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vendredi 25 mars 2016

La Guerrière d'Argalone tome 2, Un Choix Douloureux : Frédérique Arnould


● Titre d'origine : La guerrière d'Argalone, tome 2 : Un Choix Douloureux
● Date de parution : 2 Mars 2015
● Nombre de pages : 244
● Édition de ton livre : Editions Artalys
● Quatrième de couverture :

Grâce à sa connaissance de la guerre et à ses dons de magicienne, Alexia a aidé ses compatriotes à chasser l’armée noire, mais l’enlèvement de Tomas par le prince Grahir a entaché cette belle victoire.

Accompagnée du capitaine William, de Maxi et de trois autres de ses camarades, elle se lance à la recherche de Tomas dans le royaume ennemi, où la place de la femme est inexistante. Horrifiée de voir autant de cruauté et si peu de considération, elle doit tenir sa langue et contenir sa magie pour ne pas faire échouer sa mission. Heureusement, elle fera de belles rencontres qui l’aideront à supporter cette culture si différente de la sienne.

Plongée dans ce monde dont elle ignore tout, elle découvrira ses origines extraordinaires et devra faire des choix douloureux. Arrivera-t-elle à sauver Tomas ? Et Maxi retrouvera-t-il sa place dans le cœur d’Alexia ?

● Mon avis :
Après nous avoir laissé flotté entre deux eaux avec le final du premier tome, Des Amours Maudites, Frédérique Arnould nous convie à découvrir ce qu’il advient donc à Alexia. Et comment dire, les retrouvailles nous font chaud au cœur. Pensez donc que l’on avait laissé l’héroïne dans une situation peu enviable.

L’armée noire a été repoussée, mais cela ne s’est pas fait sans heurt. Tomas a été enlevé par le prince Grahir, assombrissant la liesse de la victoire. Un groupe composé du capitaine William, de Maxi, d’Alexia et de trois autres de leurs camarades se met en quête du fils du capitaine, s’enfonçant dans le royaume de Dorduine, où la femme n’a aucune considération. Face à cette horreur qui lui saute au visage, elle va devoir faire preuve de beaucoup de retenue pour ne pas faire échouer leur mission. Leur parcours sera ponctué de riches rencontres qui lui apporteront un peu plus de force pour supporter cette culture étrangère. Les révélations seront nombreuses, notamment sur ses origines et Alexia se retrouvera face à des choix bien douloureux.

Le récit prend place dans la continuité du premier tome et nous retrouvons donc notre héroïne qui se réveille d’un long repos forcé et le retour à la réalité est bien douloureux, Tomas a été enlevé. La décision ne fait aucun doute, il faut aller le secourir. Alexia ne peut rester ainsi et rejoint le groupe qui se forme pour tenter cette aventure.
Nous voyons se profiler une quête en groupe restreint, mais cela peut-il être aussi simple ? Avec un personnage tel qu’Alexia, cela ne se peut, me direz-vous et vous aurez bien raison ! Elle a le don pour toujours se retrouver dans des situations quelque peu compliquées et nous aurons l’occasion de le confirmer à de nombreuses reprises. Son cœur la conduira à faire des choix faciles ou pas, mais qui, de rencontre en rencontre, l’amèneront à se découvrir, à accepter les vérités qui lui seront révélées, bonnes ou mauvaises ?

D’ailleurs, si l’on devait définir ce tome, nous pourrions le décrire comme le livre des révélations, car c’est bien ce qui rythme une bonne part du roman. Celles-ci seront d’ailleurs les bienvenues pour mieux appréhender le monde que nous dépeint l’auteur, avec les différentes cultures, l’histoire des pays, et bien sûr nous en dévoiler un peu plus sur Alexia, ce qu’elle est et ses origines.
Mais les rencontres prennent également une part importante dans ce livre, bien plus que dans le premier presque, car ils nous ouvrent les yeux autant que certaines révélations. On découvre des personnes qui ont choisi d’affronter ou qui subissent les événements, les traditions, mais qui se révèlent fortes lorsqu’on leur tend la main, qu’on leur montre une autre voie comme le fera notre héroïne.

Les sentiments restent également bien présents puisque Alexia souffre toujours du dilemme amoureux qui pèse sur son cœur. L’enlèvement de Tomas pourrait remettre en cause son amour, mais aussi le renforcer, le confirmer. La présence de Maxi qui, quant à lui, semble mettre de l’écart entre eux deux, voudrait nous faire penser qu’il a bien tiré une croix sur leur histoire, mais certains gestes viennent semer le doute. Quel choix douloureux fera la jeune femme ? Lequel choisira-t-elle finalement ?
Elle aura un long chemin à parcourir pour que le choix s’impose à elle. Elle verra des personnages rejoindre son groupe puis au fil des directions et des décisions à prendre, son entourage se réduira pour ne la laisser que peu entouré alors que le dénouement de ce tome se profilera. Une épreuve des plus effrayantes l’attendra et nous sentirons notre cœur broyé par les événements qui marqueront le final de ce tome, nous laissant prisonnier des affres d’une peine qui nous envahit alors qu’une question retentit tel un écho dans esprits : Que lui arrive-t-il ?

