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lundi 20 juin 2016

Le Faux Prophète, James Rollin & Rebecca Cantrell


● Titre d'origine : Blood Infernal: The Order of the Sanguines
● Date de parution : 09/06/2016
● Nombre de pages : 576
● Édition de ton livre : Fleuve Noir
● Quatrième de couverture :

Les Sanguinistes doivent mener un dernier combat contre les forces du Mal… et affronter Lucifer en personne.
Présentation : Tandis que des meurtres macabres secouent la planète entière, Erin Granger tente de déchiffrer une prophétie écrite par le Christ pour trouver un remède à ce fléau. Aidée par le sergent Jordan Stone et le mystérieux prêtre Rhun Korza, elle se lance à la recherche d’un trésor perdu depuis des millénaires. Mais les forces des ténèbres ont couronné un nouveau roi, un démon appelé « Légion ». Il est déjà présent sur Terre et avance masqué sous différents visages. Même les murs du Vatican ne lui résistent pas.
Pour découvrir quel est le véritable destin de l’humanité et sauver le monde, Dr. Erin Granger va devoir braver les abysses et confronter le plus grand ennemi de l’homme – le serpent du jardin d’Eden, Lucifer lui-même.

● Mon avis :

Cela va vous paraître étrange, peut-être, mais j’ai découvert cette saga avec ce dernier tome. En effet, je ne connaissais pas L’ordre des Sanguinistes de James Rollins et Rebecca Cantrell. Et quelle spectaculaire façon que de découvrir cette trilogie par son dénouement ! Rassurez-vous, la lecture de ce tome se fait très bien sans avoir lu les précédents volumes et cela ne gêne en aucun cas la compréhension de l’intrigue.

Des meurtres horribles se produisent à travers le monde. L’apocalypse est proche. Le Dr Erin Granger, un archéologue réputé, doit déchiffrer une prophétie écrite par le Christ et retrouver un artefact perdu depuis des millénaires. Avec l’aide du sergent Jordan Stone et du Père Rhun Korza, elle se lance dans une course contre le temps. Mais elle devra affronter les forces des ténèbres qui sont déjà à l’œuvre. À leur tête, un démon, avec de très grands pouvoirs, fera tout pour les contrecarrer. L’archéologue devra affronter jusqu’à Lucifer pour sauver l’humanité.

C’est seulement au moment d’entamer ma lecture que j’ai appris que ce livre était en fait le troisième tome de L’Ordre des Sanguinistes et j’ai donc attaqué ce roman avec une certaine appréhension. Celle-ci a rapidement été chassée, car même si certains événements auxquels les protagonistes et le narrateur font référence pourraient nous laisser dans le flou, nous obtenons suffisamment d’informations pour les appréhender et poursuivre sans aucune gêne le récit.

Nous apprenons également à connaître les personnages principaux et nous découvrons les liens qui les unissent au fil des pages. Erin Granger mérite bien son titre d’Érudite, car elle fait preuve au fil des pages d’une très forte capacité de réflexion et de connaissances développées. Et son cœur bat pour Jordan Stone, le Guerrier. Lui fait preuve d’une détermination à toute épreuve pour affronter ce qui les attend. Il se relèvera toujours pour atteindre leur but et pour l’archéologue. Le Chevalier du Christ, Rhun Korza, un sanguiniste, s’avère quant à lui un véritable chevalier avec tout ce que cela implique. Un sens du devoir digne du rôle qui est le sien, avec l'honneur qui y est inhérent. Sa foi sera mise à rude épreuve, mais il ne la perdra pas, que ça soit en ses amis, comme en son ordre et Dieu. Ils ne sont pas seuls pour affronter tout ceci, car ils peuvent compter sur d’autres Sanguinistes qui se révèlent de précieux atouts et qui gagnent également une place dans notre cœur.
Je me dois de vous apporter quelques précisions pour ceux qui ne connaîtraient pas cet univers. Les Sanguinistes sont des Strigoï (vampires) qui ont renoncé à boire du sang et qui ont rejoint un ordre secret de l’église. Ils se nourrissent d’un vin sacré. Les Strigoïs sont donc leurs ennemis, et c’est guidé par le démon qu’ils se mettront en travers de leur route au fil du roman.

La promesse qui nous est faite dans le quatrième de couverture, celle d’un affrontement pour éviter l’apocalypse pose les bases d’une intrigue qui nous tient en haleine du début à la fin du récit. En effet, James Rollins et Rebecca Cantrell ont magistralement su nous mener là où ils le souhaitent. Ils ont su nous guider de rebondissement en rebondissement, prévisibles ou non, jusqu’au dénouement, qui nous a donc pris à la gorge.
Nous avons tremblé auprès de nos héros jusqu’au final et les révélations qui ont ponctué cette histoire ont su influer nos espoirs et nos craintes, nous conduisant dans une valse des émotions alors qu’Erin, Jordan et Rhun, tout autant que leurs amis, sont malmenés. Il faut dire que le sort du monde repose sur leurs épaules et que leur tâche, difficile par défaut, se retrouve bien compliquée quand leurs ennemis ne s’avèrent pas toujours tels qu’on les pense. Le final vient jeter de l’eau sur les braises de ce qui aurait mérité de nous enflammer plus encore.

