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mercredi 25 mai 2016

Les aventures d'Aliette Renoir, tome 1 : La secte d'Abaddon, Cécilia Correia


● Titre d'origine : Les aventures d'Aliette Renoir, tome 1 : La secte d'Abaddon
● Date de parution : 2012
● Nombre de pages : 301
● Édition de ton livre : Rebelle Editions
● Quatrième de couverture :

En arrivant à Paname, les Allemands s’étaient rendu compte qu’une menace plus dangereuse qu’eux sévissait déjà. Alors, en accord avec leurs autorités, ils laissèrent ma famille, les Renoir, continuer leurs petites affaires. Je vais vous dire : cela aurait été plus simple si j’avais dû zigouiller des rongeurs et encore… j’en avais horreur. Bon, je ne vais pas vous mentir plus longtemps, je déteste toutes les bestioles, qu’importe l’espèce animale. Sauf que la plus terrible de toutes, celle que je traquais chaque nuit demeurait mon pire cauchemar. Mais voilà, l’honneur de la famille restait ma priorité. Si bien que même si j’avais le trouillomètre à zéro, je devais quand même braver mes peurs en affrontant mon ennemi juré : le vampire.

● Mon avis :

Voici une nouvelle histoire de vampires me direz-vous ! Vous rajouterez également que nous avons une fois de plus affaire à une héroïne qui les chassent, mais vous classeriez bien vite ce roman et louperiez l’essentiel. En effet, Aliette Renoir est bien une chasseuse, mais elle n’a rien d’une Anita Blake ou d’une Buffy. Réfléchissez-y bien et ne passez pas votre chemin. Vous aurez tout à y gagner.

Durant la Deuxième Guerre Mondiale, les Allemands occupent Paris et ils découvrent qu’ils ne sont pas les plus dangereux. Par conséquent, ils laissent la famille Renoir poursuivre leurs actions. Aliette, la fille de la famille, des plus peureuses, essaye de braver son pire cauchemar en les traquant, les vampires.

Dès les premières pages, nous découvrons que nous n’avons pas une copie des célèbres chasseuses de vampires de la série télévisuelle ou de la saga littéraire bien connue. Ne serait-ce que par la localisation de l’histoire dans l’espace et dans le temps. En effet, nous nous plongeons en plein Paris sous l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre Mondiale. On y découvre la capitale telle qu’on ne la connait pas, ou on la redécouvre plutôt sous un œil nouveau.
Il faut aussi compter sur la personnalité de l’héroïne, et notamment sa force de caractère, digne d’une mule voire plus encore, mais aussi par les nombreuses phobies qui la hantent. À cela, nous pouvons aussi ajouter qu’elle n’a pas sa langue dans sa poche, ce qui peut se révéler un atout, mais aussi un défaut, et qui provoquera de nombreux sourires ou éclats de rire. Et pour lui donner plus de saveur encore, saupoudrez le tout généreusement avec une pincée de malchance, un soupçon de niaiserie, une cuillérée d’intelligence et enfin un parfum de volupté. Voici une recette qui ne manque pas de piquant, comme Aliette d’ailleurs.

Il faut bien avouer que la situation pour le moins cocasse, selon le point de vue, à laquelle nous assistons dès le premier chapitre nous met bien vite dans l’ambiance et nous ouvre les portes de ce qu’il adviendra.  Notre chasseuse fait preuve de malchance et celui qu’elle chassait lui sauve la vie, la transformant par la même occasion. Et son entrée dans le monde de la nuit ne sera pas des plus simples. Elle se retrouvera bien vite emportée par des événements qu’elle ne contrôle pas, et qui pourtant sont liés à elle, à sa famille et à son passé. Son créateur ne la laissera pas faire face seule, même pour affronter les premiers vampires et leur roi Abaddon. Que lui veulent-ils de plus que sa mort ? À part son corps que certains aimeraient croquer ?

Le mystère se lèvera au fil des pages. Les questions trouveront en partie des réponses. Nous aurons quelques gouttes de révélations à nous mettre sous la langue, mais il se peut que vous deviniez certaines choses, comme ce fut mon cas, et que vous en espériez bien d’autres, même si toutes ne se réaliseront pas.
Quoi qu’il en soit, le dénouement lèvera le voile en apportant son lot de bonnes ou de mauvaises surprises. Nous aurons le plaisir ou le déplaisir de voir certains événements se produire ou non. Et le final s’insinuera dans notre cou et y enfoncera ses canines pour nous plonger dans une vague de désir. Et pas n’importe lequel, celui de découvrir rapidement la suite des aventures d’Aliette Renoir.

Cecilia Correia nous propose un style des plus agréables à lire qu’elle ponctue de nombreux dialogues qui ne sont pas piqués des vers et qui apporteront beaucoup de gaieté à notre lecture. Voici donc une preuve qu’il n’y a pas besoin de se prendre trop au sérieux ni de sombrer dans des noirceurs extrêmes pour nous servir une histoire de vampires qui vaut grandement le détour.

Je ne peux donc que vous conseiller de faire la connaissance d’Aliette Renoir, car vous ne regretterez pour rien au monde de mettre un peu de mordant à votre lecture.


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