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jeudi 3 mars 2016

Le Gardien de la Source, Vanessa Terral


● Titre d'origine : Le Gardien de la Source
● Date de parution : 13 janvier 2016
● Nombre de pages : 387
● Édition de ton livre : Editions Pygmalion
● Quatrième de couverture :

« Puis elle le vit. L’individu qui l’observait se tenait en retrait, à l’opposé de la pièce. Il ne cherchait pas à se fondre dans l’assemblée des gens bien nés. D’ailleurs, ceux-ci l’évitaient. C’était presque imperceptible, mais le flot des civilités s’écartait de lui dans une valse consommée. »
En cet été 1814, Marie-Constance de Varages, marquise du bourg d’Allemagne, et son héritière, Anne-Hélène, sont conviées au bal du comte de Forcalquier. Si une telle invitation ne se refuse pas, la marquise est inquiète. Quelques mois auparavant, sa fille a souffert d’un mal funeste et été sauvée in extremis. Depuis, elle n’est plus tout à fait la même…
Quelle est donc cette ombre qui plane sur Anne-Hélène ? Et pourquoi le mystérieux Lazare, baron d’Oppedette, semble-t-il soudain subjugué par la jeune débutante ?

● Mon avis :
Voici un auteur que je suis depuis ma rencontre avec elle lors du Printemps des Légendes en 2010. Honte à moi lorsque je me rends compte que je n’ai lu que bien trop peu de ses œuvres et j’en m’excuse auprès de l’intéressée, aka Vanessa Terral. Et Le Gardien de la Source, une romance fantastique, vient renforcer ce sentiment. En effet, celui-ci, de par sa très belle couverture et son synopsis, ne peut qu’attiser la curiosité.

Maric-Constance de Varages, marquise du bourg d’Allemagne, et sa fille Anne-Hélène sont conviées au bal du comte de Forcalquier. Invitation qu’elles ne peuvent refuser, bien que la santé de sa fille soit un sujet d’inquiétude pour la mère depuis un mal funeste qui s’était emparé d’elle quelques mois auparavant. Ce mal l’a changé, elle ne semble plus tout à fait la même. Pour quelles raisons Lazare, le mystérieux baron d’Oppedette, s’intéresse-t-il autant Anne-Hélène ?

Nous rencontrons Anne-Hélène et sa mère dès le prologue. La jeune fille est pleine d’insouciance et joue avec ses amies jusqu’à ce que survienne le drame. Sa mère fait preuve d’une grande force de caractère, et la suite du roman le démontre bien plus encore. En effet, Marie-Constance est une femme ayant de grandes responsabilités, de nombreuses connaissances et dons et assume avec force d’esprit le rôle de maîtresse du domaine et de ses gens.

Anne-Hélène, quant à elle, subit de profonds changements. Elle se transforme de cygne blanc, innocent et niais, en cygne noir, de par le biais du mal profond qui a failli l’emporter, mais pas seulement. Elle passe par de nombreuses étapes, d’expérimentations, de découvertes et semble faire de mauvais choix, qui achèvent de briser ses rêves. La découverte d’une dure vérité, conséquence de sa maladie n’en sera qu’une étape de plus, mais qui brisera ses derniers liens. Néanmoins elle gardera toujours une lueur en elle qui brillera par-delà les épreuves.

Ce n’est que lors du bal organisé par le comte de Forcalquier que l’on fait la connaissance de Lazare. On le juge rapidement, influencé par les faibles informations que Vanessa Terral veut bien nous donner. Heureusement pour nous, et pour le baron lui-même, nous pouvons réviser notre jugement au fil des pages, et à de nombreuses occasions suivant les nouvelles révélations qui nous sont faites. De personnage haïssable lors de sa rencontre, nous en venons à l’aimer et lui souhaiter tout le bonheur qu’il est en droit d’espérer en compensation de la peine qu’il endure. Qui est donc réellement Lazare ?

L’immersion dans la France historique, celle de l’après-révolution, de l’entre-deux Napoléon 1er alors qu’il a abdiqué, et même lors des 100 jours où il tenta de reprendre le pouvoir. Ce fut un coup de maître, car cette plongée dans notre Histoire, par le biais du récit que nous propose l’auteur, s’est avérée une très grande réussite et un rappel bienvenu pour certains. Il ne nous en a été que plus facile de nous imprégner du récit, de le vivre de l’intérieur comme si nous étions ces personnages qui nous sont dépeints.
Vanessa Terral, pour se faire, fait preuve d’un style et d’une plume se prêtant fort bien à cette époque, on y ressent toute la douceur et le rocambolesque digne de ces périodes qui nous font tant rêver.

D’ailleurs le fantastique s’immisce délicatement dans notre Passé, par petites touches. Il semble couler de source et l’on pourrait le croire sorti de nos manuels scolaires qui relatent cette époque. Et pour le lien avec le titre, longuement nous le cherchons et ce que cela implique, le Gardien de la Source, et lorsqu’enfin nous l’apprenons, un pincement au cœur, mais aussi une crainte irrationnelle s’emparent de nous. Est-ce possible ? Comment peut-on supporter tout ceci ? Quelle abnégation ! Ce sont là de nombreuses pensées qui traversent nos esprits, et nous ne pouvons que compatir au fardeau, à la peine que doit supporter ce gardien. Mais c’est bien plus que cela, une malédiction digne de la mythologie, et c’est alors que ces quelques mots en bas du quatrième de couverture prennent tout leur sens. Effectivement, nous imaginons fort bien la transposition de cette légende et nous applaudissons pour cette réussite.

Mais il me vient également une comparaison à l’esprit lorsque nous arrivons au dénouement, que nous voyons quel sort Vanessa Terral a réservé aux personnages qui sont maintenant dans nos cœurs. En effet, avec ce romantisme et les ténèbres qui habitent ces pages, j’ai pensé à Crimson Peak pour ces visuels qui me viennent à l’esprit, cette façon de mettre à mal nos sentiments, les noyant sous la crainte puis sous l’espoir avec cette sensation que les « héros » ne peuvent connaître la joie, mais qu’on leur souhaite pleinement.

Le final s’accompagne d’un feu d’artifice d’émotions qui apporte son lot de couleurs chaudes à ce tableau, le parant de cette touche qui le fera traverser les années, l’emmènera je l’espère à la prospérité, car ce roman mérite de connaître une multitude de lectrices et lecteurs.
Oui la romance ne doit pas être qu’une affaire de femme, surtout lorsque celle-ci est teintée d’une touche de fantastique avec cette lumière et ces ténèbres, elle est faite pour toutes les Juliette et leurs Roméo, pour toutes les Perséphone et les Hadès, pour ceux dont le cœur vibre devant tant d’émotions, d’espoir, d’amour sans craindre les peurs, le désespoir ou la haine qui peuvent parfois faire irruption dans nos vies.

En conclusion, le Gardien de la Source ne demande qu’à vous compter parmi ses gens et Vanessa Terral vous montre majestueusement le chemin jusqu’à la source. Plongez en ses pages et vous en recevrez un pur moment de plaisir.






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