Je resterais vague par contre au niveau du contenu en lui-même, car pour ceux ne connaissant pas la saga et qui souhaiteraient l’entamer par le début, je risquerais de leur en révéler trop et de leur gâcher le plaisir. Je leur dirais seulement que je les envie, car même quand je lirai les deux premiers tomes, curieux de découvrir comment les héros en sont arrivés où ils en sont, le plaisir ne sera jamais le même. En effet, connaître la fin risquera de me couper l’herbe sous le pied.

Le Faux Prophète se révèle finalement une histoire très bien ficelée avec des personnages qui sont capables de nous faire vibrer et de nous faire hurler, mais dont la fin nous laisse un goût d’inachevé, tant on en aurait voulu plus encore.


Les aventures d'Aliette Renoir, tome 2 : Dans l'ombre du Roi, Cécilia Correia


● Titre d'origine : Les aventures d'Aliette Renoir, tome 2 : Dans l'ombre du Roi
● Date de parution : 2013
● Nombre de pages : 354
● Édition de ton livre : Rebelle Editions
● Quatrième de couverture :

Vous savez quoi ? C’est la véritable zizanie en ce moment à Paname ! Des renégats sèment la pagaille, les Allemands nous préparent un coup fourré, un vampire âgé de plusieurs siècles disparaît comme par enchantement, Lawrence me fait des cachotteries et, pour couronner le tout, Sytry, le prince des chenapans, change d’avis comme de chemise ! Et qui doit jongler avec tout ça ? Moi, bien sûr ! Quelque chose me dit que je vais filer un mauvais coton… « Alea jacta est ! », comme dirait un certain César. Eh oui, le sort en est jeté…

● Mon avis :

Je crois que l’on peut rapidement tomber accro d’Aliette Renoir. En effet, après un premier tome des plus prometteurs, Dans l’ombre du Roi s’avère une suite des plus parfaites. Cette aventure est des plus croustillantes et apporte son lot de nouveautés et de surprises.

Suite à la mort d’Abaddon, la pagaille règne à Paname. Des vampires renégats, les Allemands, tous semblent se dresser sur le chemin d’Aliette Renoir. La disparition étrange d’un vampire de plusieurs siècles lui offre une enquête. Lawrence semble distant et Sytry la fait tourner en bourrique. Comment va-t-elle pouvoir faire pour gérer tout cela ?

Le récit prend place trois mois après le dénouement de La Secte d’Abaddon. Tout n’est pas encore rentré dans l’ordre. L’élection du nouveau roi des Vampires approche et des renégats semblent prêts à tout pour discréditer Sytry. Pour ne rien arranger, un vampire travaillant pour le prince disparait. Aliette Renoir et Lawrence, son créateur, se retrouvent chargés d’enquêter sur cette disparition. Mais leur entente n’est plus aussi forte, une distance se creuse entre eux deux.
Alors que Sytry semble se rapprocher d’elle, mais avec beaucoup de retenue, ce qui est assez étrange de sa part. Un triangle amoureux, au centre duquel notre héroïne va se dévoiler à nous, plus encore que dans le premier tome. La faute à des découvertes que feront les trois personnages principaux.

Ce deuxième tome est par ailleurs un tome de révélations, car celles-ci seront nombreuses au fil des pages. Qu’elles concernent Aliette, Lawrence, Sytry, les vampires ou même les autres créatures surnaturelles, et même les humains, nous les accueillons avec surprise, avec crainte ou même avec plaisir. Il se place toujours autant du côté géographique qu’historique avec les références qui sont faites et qui surgissent au détour d’une page, d’un paragraphe, imprégnant le récit.

Heureusement pour nous, l’action n’est pas en reste, malgré l’importante place que prennent les émotions et sentiments de notre héroïne. Ces scènes d’affrontements ou de poursuites nous rappellent que nous n’avons pas à faire à une simple romance, mais bien à un récit fantastique, de bit-lit ou d’urban fantasy suivant la manière dont vous le classez.
Les scènes qui chauffent le sang des protagonistes ajoutent du piquant à notre lecture. Cécilia Correia ne cesse également de nous abreuver de bons mots et de la répartie, le franc-parler, d’Aliette qui nous plait tellement et qui est une composante importante de sa personnalité haute en couleur.

Les nouveaux personnages qui peuplent ce roman se révèlent des plus intéressants. Nous côtoyons bien plus de vampires de premier ordre. Certains nous sont des plus sympathiques alors que d’autres s’avèrent antipathiques. Les ennemis d’Aliette et de ses amis ne nous sont pas tous inconnus, mais nous pourrons mettre des noms et des visages sur quelques-uns qui agissaient dans l’ombre.

L’auteur s’appuie sur une intrigue solide, qui nous tient en haleine tout au long du roman, se ramifiant pour nous entrainer vers de nombreuses questions. Nous devinons certaines réponses, levons le voile de nous-mêmes sur certaines zones d’ombres, mais ce qui reste caché dans l’ombre jusqu’au dénouement vient nous frapper en pleine face alors que la lumière se fait sur toute l’histoire. Nous tombons des nues face aux vérités qui nous sont dévoilées.

Au final, nous ne voulons pas sortir de cette aventure, car ce serait dire au revoir à Aliette Renoir sans savoir quand nous la reverrons. Surtout au vu des dernières pages qui nous promettent bien des péripéties encore et que nous mourrons d’envie de découvrir. On ne peut que se dire à bientôt et se quitter avec regret.

Dans l’ombre du Roi mérite grandement de rejoindre la lumière des projecteurs, de trouver un large public, car nous avons là une histoire de vampires rondement menée et qui s’avère des plus addictifs. Nous en ressortons envoutés.