Mes Derniers Avis

Mes derniers avis

Nombre total de pages vues

mercredi 27 janvier 2016

Curriculum Mortae, Pierre Gutwirth


● Titre d'origine : Curriculum Mortae
● Date de parution : 31 octobre 2015
● Nombre de pages : 296
● Édition de ton livre : Editions Underground
● Quatrième de couverture :
« Elle n’est pas de ton âge ! »

 Archéologue mondialement reconnu, Félix Legras n’a jamais su résister au charme des momies. Au cours d’une expédition égyptienne, son cœur s’emballe pour Arsinoé, assassinée sur ordre de Cléopâtre, sa sœur.

 Bouleversé par ce crime antique et décidé à venger sa bien-aimée millénaire, le célèbre historien se métamorphose en justicier.

 Lorsque passé et présent se confondent, le futur est à redouter.

 Au terme d’un périple jalonné de morts suspectes, au bord de l’épuisement, Félix étreint le poster géant de sa Pharaonne chérie et lui murmure :

  « Ma petite, j’ai beaucoup réfléchi à notre situation. Écoute bien et, surtout, tâche de ne pas m’interrompre… »

● Mon avis :

Avec un titre tel que Curriculum Mortae, ce roman intrigue. Tout le monde sait ce qu’est un curriculum vitae, mais qu’est-ce que ce Curriculum Mortae. Le synopsis n’est que d’une faible aide pour déchiffrer ce titre énigmatique, tant celui-ci nous étourdit, de par son étrangeté et nous promet une lecture qui le sera tout autant. Pierre Gutwirth réussit-il à nous enserrer tel Félix avec le poster d’Arsinoé ?

Une expédition archéologique bouleverse Félix Legras, un grand de ce métier. En effet, celle-ci va permettre de découvrir les restes d’Arsinoé, sœur de Cléopâtre, laquelle a commandité sa mort. Cette découverte va bouleverser l’archéologue, qui va tomber amoureux de la momie et de sa reproduction sur poster. L’amour et le voyage qu’il va entreprendre peuvent-ils le conduire à sa perte, lui qui semblait si fort ?

Les premières pages nous permettent de faire la connaissance du personnage principal, « le héros », alors qu’il s’apprête à rejoindre Alexandrie, où doit débuter l’aventure avec ses comparses, en quête d’Arsinoé. S’il est bien une chose que l’on retient, c’est que sous son aspect de grand-père, se cache une personne que l’on ne souhaiterait probablement pas trop côtoyer dans la vraie vie, car il semble être un vieux loup solitaire prêt à mordre pour protéger ce qu’il considère être son territoire. La folie semble même le guetter alors qu’il se prend d’amour pour des ossements et une reproduction sur papier d’une jeune femme morte il y a des milliers d’années, mais un fou intelligent, ce qu’il démontre à de nombreuses reprises au cours du récit.

Les personnages qui ont de l’importance dans ce roman ne sont que très peu et forme presque un huis clos, entre Félix et son poster, puis Félix et une autre personne qui se révèlera autant antipathique que « le héros » lui-même, et aussi fou peut-être. La rencontre entre ces deux personnalités ne se passera pas sans heurt. D’ailleurs, il suffit d’un choc pour qu’ils se découvrent. S’ensuivront de longs face à face, avec des passages qui s’avéreront longuets, mais qui semblent au final avoir leur utilité dans l’histoire.

Par ailleurs, du côté de l’intrigue, nous chercherons longuement où veut nous mener l’auteur. Celui-ci nous mène là où il le souhaite pour mieux nous détourner vers d’autres horizons ensuite, mais avec quelle finalité ? C’est bien une question qui nous taraude l’esprit au fil des pages, notamment lors des passages qui trainent des pieds pour nous amener au dénouement.

L’auteur nous propose pour ce faire un style qui s’avère agréable à lire. Même si, par moment, ce qu’on lit est assez déroutant, il capte toute notre attention et l’on enchaîne les pages, avides de connaître ce qu’il adviendra.

Lorsqu’arrive le dénouement, que les révélations fusent, ce qui nous semblait n’avoir aucun sens, ni lien prend une tout autre dimension et là, nous mesurons combien Pierre Gutwirth a su se jouer de nouer tout au long du roman pour nous amener à un final qui nous laisse entre deux eaux. Rêvons-nous ou est-ce bien réel ce qu’il est arrivé ?

Finalement, Curriculum Mortae se révèle une bonne surprise malgré des débuts qui ne nous laissaient pas le présager. Une claque pour laquelle on retend l’autre joue.







Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire