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jeudi 23 avril 2015

Le Mystère du Chêne Brûlé, Céline Guillaume


● Titre d'origine : Le Mystère du Chêne Brûlé
● Date de parution : 2013
● Nombre de pages : 232
● Édition de ton livre : Terre de Brume
● Quatrième de couverture :

1160. À l’heure où Flore dirige le couvent de Sainte-Radegonde, sa fille, Mélissandre, disparaît mystérieusement dans les bois des Monts-Noirs. Parallèlement, Girard de Bellegarde, évêque d’Autun, fomente quelques intrigues diaboliques dans les recoins les plus secrets du palais épiscopal. D’atroces crimes sanglants ont de nouveau lieu, réveillant ainsi le passé. Le mal aux multiples visages rôde, sournois et malsain, autour de tous. Qui s’y opposera ? Flore grâce à sa quête qui la rattache à une tradition millénaire ? Sa fille qui chemine inexorablement sur ses traces ? Albéric, l’amant fidèle ? Peu à peu, depuis la Terre-Sainte jusqu’au Morvan se rejoignent celles et ceux qui devront mener l’affrontement final. Mais qui peut prédire l’issue de ce combat tumultueux entre les abîmes et la lumière ?

● Mon avis :

Il était une fois, dans mon lointain pays des Ardennes, lors d’une lecture enchanteresque, je m’étais fait envoûter par La Baronne des Monts Noirs. Ce premier tome m’avait permis de découvrir Flore, à l’époque, une jouvencelle qui eut à accomplir une quête ainsi qu’un combat contre la Baronne.
Après ce récit, j’attendais fébrilement la suite. Les années se sont écoulées et cela fait maintenant presque trois années que je l’avais quitté. Je l’ai retrouvé dans Le Mystère du Chêne brûlé, le temps s’étant écoulé pour elle également.

Flore dirige dorénavant le couvent de Sainte-Radegonde. Elle y vit avec sa fille, Mélissandre, qui disparaît dans les bois des Monts-Noirs. De sombres intrigues sont fomentées depuis le palais épiscopal par l’évêque d’Autun. De nouveau, l’horreur s’abat au cœur des Monts-Noirs. Crimes sanglants, créatures sournoises rodant dans l’ombre. Flore quitte le couvent, à la recherche de sa fille. Que va-t-elle découvrir ? Qu’affrontera-t-elle ? De son côté, Albéric, son amant entreprend un long voyage pour rejoindre le Morvan depuis la Terre-Sainte. Qu’adviendra-t-il de ces êtres ?

Céline Guillaume nous offre dès les premières pages le plaisir de retrouver sa plume si poétique. L’histoire s’écoule d’elle-même, vivante, alors que nous fêtons nos retrouvailles avec Flore, que nous découvrons sa fille. Malgré tout ce qu’elles vont subir, elles conservent leur combativité, de l’espoir même lorsque les ténèbres semblent prêtes à les engloutir.

S’il est bien un des points communs aux nombreux romans de l’auteure, ce sont donc bien ces personnages féminins qu’elle rend si forts, si attachants. Elle glisse en eux une part d’elle-même, les rend bien vivants.

Mais elle est tout à fait capable également de créer des femmes que l’on ne peut que haïr, ainsi que des hommes méprisables. La palette des caractéristiques humaines se retrouve très bien répartie au fil des rencontres que l’on fait pendant notre lecture. Certaines nous surprennent, nous émeuvent grandement.

L’intrigue garde un lien très puissant avec La Baronne des Monts-Noirs, ce qui est tout à fait normal dans le cas d’une suite telle que celle-ci. L’ésotérisme et le fanatisme y prennent une grande place et ce dernier se mêle bien à la folie qui semble régner en maître sur l’ennemie de Flore.

Longtemps, l’histoire se centralise sur la recherche croisée de Flore et Mélissandre alors que nous espérons qu’elles se retrouveront, néanmoins, Céline Guillaume parsème les chapitres de passages qui nous guident vers de nombreux aboutissements possibles et de nombreuses questions surgissent.

Ces petites bribes finissent par s’assembler pour nous dévoiler l’étendue de la menace qui plane sur les terres des Monts-Noirs. Le dénouement s’abat sur nous telle une tempête dévastatrice, noyant la lumière dans un flot de noirceur. Le final vient quant à lui nous libérer de l’étreinte froide et visqueuse de la peur de ce qu’il allait advenir à nos héroïnes.

Comme à chacun de ses précédents livres, Le Mystère du Chêne Brûlé déborde de sensibilité, de douceur et de poésie, mais dans celui-ci l’horreur se révèle bien plus oppressante que dans La Baronne des Monts-Noirs dont il conclut parfaitement l’histoire.

Amateur de jolis mots, d’émotions fortes ou douces, laissez-vous emporter par-delà les siècles dans le Morvan sous la plume de Céline Guillaume pour vivre une lecture passionnante.