes, veillant sur son humain, Julian, un poète. Tous deux sont voués à vivre des choses magnifiques ainsi que d’autres, effrayantes.

En ces récits, Nathalie Dau capture notre attention de sa plume virevoltante. Elle nous mène où elle le souhaite à travers chaque texte, chaque poème. On y découvre des contes et légendes du passé, des créatures fantastiques, mais aussi le monde futuriste tel qu’elle l’imagine, cauchemardesque et pourtant si proche du nôtre, de ce qu’il pourrait devenir.

Autant les paysages et les conditions de vie que nous décrit l’auteur se révèlent bien sombres lorsqu’il s’agit des villes, des paysages et des hommes lorsque l’on découvre ce qu’a provoqué l’Échec. D’ailleurs, ne nous voilons pas la face, nous découvrons ce que pourrait devenir notre monde. L’Échec qu’a subi l’humanité dans les écrits de l’auteur, on s’y dirige tout droit, car nous avons perdu d’avance le combat que nous menons contre nous-mêmes. Nous sommes ses hommes et ses femmes qui vivent confinés, obligés de porter des masques pour sortir, voués à devenir aussi triste et gris que le monde qui nous est dépeint.

Autant, l’univers des fées s’emplit de couleurs vives, d’espoir qui nous est nécessaire afin de poursuivre notre lecture, d’ouvrir les yeux sur le monde, de le voir d’un œil nouveau, d’y déceler la féérie qui l’emplit, la magie qui l’habite et de nous émerveiller. Certains d’entre vous, comme moi, se reveront fées, ou autre créature du bestiaire imaginaire qui peuple ces pages. Ceux-là ne lâcheront pas En revenir aux Fées, s’en verront profondément touchés.

Nathalie Dau nous conduit vers un final qui se pare de l’espoir qui gonfle nos cœurs, de la peur qui nous enserre, afin de s’émerveiller ou non du dénouement, du sort de Follette et Julian, de l’avenir des fées et du monde.

En revenir aux Fées, au final, est bien plus qu’un livre, il est un appel à l’être, en chacun de nous, qui est capable de s’émerveiller devant un paysage comme de détruire ce qui l’entoure. Il est une ode à la beauté et la féérie, mais aussi un avertissement pour notre futur. C’est la clé qui ouvre grand nos cœurs et qui marque nos esprits. Nous en ressortons le regard empli du brymant des fées, nous ne sommes plus tout à fait nous-mêmes.













jeudi 23 avril 2015

Le Mystère du Chêne Brûlé, Céline Guillaume


● Titre d'origine : Le Mystère du Chêne Brûlé
● Date de parution : 2013
● Nombre de pages : 232
● Édition de ton livre : Terre de Brume
● Quatrième de couverture :

1160. À l’heure où Flore dirige le couvent de Sainte-Radegonde, sa fille, Mélissandre, disparaît mystérieusement dans les bois des Monts-Noirs. Parallèlement, Girard de Bellegarde, évêque d’Autun, fomente quelques intrigues diaboliques dans les recoins les plus secrets du palais épiscopal. D’atroces crimes sanglants ont de nouveau lieu, réveillant ainsi le passé. Le mal aux multiples visages rôde, sournois et malsain, autour de tous. Qui s’y opposera ? Flore grâce à sa quête qui la rattache à une tradition millénaire ? Sa fille qui chemine inexorablement sur ses traces ? Albéric, l’amant fidèle ? Peu à peu, depuis la Terre-Sainte jusqu’au Morvan se rejoignent celles et ceux qui devront mener l’affrontement final. Mais qui peut prédire l’issue de ce combat tumultueux entre les abîmes et la lumière ?

● Mon avis :

Il était une fois, dans mon lointain pays des Ardennes, lors d’une lecture enchanteresque, je m’étais fait envoûter par La Baronne des Monts Noirs. Ce premier tome m’avait permis de découvrir Flore, à l’époque, une jouvencelle qui eut à accomplir une quête ainsi qu’un combat contre la Baronne.
Après ce récit, j’attendais fébrilement la suite. Les années se sont écoulées et cela fait maintenant presque trois années que je l’avais quitté. Je l’ai retrouvé dans Le Mystère du Chêne brûlé, le temps s’étant écoulé pour elle également.

Flore dirige dorénavant le couvent de Sainte-Radegonde. Elle y vit avec sa fille, Mélissandre, qui disparaît dans les bois des Monts-Noirs. De sombres intrigues sont fomentées depuis le palais épiscopal par l’évêque d’Autun. De nouveau, l’horreur s’abat au cœur des Monts-Noirs. Crimes sanglants, créatures sournoises rodant dans l’ombre. Flore quitte le couvent, à la recherche de sa fille. Que va-t-elle découvrir ? Qu’affrontera-t-elle ? De son côté, Albéric, son amant entreprend un long voyage pour rejoindre le Morvan depuis la Terre-Sainte. Qu’adviendra-t-il de ces êtres ?