En conclusion, Un choix douloureux nous offre une très bonne suite pour la Guerrière d’Argalone, mais emprisonne nos cœurs dans une torpeur dont on ne pourra sortir qu’en lisant le troisième tome. Pour nous, nul choix douloureux à faire, juste une évidence, Un Combat Difficile nous tend les bras.


jeudi 10 mars 2016

Earthend tome 1, Visions de Feu, Gillian Anderson et Jeff Rovin


● Titre d'origine : Earthend, book 1: A Vision of Fire
● Date de parution : 3 février 2016
● Nombre de pages : 344
● Édition de ton livre : Editions Bragelonne
● Quatrième de couverture :

Partout sur la planète, des adolescents sans aucun lien commencent à présenter des symptômes inexplicables. La fille du représentant indien à l’ONU se met à parler une langue qui n’existe pas et souffre de violentes visions. Une jeune Haïtienne manque de se noyer sur la terre ferme. Un étudiant iranien s’immole par le feu…
À New York, la célèbre psychologue pour adolescents Caitlin O’Hara est chargée de traiter la fille de l’ambassadeur indien, qu’elle pense être sous le choc des tensions qui menacent son pays et pourraient bien mener à une guerre nucléaire. Mais très vite, Caitlin est obligée de reconnaître qu’elle a affaire à un phénomène plus sinistre encore, lié à des forces issues d’une civilisation disparue.


● Mon avis :

Alors que tous les fans de X-Files fêtaient le retour de leur série mythique, du côté des rayons des librairies, l’agent Scully, alias Gillian Anderson faisait parler d’elle avec la sortie française du premier tome de la trilogie Earthend, en collaboration avec Jeff Rovin, auteur reconnu, notamment pour la série Op-Center, du défunt Tom Clancy, dont il a écrit une dizaine de romans. J’espère bien que les fans de la série culte et de l’actrice auront pris une double ration de Gillian, car ce roman est à mettre entre toutes les mains.

En différents lieux, sans aucun lien entre eux, des adolescents commencent à présenter d’inexplicables symptômes. À New-York, la fille du représentant indien de l’ONU s’exprime tout à coup dans une langue qui n’existe pas et souffre de visions violentes. Caitli O’Hara, célèbre psychologue pour adolescents, est appelée pour la soigner, la pensant sous le choc des tensions menaçant son pays et qui pourraient avoir de lourdes conséquences. Une jeune Haïtienne manque de se noyer au milieu d’une rue et un étudiant iranien, quant à lui, s’immole par le feu.
Caitlin, bien vite, se trouve contrainte d’avouer avoir à faire à un phénomène plus sinistre, lié à des forces issues d’une civilisation disparue.

Dès le début, nous sommes confrontés à l’horreur qui s’empare de la jeune Maanik, fille de l’ambassadeur indien de l’ONU, et nous nous posons la question du rapport avec le prologue qui était à cent lieues de ce que nous découvrons ensuite. On s’interrogera à de nombreuses reprises sur le lien qui pourrait exister et l’on fera des suppositions qui seront contrecarrées, ou pas, alors que nous poursuivons notre lecture. Les événements qui se déroulent lors des visions de la jeune fille semblent si réels qu’ils ont un impact sur celle qui les vit et que son entourage le perçoit.

D’ailleurs, Maanik, pleine de vie d’ordinaire, ne semble plus être elle-même et la tâche qui incombe à la psychologue semble ardue tant ce qui arrive à la jeune fille bouleverse tout ce qu’elle a pu affronter auparavant. Néanmoins, Caitlin ne rend pas les armes pour autant et n’hésite pas à se rendre auprès de la jeune Haïtienne ainsi que du jeune Iranien dans l’espoir d’obtenir la clé qui lui permettra de comprendre et d’aider la jeune Indienne. De rencontre en rencontre, elle finira par recevoir « l’illumination », cette compréhension et cette acceptation qui vont lui ouvrir les yeux et l’esprit. Dès lors, il est question d’une course contre la montre pour sauver Maanik.

Caitlin est une mère célibataire approchant de la quarantaine, dont aucune description n’est faite, mais on se la représente sous les traits de Gillian Anderson. Elle a un jeune garçon sourd de 10 ans qui la rattache à ce monde, lui donnant cette bulle protectrice pour se ressourcer.
Elle a un ami, Ben, traducteur et ami de l’ambassadeur indien de l’ONU. On leur souhaite bien plus que de l’amitié et l'on espère voir leur relation évoluer au fil des pages. Il lui apportera toute son aide dans cette épreuve, en effet aider Maanik sera très éprouvant et révélateur d’un monde qui nous dépasse.

