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mardi 13 janvier 2015

L'agent des Ombres tome 7 : Chiens de Guerre, Michel Robert


● Titre d'origine : L'agent des Ombres, tome 7 : Chiens de guerre
● Date de parution : 2014
● Nombre de pages : 576
● Édition de ton livre : Fleuve Edition, Pocket
● Quatrième de couverture :

Cellendhyll de Cortavar tourne en cage à Tygarde, le palais de la Lumière. Son allégeance forcée à l'empereur Priam le rend fou et sa relation avec Constance s'étiole. Très vite, pourtant, il est chargé par l'empereur d'une nouvelle mission : arrêter Vargh Loken, échappé de la forteresse de l'Oubli et bien décidéà tuer Priam qui l'a trahi. Vargh a réuni ses Chiens de guerre, de redoutables soldats d'élite, les seuls capables d'affronter l'Ange du Chaos...




● Mon avis :

Après un long passage à vide au niveau lecture, où l’envie semblait m’avoir déserté, les retrouvailles avec Cellendhyll, pour le septième tome de ses aventures, se sont révélées un remède miracle.

Penser donc, après l’avoir laissé il y a un peu plus de deux ans dans le palais de la Lumière, devenu Lige de l’empereur, forcé à accepter ce poste, nous le retrouvons à ronger son frein de cette inactivité, de ces mondanités qu’il exècre alors que son idylle avec Constance de Winter semble ne tenir qu’à peu de choses. Son oisiveté prendra fin suite à l’évasion de Vargh Loken de la forteresse de l’Oubli et la réunification des Chiens de Guerre, qui vont raviver les braises de la vengeance pour Vargh contre Priam. Enfin des adversaires à la hauteur de l’Adhan.

Venons-en aux faits, nous nous retrouvons dans un récit qui nous dévoile une tout autre part de Cellendhyll, celle capable d’aimer et de douter, de redouter l’échec de sa relation. Cela lui ôte une part de son côté Terminator, né pour tuer et seulement pour cela. Il a un cœur, du moins deux dans son cas et ils ne sont pas de glace.
Pour autant, il ne se ramollit pas, même si l’on pourrait le croire au vu de certains passages. La finalité de l’histoire en est la preuve, non ?
Pour ce qui est de Constance et de Priam, ils ont de quoi nous taper sur les nerfs, d’ainsi tenter de brider l’Ange. Non, nous n’avons pas pris parti pour lui au fil des tomes précédents. Non, ce n’est pas ce héros qui nous plait tant. Bon d’accord, il est difficile d’être impartial, car nous sommes, tels ses spectres, son armée, toujours derrière lui en soutien. Ce ne sont pourtant pas des personnages faibles et ils auront l’occasion de nous le prouver au cours de ce tome.

Les nouveaux venus, les Chiens de Guerre, sont particulièrement bienvenus. Des guerriers avec un code d’honneur, des capacités et des qualités qui les rendent exceptionnels. Ils sont parfaitement mis en valeur tout au long du roman, mais la fin n’est pas à la hauteur de leur talent. Nous étions en droit d’attendre plus encore. Trop exigeant ? Je ne dirais pas cela. Avoir imaginé et donné vie à des personnages aussi forts, aussi intelligents, avec leurs qualités ainsi que leurs défauts (nul n’est parfait) pour qu’au final, ils semblent servir de faire-valoir à l’Adhan. Cela me brise le cœur. Je m’étais attaché à eux et leur souhaitait un autre avenir.

Nous retrouvons également des personnages récurrents dans la saga, même si certains manquent à l’appel. Je ne les nommerais pas ici, je vous laisse la surprise sur leurs identités.

Vous l’aurez donc compris, Michel Robert nous a emmenés une nouvelle fois dans ce monde qu’il a si bien su créer, faisant à nouveau preuve d’une imagination fertile pour nous proposer une intrigue et un récit qui ne seront pas un réchauffé des précédents tomes, mais j’aurais préféré voir Cellendhyll se faire bien plus malmené. Surtout au vu des « méchants » de ce tome.

Les mystères quant aux origines et à la destinée de l’Ange restent néanmoins bien obscurs. Le final du livre, au lieu d’en éclaircir, nous renvoie à plein d’autres questionnements qui s’ajoutent à ceux qui restent toujours sans réponses.

Nous sommes en droit d’espérer voir le voile se lever sur nombre d’entre eux dans le prochain tome ainsi que de retrouver Cellendhyll face à certains de ceux qui semblent comploter dans l’ombre. Si l’auteur pouvait voir ces espoirs et leur donner un avenir favorable, ce serait une joie immense d’enfin découvrir ce qu’il nous cache depuis le début.

Ce qui a fait la renommée et plus ou moins la marque de fabrique de cette saga, à savoir, l’humour noir, la violence et le sexe parsemés à bonne dose au fil des pages, l’habite toujours.
Le style si visuel de l’auteur, de par ses descriptions détaillées et ses scènes d’action que l’on imagine très bien sont eux aussi toujours de la partie. Sans cela, nous risquerions peut-être de trouver ces aventures un peu moins attirantes, moins vivantes. Par ailleurs, c’est bien là le mot qui pourrait définir parfaitement la plume de Michel Robert, « vivante », débordante d’une énergie qu’il nous communique dans ses récits.

Comme à chacune des aventures de l’Agent des Ombres, le plaisir de lecture fut immense, voire même si vous me le permettez jouissif. Les quelques petites notes moins positives ne parviennent malgré tout pas à gâcher ma joie d’avoir retrouvé l’Adhan. Seul le point final m’arrache une grimace, car l’attente va une nouvelle fois s’avérer une torture pour retrouver de nouveau Cellendhyll.

Pour conclure, je ne vous dirais que dix-sept mots : un tome aussi vivant que les précédents, malgré quelques ombres au tableau, mais néanmoins vivement la suite !












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