Céline Guillaume nous offre dès les premières pages le plaisir de retrouver sa plume si poétique. L’histoire s’écoule d’elle-même, vivante, alors que nous fêtons nos retrouvailles avec Flore, que nous découvrons sa fille. Malgré tout ce qu’elles vont subir, elles conservent leur combativité, de l’espoir même lorsque les ténèbres semblent prêtes à les engloutir.

S’il est bien un des points communs aux nombreux romans de l’auteure, ce sont donc bien ces personnages féminins qu’elle rend si forts, si attachants. Elle glisse en eux une part d’elle-même, les rend bien vivants.

Mais elle est tout à fait capable également de créer des femmes que l’on ne peut que haïr, ainsi que des hommes méprisables. La palette des caractéristiques humaines se retrouve très bien répartie au fil des rencontres que l’on fait pendant notre lecture. Certaines nous surprennent, nous émeuvent grandement.

L’intrigue garde un lien très puissant avec La Baronne des Monts-Noirs, ce qui est tout à fait normal dans le cas d’une suite telle que celle-ci. L’ésotérisme et le fanatisme y prennent une grande place et ce dernier se mêle bien à la folie qui semble régner en maître sur l’ennemie de Flore.

Longtemps, l’histoire se centralise sur la recherche croisée de Flore et Mélissandre alors que nous espérons qu’elles se retrouveront, néanmoins, Céline Guillaume parsème les chapitres de passages qui nous guident vers de nombreux aboutissements possibles et de nombreuses questions surgissent.

Ces petites bribes finissent par s’assembler pour nous dévoiler l’étendue de la menace qui plane sur les terres des Monts-Noirs. Le dénouement s’abat sur nous telle une tempête dévastatrice, noyant la lumière dans un flot de noirceur. Le final vient quant à lui nous libérer de l’étreinte froide et visqueuse de la peur de ce qu’il allait advenir à nos héroïnes.

Comme à chacun de ses précédents livres, Le Mystère du Chêne Brûlé déborde de sensibilité, de douceur et de poésie, mais dans celui-ci l’horreur se révèle bien plus oppressante que dans La Baronne des Monts-Noirs dont il conclut parfaitement l’histoire.

Amateur de jolis mots, d’émotions fortes ou douces, laissez-vous emporter par-delà les siècles dans le Morvan sous la plume de Céline Guillaume pour vivre une lecture passionnante.


mercredi 18 février 2015

Homo Vampiris, Fabien Clavel


● Titre d'origine : Homo Vampiris
● Date de parution : 2009
● Nombre de pages : 290
● Édition de ton livre : Mnémos (Icares)
● Quatrième de couverture :

21e siècle. 8 mai Roumanie. 2h environ. Un patient s'échappe de l'Usine, une clinique d’un genre un peu particulier. Londres. 13h02. Une jeune étudiante quitte en courant une conférence de l'ONU. Sa soif de connaissance a capitulé devant une faim plus insatiable encore. Dubaï. 21h48. Dans une luxueuse suite de L'Al-Mahara, autrefois l'hôtel le plus cher du monde, seule une panthère ressortira vivante de la violente dispute qui oppose deux hommes.





● Mon avis :
Lors de sa sortie, il y a déjà 6 ans environ, Homo Vampiris avait piqué au vif ma curiosité. Par le plus grand des hasards, j’ai réussi à mettre la main dessus au détour de mes errances livresques, l’ajoutant donc à ma PAL. Il aura fallu attendre le début de cette année pour que je pénètre en ses pages.

L’histoire débute en Roumanie alors qu’un patient s’échappe d’une clinique très particulière. Il veut retrouver ses enfants. Nous découvrons également la vie d’une jeune étudiante qui prend un virage tout particulier. Une panthère noire massacre des hommes dans une suite luxueuse d’un hôtel. Quel est le rapport entre tous ces événements ? Que signifie le titre de ce roman : Homo Vampiris ?

La découverte fut en demi-teinte lors des premiers chapitres, car il me fut difficile de m’imprégner des personnages. Je ne comprenais que trop peu l’intérêt de nous en présenter certains que l’on ne voyait plus que parcimonieusement ensuite. Quels points communs peuvent-ils tous avoir pour que l’auteur prenne la peine de nous les présenter ?