Alors que défilent les chapitres, quelques comparaisons me sont venues. Tout d’abord, celle avec Présages de James Herbert, pour le fait qu’ils se passent plusieurs incidents similaires à des endroits très éloignés les uns des autres. Puis, bien entendu, on ne peut renier que ce récit puisse être lié de près ou de loin à X-Files. Que celui qui n’a jamais envisagé ce rapprochement en lisant ce livre me fasse signe.

Lorsque le dénouement se fait proche, nous sommes fébriles, gagnés par ces visions que partage désormais Caitlin avec la jeune Indienne, agissant même au cœur de celles-ci, quittant son rôle de spectatrice pour en devenir actrice. Nous tendons nos mains pour lui apporter tout notre soutien. Un nœud se forme à nos estomacs et luttons contre ce cri de douleur ou de peur qui veut s’échapper de nos gorges. Nous passons notre nuit aux côtés de la psychologue et frissonnons alors que la vérité semble être ailleurs, car le final ne nous donne pas le droit d’arrêter notre lutte. Il nous faut la suite. Peut-on donc faire de ce premier tome une « Affaire non classée » ? Je dirais que oui tant il me tarde à la lecture de celui-ci de découvrir la suite, ce Rêve de Glace qui est sorti aux USA en décembre 2015.

Sans aucun doute, nous pouvons affirmer que Gillian Anderson et Jeff Rovin ont su franchir les barrières de nos esprits, en soulevant de nombreuses questions qui continuent de nous tarauder alors même que nous avons refermé ce livre. Ils nous donnent envie de chercher jusqu’où se sont-ils inspirés du passé et quelle part de ce récit n’est que pure invention. Où s’arrêtent les frontières du réel ?

Finalement, il s’avère difficile de cantonner Visions de Feu à un simple thriller alors que le fantastique et l’ésotérisme pointent le bout de leur nez au fil des pages. Il est bien plus que cela ! Il est une météorite de mythes, de croyances, d’espoir, de rêve, de cauchemar et même de folie traversant le ciel de la planète thriller avant de s’y écraser, creusant un cratère que même le temps et ceux qui aiment tout classifier ne pourront réduire. 







jeudi 3 mars 2016

Le Gardien de la Source, Vanessa Terral


● Titre d'origine : Le Gardien de la Source
● Date de parution : 13 janvier 2016
● Nombre de pages : 387
● Édition de ton livre : Editions Pygmalion
● Quatrième de couverture :

« Puis elle le vit. L’individu qui l’observait se tenait en retrait, à l’opposé de la pièce. Il ne cherchait pas à se fondre dans l’assemblée des gens bien nés. D’ailleurs, ceux-ci l’évitaient. C’était presque imperceptible, mais le flot des civilités s’écartait de lui dans une valse consommée. »
En cet été 1814, Marie-Constance de Varages, marquise du bourg d’Allemagne, et son héritière, Anne-Hélène, sont conviées au bal du comte de Forcalquier. Si une telle invitation ne se refuse pas, la marquise est inquiète. Quelques mois auparavant, sa fille a souffert d’un mal funeste et été sauvée in extremis. Depuis, elle n’est plus tout à fait la même…
Quelle est donc cette ombre qui plane sur Anne-Hélène ? Et pourquoi le mystérieux Lazare, baron d’Oppedette, semble-t-il soudain subjugué par la jeune débutante ?

● Mon avis :
Voici un auteur que je suis depuis ma rencontre avec elle lors du Printemps des Légendes en 2010. Honte à moi lorsque je me rends compte que je n’ai lu que bien trop peu de ses œuvres et j’en m’excuse auprès de l’intéressée, aka Vanessa Terral. Et Le Gardien de la Source, une romance fantastique, vient renforcer ce sentiment. En effet, celui-ci, de par sa très belle couverture et son synopsis, ne peut qu’attiser la curiosité.

Maric-Constance de Varages, marquise du bourg d’Allemagne, et sa fille Anne-Hélène sont conviées au bal du comte de Forcalquier. Invitation qu’elles ne peuvent refuser, bien que la santé de sa fille soit un sujet d’inquiétude pour la mère depuis un mal funeste qui s’était emparé d’elle quelques mois auparavant. Ce mal l’a changé, elle ne semble plus tout à fait la même. Pour quelles raisons Lazare, le mystérieux baron d’Oppedette, s’intéresse-t-il autant Anne-Hélène ?

