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mardi 12 avril 2016

Guerre & Dinosaures, Victor Milan


● Titre d'origine : The Dinosaur Lords
● Date de parution : 14 Avril 2016
● Nombre de pages : 640
● Édition de ton livre : Fleuve Noir (collection Outrefleuve)
● Quatrième de couverture :

Paradis. Pour les dieux, un simple plateau de jeu, le théâtre de leurs passions et luttes de pouvoir. Pour les hommes, c'est une terre brutale et violente, divisée entre dynasties rivales, déchirée par les ambitions et les croyances religieuses, constamment menacée par le machiavélisme politique.
Dans cet état de guerre règnent les dinosaures. Élevés, dressés dès leur plus jeune âge, ils deviennent des armes redoutables dominant les champs de bataille. Et c'est lors d'un affrontement épique dont le fracas pourfend la terre et déchire le ciel que l'énigmatique seigneur Karyl Bogomirskiy est défait par traîtrise et laissé pour mort.
À son réveil, partiellement amnésique, il découvre qu'il est désormais pourchassé. Il se lance alors dans un voyage qui va faire trembler le monde, jusqu'aux trônes des dieux...


● Mon avis :
Sans même lire le résumé, le titre avait déjà piqué ma curiosité au point de vouloir découvrir quelle histoire se cache derrière Guerre & Dinosaures. Il va sans dire que voir ce qu’en dit George R. R. Martin sur la couverture augmente encore cette envie. « Un croisement entre Jurassic Park et Le Trône de Fer » est des plus évocateurs, surtout avec une illustration sobre, mais efficace qui montre un chevalier chevauchant sa monture qui n’est autre qu’un dinosaure.

Paradis, simple plateau de jeu pour les créateurs, mais pour les hommes, c’est le théâtre de leur violente lutte, pour le pouvoir, pour la gloire, pour la passion entre croyances religieuses et machiavélisme politique. Les dinosaures se révèlent des armes redoutables sur les champs de bataille. Karyl Bogomirskiy, un énigmatique seigneur est vaincu par traitrise et abandonné pour mort lors d’un terrible affrontement. Il se réveille en partie amnésique et pourchassé. Il entreprend un voyage qui va le mener vers un nouveau défi.

Après un prologue qui attise notre curiosité avec une apparition étrange, mais qui nous révèle bien peu de choses, à part un premier aperçu des dinosaures et des hommes, un jeune garçon dans ce cas qui garde son troupeau. Nous entamons la première partie dans le vif du sujet. En effet, nous nous trouvons sur un champ de bataille et nous vivons l’affrontement de différents points de vue. Certains passages m’ont tout de suite fait penser à un combat épique de Tolkien dans Le Retour du Roi. Je vous laisse vous faire votre propre avis et me dire si vous avez pensé au même que moi. Nous vivons la traitrise dont faire l’objet Karyl Bogomirskiy, mais également nous découvrons d’autres personnages qui auront leur importance au cours du roman, Rob Korrigan, le maître dinosaure et Jaume Llobregat, champion de l’empereur et capitaine-général de l’ordre des Compagnons de Notre-Dame du Miroir.

Après cette bataille, nous suivons la « renaissance » de Karyl et le début de sa fuite. Puis nous découvrons d’autres personnages, notamment l’empereur Felipe et sa fille ainée Melodia, une jeune femme fougueuse, intelligente et qui n’a pas sa langue dans sa poche.
Nous découvrons également un ancien ennemi de l’Empire devenir un bras armé de Felipe, Falk Von Hornberg, avec un physique imposant sans pour autant être simple d’esprit. Son arrivée et la place qu’il obtient révoltent beaucoup de monde, mais cela ne changera rien.

Et un roman avec un tel titre ne peut se poursuivre sans guerre. En effet, la bataille que nous avons vécue en début de livre n’était que des prémices, nous allons en vivre d’autres, avec toutes les horreurs que cela implique. Elles nous donneront l’occasion de voir plus encore les dinosaures en action, et nous réaliserons qu’effectivement, l’art de la guerre avec de telles montures et armes s’avère plus impressionnant encore que les batailles que l’on a déjà pu lire ou voir auparavant. C’est bien là un grand plus de ce récit et une belle innovation de Victor Milan qui apporte un petit vent de nouveauté dans la Fantasy.

Les personnages sont d’une grande importance également dans la qualité de l’histoire. Ils nous offrent une belle palette de personnalités, allant de la brute avec Falk, qui s’avère aussi détestable que les plus haïssables des personnages du Trône de Fer à la belle avec Melodia, que l’on pourrait définir comme un mélange de Cersei et Daenerys, tout un programme n’est-ce pas ! Nous avons les héros dont on chante leurs louanges dans les tavernes avec Karyl, un Ned Stark ayant survécu et Jaume, un Jaime Lannister sans le côté régicide, mais avec tout son honneur et des principes bien fondés.
Et au milieu de ceux-ci, Rob Korrigan, qui n’est pas des moindres, car même s’il n’a rien d’héroïque comme les deux cités précédemment, il se révèle le barde agile au combat, celui qu’on aimerait incarner dans un jeu vidéo et qui sait se hisser plus haut que la place qu’on lui destinait. Plus les pages défilaient et plus mon avis sur lui se renforçait, tel Tyrion qui au fil des saisons de Game Of Thrones devient le personnage que l’on ne peut qu’aimer, malgré ses mauvais côtés.
L’empereur, quant à lui, s’avèrerait un subtil mélange d’un Lannister, d’un Stark, d’un Baratheon avec une Main derrière lui qui regroupe plus ou moins tout le conseil du roi des Sept Couronnes.

Les intrigues sont multiples au cours de ce roman, les machinations se font et se défont. Certaines personnes voient leurs objectifs s’éloigner ou se rapprocher alors que d’autres subissent des trahisons ou des coups du sort, mais la joie, l’espoir et le bonheur s’invitent bien peu en ces pages où règnent, bien au contraire, le doute, la peur, le désespoir, la haine et même l’horreur.

Ce n’est pas le final qui apportera une touche de conte de fées avec un « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », mais nous nous retrouvons prisonnier d’événements à venir, d’affrontements qui seront, on l’espère, spectaculaires et violents, mettant encore plus en avant ces dinosaures que l’on n’a pas encore assez vus à mon gout, tant ils sont si bien intégrés à ce monde que nous dépeint l’auteur. Les vies des personnages principaux semblent pour beaucoup sur la sellette, tant l’espoir semble mince pour leur avenir. On ne peut qu’attendre le deuxième acte de cette pièce de théâtre à laquelle on assiste, tout comme les serviteurs des créateurs que l’épilogue nous permet de découvrir un peu plus.

George R. R. Martin nous disait juste en annonçant un croisement entre Jurassic Park et le Trône de Fer pour Guerre & Dinosaures, même si les dinosaures ne sont pas une attraction dans un parc, mais font partie intégrante du spectacle que nous offre Victor Milan avec sa troupe de personnages sur Paradis.

Je ne peux que vous conseiller fortement de vous précipiter chez vos libraires et d’acquérir ce roman, même s’il vous faut sortir les griffes et les épées pour pouvoir affronter la foule qui se pressera sur votre chemin.



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