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mardi 6 octobre 2015

Les chroniques d'Oakwood : Dans l'ombre de la Demoiselle, Marianne Stern


● Titre d'origine : Les chroniques d'Oakwood : Dans l'ombre de la Demoiselle
● Date de parution : 2013
● Nombre de pages : 202
● Édition de ton livre :  Editions du Chat Noir
● Quatrième de couverture :

Oakwood, son église, sa grange abandonnée, ses tavernes, son cimetière. Et ses sorcières, au grand dam des prêtres qui se succèdent sans parvenir à éradiquer les diableries.

Lorsque la nuit tombe, les ombres s'étirent et drapent le hameau d'un manteau de noirceur, laissant à la lune le soin d'épier les plus sombres desseins. Cruelles malédictions et engeances démoniaques arpentent alors librement les rues aux faveurs de l'obscurité ; mieux vaut ne pas s'attarder en-dehors des logis, au risque de rencontrer la Mort au détour d'une bâtisse.

Pourtant, le vieux cimetière attire bien des convoitises... Certains affirmeront avoir aperçu la lueur chétive d'une lanterne au detour d'une tombe, d'autres diront avoir entendu des hurlements déchirants briser la torpeur nocturne. Les plus folles rumeurs circulent au village, mais ses habitants s'accordent à dire qu'il ne se trame rien d'anormal.

Entre spectres, pentacles, corbeaux et cadavres, quelques téméraires se risquent toutefois à des errances en solitaire. L'un en quête de l'être aimé, l'autre animé par une vengeance inassouvie, ou tout simplement, à la recherche du repos éternel. Or tous ignorent que dans l'ombre, la demoiselle d'Oakwood veille...


● Mon avis :

La première chose qui m’a attiré dans ce livre, c’est l’illustration de couverture, signée Janna Prosvirina, et le synopsis m’a ensuite plus qu’intrigué. Une histoire dans un univers gothique ? Des créatures fantastiques, surnaturelles et de la magie, voilà bien des chroniques qu’il me tardait de découvrir.

Oakwood, une bourgade qui semble paisible se révèle sous un jour nouveau lorsque les ténèbres la recouvrent. La chasse aux sorcières semble d’ailleurs le sport officiel en ces lieux. En son cimetière, on peut apercevoir la lueur d’une lanterne au détour d’une tombe. Les spectres y errent, damnés qu’ils sont. Et pourtant, sur eux veille la Demoiselle d’Oakwood, si mystérieuse.

Ce livre est découpé en neuf histoires et un chant qui nous font voyager dans le temps, chacun daté afin de nous offrir un repère chronologique par rapport aux autres. D’ailleurs, je pense que la lecture de chacun d’entre eux pourrait se faire de manière indépendante sans pour autant en perdre de leur intérêt.
Néanmoins, le fait de ne pas les avoir mis dans l'ordre, mais de nous faire voyager à travers le temps peut se révéler un peu troublant par moment. Notamment, pour ce qui est des personnages qui apparaissent et disparaissent au fil des récits. Cela peut être déstabilisant en effet lorsque des personnages qui sont morts dans une nouvelle sont de nouveaux vivants dans une autre si l'on ne prête pas attention à la date.

Outre ce fait qui sera anecdotique pour certains, Marianne Stern nous propose une immersion des plus intéressantes dans une époque où la chasse aux sorcières pouvait être un bon moyen, dans les villes et villages à travers le monde, de se débarrasser de celles qui ne se pliaient pas aux bonnes mœurs. Ce ne sont pas les seules à être dépeintes, les spectres qui peuplent le cimetière ont une part également importante dans les Chroniques d'Oakwood. Ils sont tous liés d'une manière ou d'une autre à la Demoiselle d'Oakwood.

De surprises en rebondissement, nous allons vers la nouvelle qui clôt de fort belle manière ce livre. Celle qui nous donne le sourire, qui nous soutire un cri de joie non feint devant le dénouement, car oui, les sorcières, les spectres et autres créatures fantastiques ne sont pas faits uniquement pour être les méchants de l'histoire.

Pour nous servir ces récits, prenez le style des plus agréables et fluide de l'auteur et vous serez emportés à Oakwood pour accompagner la Demoiselle de ces lieux. Les descriptions des lieux et des personnages les rendent si réels qu'ils se gravent sur nos pupilles.

Au final, Marianne Stern, avec ses Chroniques d'Oakwood, nous démontre que cela aurait vraiment été dommage qu'elle n'écrive pas d'histoires de sorcières, car celles-ci sont une réussite et je vous recommande chaudement de les découvrir.




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