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vendredi 26 février 2016

Clandestinos, Jack Kerley


● Titre d'origine : The Death Box
● Date de parution : 2016
● Nombre de pages : 360
● Édition de ton livre : Editions Harlequin (Mosaïc)
● Quatrième de couverture :

Spécialiste des enquêtes complexes, Carson Ryder pense avoir vu ce que l’homme peut faire de pire. Mais dès son arrivée à Miami, où il vient d’intégrer le centre anti-criminel de Floride, il est appelé sur une scène de crime particulièrement atroce : une colonne de béton où ont été coulés des corps de femmes, des corps dont le visage garde à tout jamais, figée dans la pierre, une effroyable expression de souffrance et de terreur. Pour percer le secret de cette colonne, Ryder va devoir plonger dans l’univers sordide du trafic d’êtres humains. Et retrouver une jeune femme qui pourrait lui permettre de comprendre ce qui s’est passé. Sauf qu’il n’est pas le seul à vouloir mettre la main sur elle. Et que ceux qui la traquent n’hésiteront pas à tuer pour voir leur secret préservé.


● Mon avis :
Clandestinos de Jack Kerley m’a ouvert la porte d’une maison d’édition que je n’aurais jamais pensée franchir. Celle des éditions Harlequin, par le biais de leur collection Mosaïc et je dois dire que la découverte, autant de l’éditeur que celle de l’auteur, fut des plus agréables avec ce thriller. En effet, la quatrième de couverture promet du suspense comme vous pouvez le constater et l’on n’est pas déçu .

Carson Ryder, spécialiste des enquêtes complexes, accepte un nouveau poste à Miami, au sein du centre anti-criminel de Floride. Dès son arrivée, il est appelé sur une scène de crime horrible : des corps de femmes coulés dans une colonne de béton, leur visage gardant les traces de l’horreur et de la souffrance qu’elles ont connue. Ryder va devoir percer le secret de cette colonne en se plongeant dans l’univers glauque du trafic d’êtres humains. Une jeune femme pourrait lui permettre de comprendre ce qu’il est arrivé, mais il lui faut la retrouver avant les autres qui sont à sa recherche.

Bien que le personnage principal faisant l’objet d’une série, je l’ai découvert par le biais de ce roman, mais il nous est suffisamment présenté dès les premières pages pour que cela ne gêne absolument pas le lecteur qui le rencontre pour la première fois.
Carson Ryder est intelligent, intuitif et déterminé pour résoudre ses enquêtes, mais il a également ses faiblesses, ses erreurs et un passé qui forgent son caractère. Il nous devient bien vite sympathique alors que les pages défilent.

Leala Rosales, une jeune femme en provenance du Honduras, victime de ce trafic d’êtres humains, va faire preuve de beaucoup de courage, face à ces tortionnaires et ces poursuivants. Une demoiselle avec une tête bien faite et qui saura s’en servir, avec une même étincelle de rébellion que l’on perçoit chez le détective et pour qui on tremblera de peur tout au long du livre.

Au niveau de l’intrigue, on suivra le raisonnement de Carson Ryder, espérant qu’il le conduira à ce que nous avons vu, car oui nous sommes des voyeurs dans cette histoire. C’est d’ailleurs avec cette vision d’ensemble que nous suivons le récit, ne nous laissant que peu de mystères et de suspense qui tiendront pourtant nos petits cœurs de lecteurs en haleine jusqu’au bout. Qui donc est derrière cet immense trafic d’êtres humains ? Le détective parviendra-t-il à résoudre cette affaire et à sauver la jeune hondurienne ? Voici les principales questions qui nous taraudent au fil des pages !

Néanmoins, il y a des suppositions que l’on peut faire sur l’auteur tant les détails sont nombreux pour nous montrer l’horreur de la situation, le calvaire que vivent ses esclaves. On est en droit de penser qu’il a du faire de bien longues recherches sur le sujet, rencontrer des personnes qui ont survécu à une situation semblable, car ne nous voilons pas la face, il est certain que l’homme est suffisamment vil et retors pour procéder à pareil trafic. Et c’est bien là ce qui nous glace le sang, autant voire plus que le sort incertain de la jeune femme pour qui l’on se prend d’affection.

C’est pourquoi lorsqu’arrive le dénouement, nous sommes fébriles. Nos émotions et notre cœur n’ont pas été ménagés et nous frissonnons devant ce que nous réserve encore Jack Kerley. Le final vient nous soutirer un long soupir et nous ôte d’un poids qui pesait sur notre estomac. Une fin qui ne peut que nous ouvrir les portes vers de nouvelles aventures de Carson Ryder on l’espère.