Nous rencontrons Anne-Hélène et sa mère dès le prologue. La jeune fille est pleine d’insouciance et joue avec ses amies jusqu’à ce que survienne le drame. Sa mère fait preuve d’une grande force de caractère, et la suite du roman le démontre bien plus encore. En effet, Marie-Constance est une femme ayant de grandes responsabilités, de nombreuses connaissances et dons et assume avec force d’esprit le rôle de maîtresse du domaine et de ses gens.

Anne-Hélène, quant à elle, subit de profonds changements. Elle se transforme de cygne blanc, innocent et niais, en cygne noir, de par le biais du mal profond qui a failli l’emporter, mais pas seulement. Elle passe par de nombreuses étapes, d’expérimentations, de découvertes et semble faire de mauvais choix, qui achèvent de briser ses rêves. La découverte d’une dure vérité, conséquence de sa maladie n’en sera qu’une étape de plus, mais qui brisera ses derniers liens. Néanmoins elle gardera toujours une lueur en elle qui brillera par-delà les épreuves.

Ce n’est que lors du bal organisé par le comte de Forcalquier que l’on fait la connaissance de Lazare. On le juge rapidement, influencé par les faibles informations que Vanessa Terral veut bien nous donner. Heureusement pour nous, et pour le baron lui-même, nous pouvons réviser notre jugement au fil des pages, et à de nombreuses occasions suivant les nouvelles révélations qui nous sont faites. De personnage haïssable lors de sa rencontre, nous en venons à l’aimer et lui souhaiter tout le bonheur qu’il est en droit d’espérer en compensation de la peine qu’il endure. Qui est donc réellement Lazare ?

L’immersion dans la France historique, celle de l’après-révolution, de l’entre-deux Napoléon 1er alors qu’il a abdiqué, et même lors des 100 jours où il tenta de reprendre le pouvoir. Ce fut un coup de maître, car cette plongée dans notre Histoire, par le biais du récit que nous propose l’auteur, s’est avérée une très grande réussite et un rappel bienvenu pour certains. Il ne nous en a été que plus facile de nous imprégner du récit, de le vivre de l’intérieur comme si nous étions ces personnages qui nous sont dépeints.
Vanessa Terral, pour se faire, fait preuve d’un style et d’une plume se prêtant fort bien à cette époque, on y ressent toute la douceur et le rocambolesque digne de ces périodes qui nous font tant rêver.

D’ailleurs le fantastique s’immisce délicatement dans notre Passé, par petites touches. Il semble couler de source et l’on pourrait le croire sorti de nos manuels scolaires qui relatent cette époque. Et pour le lien avec le titre, longuement nous le cherchons et ce que cela implique, le Gardien de la Source, et lorsqu’enfin nous l’apprenons, un pincement au cœur, mais aussi une crainte irrationnelle s’emparent de nous. Est-ce possible ? Comment peut-on supporter tout ceci ? Quelle abnégation ! Ce sont là de nombreuses pensées qui traversent nos esprits, et nous ne pouvons que compatir au fardeau, à la peine que doit supporter ce gardien. Mais c’est bien plus que cela, une malédiction digne de la mythologie, et c’est alors que ces quelques mots en bas du quatrième de couverture prennent tout leur sens. Effectivement, nous imaginons fort bien la transposition de cette légende et nous applaudissons pour cette réussite.

Mais il me vient également une comparaison à l’esprit lorsque nous arrivons au dénouement, que nous voyons quel sort Vanessa Terral a réservé aux personnages qui sont maintenant dans nos cœurs. En effet, avec ce romantisme et les ténèbres qui habitent ces pages, j’ai pensé à Crimson Peak pour ces visuels qui me viennent à l’esprit, cette façon de mettre à mal nos sentiments, les noyant sous la crainte puis sous l’espoir avec cette sensation que les « héros » ne peuvent connaître la joie, mais qu’on leur souhaite pleinement.

Le final s’accompagne d’un feu d’artifice d’émotions qui apporte son lot de couleurs chaudes à ce tableau, le parant de cette touche qui le fera traverser les années, l’emmènera je l’espère à la prospérité, car ce roman mérite de connaître une multitude de lectrices et lecteurs.
Oui la romance ne doit pas être qu’une affaire de femme, surtout lorsque celle-ci est teintée d’une touche de fantastique avec cette lumière et ces ténèbres, elle est faite pour toutes les Juliette et leurs Roméo, pour toutes les Perséphone et les Hadès, pour ceux dont le cœur vibre devant tant d’émotions, d’espoir, d’amour sans craindre les peurs, le désespoir ou la haine qui peuvent parfois faire irruption dans nos vies.

En conclusion, le Gardien de la Source ne demande qu’à vous compter parmi ses gens et Vanessa Terral vous montre majestueusement le chemin jusqu’à la source. Plongez en ses pages et vous en recevrez un pur moment de plaisir.