Parmi ceux-ci, nous trouvons Zéro, patient évadé de « l’Usine », un albinos aux caractéristiques très intéressantes pour les chercheurs. Ashanti, un Africain balafré travaillant pour l’ONU. Fedora, une danseuse de ballet. Nina Kudelski, une jeune étudiante. Marcus, un cuisinier. Epone et Nemrod viennent compléter ces personnages que l’on retrouve au fil des pages. Je ne m’épancherais pas sur leurs descriptions pour ne rien gâcher.

Les questionnements sont bien nombreux et notre esprit s’y perd, cherchant le fil d’Ariane pour en trouver le bout. Longtemps, je suis resté sur le qui-vive, guettant du coin de l’œil cet indice qui recouperait toutes ces histoires, ces vies que nous dévoile Fabien Clavel. Jusqu’à ce que les rencontres viennent éclairer en partie les ténèbres qui me masquaient ces réponses.
Ainsi donc, c’est ainsi que le réel plaisir de lire ce roman est apparu pour ne plus me quitter jusqu’à la dernière syllabe.

Le point fort de cet Homo Vampiris est de ne pas abandonner trop facilement tous ces mystères, et de laisser notre esprit prisonnier de toutes les questions qui le hantent. Le sentiment de libération s’en révèle bien plus fort, bien plus salvateur lorsqu’enfin le dénouement nous ouvre toutes les fenêtres de cet univers. Ce que nous avions lu avec retenue, avec détachement, à la recherche d’une pointe d’intérêt qui tardait à venir, prend une toute nouvelle dimension, et illumine le récit d’une clarté nouvelle. C’était donc ça ! Voici la phrase qui pourrait vous échapper lorsque ce moment vous arrivera.

Une plume bien aiguisée, un style très agréable à lire, voici la clé de Fabien Clavel pour nous entraîner dans un récit qui nous fait visiter une version futuriste et presque apocalyptique (pour le retour en arrière technologique que connait le monde) où le vampirisme nous est présenté d’une façon qui ne manque pas d’originalité et vient sortir des clichés que nous rabattent bon nombre de médias et romans.

Ce roman présente donc l’intérêt de nous ligoter pour mieux se repaître de notre esprit torturé par les nombreuses questions qu’il déchaîne en nous. Et comme nous sommes masos, nous adorons ça. N’est-il pas des plus plaisants que de tendre la joue pour nous prendre une claque littéraire aussi forte que celle-ci ?

Sortez, sortez de vos lectures actuelles, rejoignez ces ténèbres qui habitent le monde et ceux qui le peuplent, voyez ce que le futur pourrait nous réserver et surtout ne soyez pas timides, foncez sur cet Homo Vampiris de Fabien Clavel !
















Au Fil Des Livres [36]





Dans cette rubrique, je vous présente l'avancée de mes lectures, de mes acquisitions, en bref de l'évolution de ma PAL ^^.




Lectures terminés :
Chronique à venir dès que possible
Chronique en ligne
Chronique en ligne
Chronique en ligne
Chronique en ligne
Chronique en ligne
Lectures en cours :
Une lecture sortie de mon TAL
Une lecture qui avancera au gré de mon temps libre au taf









Une lecture mise de côté, car je n'arrivais pas à me mettre dans l'histoire (période creuse en lecture et grosse charge de travail n'ont pas aidé à ce moment là)
Lectures suivantes :
J'ai décidé de prévoir quelques unes de mes prochaines lectures pour essayer de lire des livres qui attendent depuis un moment dans ma PAL.

Bien entendu, les SP passeront en priorité même si j'espère trouvé le temps de lire quelques livres de mon TAL entre-temps ^^.
Dernières acquisitions :
Quelques trouvailles à faible coût









  

Voici pour ces derniers temps.


mardi 13 janvier 2015

L'agent des Ombres tome 7 : Chiens de Guerre, Michel Robert


● Titre d'origine : L'agent des Ombres, tome 7 : Chiens de guerre
● Date de parution : 2014
● Nombre de pages : 576
● Édition de ton livre : Fleuve Edition, Pocket
● Quatrième de couverture :

Cellendhyll de Cortavar tourne en cage à Tygarde, le palais de la Lumière. Son allégeance forcée à l'empereur Priam le rend fou et sa relation avec Constance s'étiole. Très vite, pourtant, il est chargé par l'empereur d'une nouvelle mission : arrêter Vargh Loken, échappé de la forteresse de l'Oubli et bien décidéà tuer Priam qui l'a trahi. Vargh a réuni ses Chiens de guerre, de redoutables soldats d'élite, les seuls capables d'affronter l'Ange du Chaos...




● Mon avis :

Après un long passage à vide au niveau lecture, où l’envie semblait m’avoir déserté, les retrouvailles avec Cellendhyll, pour le septième tome de ses aventures, se sont révélées un remède miracle.