Clandestinos réunit tous les ingrédients pour un thriller réussi. Il nous saisit par les tripes et nous montre combien l’homme est le pire ennemi de l’humanité avec toute sa perversion et son machiavélisme, mais qu’il peut être également empli de bonne volonté, de courage et de candeur ! Jack Kerley nous offre donc un moment de lecture des plus agréables rehaussé de quelques sueurs froides.





dimanche 14 février 2016

Les Dames de Riproles – Tome 1 : La dame du Vallon Perdu, Eve Terrellon


● Titre d'origine : Les Dames de Riproles – Tome 1 : La dame du Vallon Perdu
● Date de parution : 15 octobre 2015
● Nombre de pages : 156 (ebook)
● Édition de ton livre : Lune Ecarlate
● Quatrième de couverture :

En l’an de grâce 1416, Isabelle, sœur désargentée du ténébreux Arnault de Riprole, prend la route pour rejoindre le château de son fiancé. Sujette à une guerre endémique, la campagne normande est peu sûre et le charroi se fait attaquer. Sauvagement molestée, Isabelle est secourue par Tristan, un chevalier errant. Reconnaissante, elle demande à son frère d’accueillir ce dernier au château, pour qu’il y passe l’hiver avec son écuyer. Le fief est pauvre et la vie s’organise entre les mystérieux déplacements d’Arnault et la passion de Béranger pour la musique. Découvrant peu à peu les blessures qui marquent cette famille, Tristan se sent l’obligation de veiller sur Isabelle.


● Mon avis :
Voici avec cette lecture de La Dame du Vallon Perdu une première pour moi. En effet, ce fut la première romance historique, et romance en général que j’ai lu. Et je me dois d’avouer que je n’en ai pas été rebuté, mais j’ai fait une découverte qui m’a plu. Je ne pensais pas que cela m’arriverait un jour, mais qui a dit que le public visé devait se limiter aux femmes ? Les hommes aussi peuvent être romantiques, sensibles et apprécier de telles lectures, j’en suis la preuve.

Isabelle, jeune sœur du Seigneur Arnault de Riprole, prend la route pour rejoindre son fiancé en l’an de grâce 1416. La campagne normande n’est pas sans risque et son charroi est pris d’assaut. C’est profondément blessé qu’elle est secourue par un chevalier errant, Tristan, qui la reconduit au château familial. En remerciement, elle supplie son frère de l’accueillir au château pour y passer l’hiver. Tristan découvre peu à peu la vie, la pauvreté et les blessures qui marquent les Riprole et décide de veiller sur Isabelle.

Dès les premières pages, nous sommes immergés dans une ambiance moyenâgeuse et les détails qui parsèment le récit y sont pour beaucoup, que ce soit pour le contexte historique, pour la vie quotidienne ou pour les usages de cette époque. C’est ainsi que nous comprenons très bien la situation de l’héroïne alors qu’elle quitte la demeure familiale pour rallier le château de son fiancé pour un mariage sans amour, comme c’était le cas en ces temps reculés, mais dans l’espoir d’une vie meilleure pour sa famille, dont la guerre entre les Français et les Anglais a causé leur ruine et tant de blessures.

S’il n’y avait aucun rebondissement, l’histoire n’aurait aucun intérêt, mais ce qu’il advint à Isabelle provoque un profond changement dans le chemin qui lui était tracé. Une mauvaise rencontre qui en conduit à une meilleure et la tournure des événements prend une tout autre direction. C’est ainsi que Tristan apparaît dans le récit, avant de prendre plus d’importance encore au fil des pages. Mais sous son apparence de parfait chevalier, il se cache un lourd secret qui dictera ses actions, son comportement tout au long du roman.

Les personnages qui peuplent La Dame du Vallon Perdu ne se limitent pas à eux deux, bien entendu. Nous apprenons également à connaître les frères de l’héroïne, Arnault le chef de famille, et le cadet Béranger qui ne rêve que de musique, l’entourage propre de la famille qui les ont élevés après la mort de leurs parents et l’écuyer de Tristan, Thierry. Nous avons donc une palette de personnalités qui auront chacun leur rôle à jouer au cours de l’histoire.

L’intrigue tient parfaitement en haleine le lecteur, tant Ève Terrellon sait se jouer de nous. Nos émotions sont mises à rude épreuve. L’espoir bataille avec le désespoir, la joie avec la peine, les illusions se voilent en désillusions.
Quand bien même, tout semble acquis, les protagonistes viennent eux-mêmes mettre des freins dans cet amour que l’on rêve de voir se révéler, nous frustrant. On enrage ainsi de longs chapitres durant et lorsqu’arrive enfin le dénouement, l’on ne sait toujours pas sur quel pied danser. Le final nous apporte son lot de soulagement et de craintes pour un avenir qui semble bien nuageux.
On se sent comme des enfants au pied du sapin, déballant les cadeaux sans trouver tous les joujoux commandés, on est heureux de ce que l’on reçoit, mais la plénitude n’est pas totale. Espérons que le tome 2 viendra combler nos espérances et nous offrir tout ce qui manque pour que notre plaisir soit total.