Penser donc, après l’avoir laissé il y a un peu plus de deux ans dans le palais de la Lumière, devenu Lige de l’empereur, forcé à accepter ce poste, nous le retrouvons à ronger son frein de cette inactivité, de ces mondanités qu’il exècre alors que son idylle avec Constance de Winter semble ne tenir qu’à peu de choses. Son oisiveté prendra fin suite à l’évasion de Vargh Loken de la forteresse de l’Oubli et la réunification des Chiens de Guerre, qui vont raviver les braises de la vengeance pour Vargh contre Priam. Enfin des adversaires à la hauteur de l’Adhan.

Venons-en aux faits, nous nous retrouvons dans un récit qui nous dévoile une tout autre part de Cellendhyll, celle capable d’aimer et de douter, de redouter l’échec de sa relation. Cela lui ôte une part de son côté Terminator, né pour tuer et seulement pour cela. Il a un cœur, du moins deux dans son cas et ils ne sont pas de glace.
Pour autant, il ne se ramollit pas, même si l’on pourrait le croire au vu de certains passages. La finalité de l’histoire en est la preuve, non ?
Pour ce qui est de Constance et de Priam, ils ont de quoi nous taper sur les nerfs, d’ainsi tenter de brider l’Ange. Non, nous n’avons pas pris parti pour lui au fil des tomes précédents. Non, ce n’est pas ce héros qui nous plait tant. Bon d’accord, il est difficile d’être impartial, car nous sommes, tels ses spectres, son armée, toujours derrière lui en soutien. Ce ne sont pourtant pas des personnages faibles et ils auront l’occasion de nous le prouver au cours de ce tome.

Les nouveaux venus, les Chiens de Guerre, sont particulièrement bienvenus. Des guerriers avec un code d’honneur, des capacités et des qualités qui les rendent exceptionnels. Ils sont parfaitement mis en valeur tout au long du roman, mais la fin n’est pas à la hauteur de leur talent. Nous étions en droit d’attendre plus encore. Trop exigeant ? Je ne dirais pas cela. Avoir imaginé et donné vie à des personnages aussi forts, aussi intelligents, avec leurs qualités ainsi que leurs défauts (nul n’est parfait) pour qu’au final, ils semblent servir de faire-valoir à l’Adhan. Cela me brise le cœur. Je m’étais attaché à eux et leur souhaitait un autre avenir.

Nous retrouvons également des personnages récurrents dans la saga, même si certains manquent à l’appel. Je ne les nommerais pas ici, je vous laisse la surprise sur leurs identités.

Vous l’aurez donc compris, Michel Robert nous a emmenés une nouvelle fois dans ce monde qu’il a si bien su créer, faisant à nouveau preuve d’une imagination fertile pour nous proposer une intrigue et un récit qui ne seront pas un réchauffé des précédents tomes, mais j’aurais préféré voir Cellendhyll se faire bien plus malmené. Surtout au vu des « méchants » de ce tome.

Les mystères quant aux origines et à la destinée de l’Ange restent néanmoins bien obscurs. Le final du livre, au lieu d’en éclaircir, nous renvoie à plein d’autres questionnements qui s’ajoutent à ceux qui restent toujours sans réponses.

Nous sommes en droit d’espérer voir le voile se lever sur nombre d’entre eux dans le prochain tome ainsi que de retrouver Cellendhyll face à certains de ceux qui semblent comploter dans l’ombre. Si l’auteur pouvait voir ces espoirs et leur donner un avenir favorable, ce serait une joie immense d’enfin découvrir ce qu’il nous cache depuis le début.

Ce qui a fait la renommée et plus ou moins la marque de fabrique de cette saga, à savoir, l’humour noir, la violence et le sexe parsemés à bonne dose au fil des pages, l’habite toujours.
Le style si visuel de l’auteur, de par ses descriptions détaillées et ses scènes d’action que l’on imagine très bien sont eux aussi toujours de la partie. Sans cela, nous risquerions peut-être de trouver ces aventures un peu moins attirantes, moins vivantes. Par ailleurs, c’est bien là le mot qui pourrait définir parfaitement la plume de Michel Robert, « vivante », débordante d’une énergie qu’il nous communique dans ses récits.

Comme à chacune des aventures de l’Agent des Ombres, le plaisir de lecture fut immense, voire même si vous me le permettez jouissif. Les quelques petites notes moins positives ne parviennent malgré tout pas à gâcher ma joie d’avoir retrouvé l’Adhan. Seul le point final m’arrache une grimace, car l’attente va une nouvelle fois s’avérer une torture pour retrouver de nouveau Cellendhyll.

Pour conclure, je ne vous dirais que dix-sept mots : un tome aussi vivant que les précédents, malgré quelques ombres au tableau, mais néanmoins vivement la suite !