En conclusion, avec La Dame du Vallon Perdu, Ève Terrellon nous offre une romance historique qui remplit parfaitement les critères que l’on espère retrouver dans ce genre littéraire, et capture le lecteur, l’enferme dans une salle de torture et fait ce qu’elle veut avec ses émotions. Une très belle découverte que j’espère confirmer avec la suite !





28 allée des Ormeaux, Tiffany Schneuwly


● Titre d'origine : 28 allée des Ormeaux
● Date de parution : 5 Novembre 2015
● Nombre de pages : 164
● Édition de ton livre : Lune Ecarlate
● Quatrième de couverture :

À 27 ans, il est grand temps pour Liam de prendre son envol. Lorsque le jeune homme se voit offrir une promotion qui l’enverra bien loin de la maison familiale, il n’hésite pas et se met en quête de son premier appartement.

Sise au « 28, allée des Ormeaux », sa nouvelle demeure lui paraît idéale. Jusqu’à ce qu’il se rende compte que ses voisins ont un sérieux penchant pour le suicide.

Est-ce une coïncidence ? Quel mystère plane sur le « 28, allée des Ormeaux » ?


● Mon avis :
Voici un titre peu évocateur, mais avec une quatrième de couverture qui attise la curiosité et une illustration sobre et intrigante, signée Nathy. Rassurez-vous, ce qu’il se cache derrière 28 allée des Ormeaux est à la hauteur de nos attentes.

Liam, 27 ans, quitte enfin le domicile familial pour un nouveau poste dans son travail, loin de la demeure familiale. C’est ainsi qu’il prend son premier appartement au 28, Allée des Ormeaux. Un bâtiment qui semble plein de charme. Dès son emménagement, il réalise que tout n’est pas rose à cette adresse, un suicide ayant eu lieu, et ce ne serait pas le seul.

Avec une facilité déconcertante, nous entrons dans la vie de Liam et trouvons en lui un personnage attachant. Nous le suivons dans ses recherches d’un appartement, son emménagement et les découvertes macabres qu’il fera.
Nous découvrirons également son voisinage du 28 allée des Ormeaux, dont seule une jeune fille semble connaître une partie du secret qui hante les lieux. Elle le mettra en garde, mais il n’en tiendra pas compte. Même lorsque les choses sembleront de plus en plus étranges.

L’étrangeté, c’est bien là ce qui définit le mieux l’ambiance qui règne au cours du récit. Nulle horreur qui nous glace le sang, mais un étrange sentiment nous habite, une multitude de questions le nourrissant. Que peut-il bien se passer ? Quelle créature s’acharne sur les pauvres habitants de ces lieux ? Les doutes sont nombreux, sans pour autant détenir la clé du mystère dès les premières pages. On flotte dans le flou que nous impose Tiffany Schneuwly, subissant les événements, nous en imprégnant jusqu’à se sentir morose. On perd peu à peu espoir pour notre héros et sa jeune voisine. N’y a-t-il aucune échappatoire au destin qui semble dessiné pour eux ?

C’est dans cet état d’esprit que nous abordons le dénouement et nous recevons une gifle nous revigorant, nous rendant l’espoir que nous avions perdu. C’est armé d’une force nouvelle que l’on affronte le final qui vient nous poignarder en plein cœur, nous arrachant des larmes de joie, mais aussi de chagrin, car ils ne vécurent pas heureux et eurent beaucoup d’enfants au 28 allée des Ormeaux. Nous ne sommes pas dans un conte de fées, mais bien dans un roman fantastique, avec ce que cela implique de noirceur et de lumière.

C’est avec une plume emplie de légèreté, un style plein de fraicheur que l’auteur nous sert ce récit qui s’éloigne de la féérie et de sa beauté pour nous entraîner dans ce cauchemar que vit Liam, et que l’on subit à ses côtés. Et des cauchemars qui effleurent nos âmes sous l’apparence d’une caresse.

Il est vrai que rencontrer Tiffany Schneuwly au travers d’un roman tel que celui-ci ne nous pousse qu’à vouloir découvrir ces autres écrits ? Et j’espère que vous aussi, vous mourrez d’envie de la connaître plus encore après avoir dévoré ce livre !

Finalement, 28 allée des Ormeaux s’avère une histoire fantastique présentée de fort belle manière par l’auteur, mais que l’on aurait aimée bien plus longue encore. Il est normal d’être gourmand quand on aime, non ? Arrêtez de vous lécher les babines et prenez place sans tarder devant ce roman.